Titre: Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 15 Mars 2008 à 20:14:15 Et bien me voici de retour saine et sauve. ;)
Le voyage a faillit ne pas se faire, d'abord initialement prévu en septembre j'ai du l'annuler quand j'ai du me faire opérer d'une hernie discale. Annulation provisoire, définitive là était la question. Heureusement tout s'est bien passé lors de l'opération et la suite a été sans complication. Je pensais donc, impatiente comme je peux l'être, reprogrammer le voyage pour le mois de janvier, pressée d'y être. Des COWpains bien avisés m'ont avertit, attention il y a des élections présidentielles prévues pour fin décembre, et si ça ne se passe pas bien tu as meilleur temps de programmer ton voyage pour plus tard, histoire de laisser retomber la vapeur. Alors en évitant au maximum les vacances scolaires, je me suis dit "pas trop loin dans l'année", disons fin février début mars... Ca me semblait correct. Et vous savez aussi bien que moi ce qui s'est alors passé au Kenya. Partira, partira pas ? Kenya-Tanzanie ? Indécise pratiquement jusqu'au bout. Mais pour moi ce n'étais que des vacances, certes très attendues, mais que je pouvais éventuellement reporter, sur place pour les kenyans c'est une autre paire de manches et les répercutions vont certainement se faire sentir un long moment. Je dédie donc ce carnet à Rebecca, Big John et Joseph mes guides kenyans. Je remercie Chinook dans l'aide qu'elle m'a apporté pour l'organisation de ce voyage. Je remercie aussi Simba et JP pour ce merveilleux espace d'échanges et de partage qu'est COW. Et je remercie tous les COWpains qui partagent ici leur passion de la faune et de la photographie, qui partagent leurs expériences, leurs découvertes. J'ai grandement apprécié lors de ce 4ième safari en terre africaine d'avoir un tout petit savoir sur les oiseaux. Quel bonheur de pouvoir de temps en temps mettre un nom sur tel ou tel oiseau, quel bonheur tout simple que de pouvoir voir les oiseaux parce que à présent je cherche à les voir. Ce fut 10 jours de pur bonheur, de découverte et de moments de chance incroyable. Je laisse maintenant place au carnet de voyage, soyez patient ;) (http://photo.coloursofwildlife.net/0851197001205608433-8422698225.jpg) Titre: Re : Kenya 1ière, le retour Posté par: zabinouk le 15 Mars 2008 à 20:31:20 (http://photo.coloursofwildlife.net/0085195001205608854-8422698225.jpg) Lundi 25 février 2008 : Lausanne – Nairobi Enfin le jour tant attendu est arrivé. Le réveil sonne 4h45, café, douche, caresses à mes fauves, puis 5h30 départ pour l’aéroport de Genève, première étape du voyage. Première aventure, descendre les escaliers avec le sac de 18kgs, sans réveiller les voisins et ne pas laisser sortir les cats. Heureusement ce matin pas besoin de gratter le pare-brise. Autoroute, attention aux multiples radars qui jalonnent mon parcours entre Lausanne et Genève, ça serai idiot de me faire flasher. Aéroport de Genève, évidement je prends la mauvaise direction dans le dédale d’entrées pour les différents parkings, je ressors, moi je cherche le P51 longue durée. Chariot, ouf aujourd’hui je n’ai pas à courir pour en trouver un, 10 mn de marche et me voici dans l’aérogare, enregistrement sans problème, même si je n’ai pas mon visa. Café, croissant, passage de douane. Un tour des boutiques vite fait pour m’occuper, je rigole toujours en passant devant les boutiques de souvenirs, je ne suis pas sur qu’on me laisserait monter à bord, si il me prenait l’envie d’acheter une de ces grosses cloches, une de celle que l’on met au cou d’une de nos reines des alpages. Le soleil s’est levé et les nuages aussi, 7h55 décollage, vol sans problème sauf que l’on tourne au dessus en attendant notre tour de nous poser. Et je vois se réduire le temps déjà très limite que j'ai pour changer d'aérogare. Enfin posé, quel stress, allez poussez vous, maudites valises à roulette, bon sang c'est écrit : prière de garder votre droite sur le tapis roulant, sorry, sorry, excusez moi… Moitié marchant moitié courant avec mon sac photo de 8kgs sur le dos, je progresse à travers le terminal A, boutiques de luxes, cafétérias, odeurs de parfums de luxe mêlées à celle du café-croissant. Vite, vite, terminal E, vite la navette souterraine, 2mn de pose, yodles, sonnailles, meuglements, oui c’est la Suisse jusque dans le métro. Terminale E, courir dans les escaliers non y a quand même des limites à ce que je peux faire, flûte encore un contrôle de sécurité, noooooonnnn, pas derrière la famille qui a trois poussettes, ouf. Passage sans soucis, l'embarquement à déjà bien commencé, porte 53. Je reprends mon souffle, essuie la sueur qui coule à mon front, et présente mon passeport. Ça y est je suis à bord, chouette l’avion n'est pas complet. Rangée de 4 sièges et l'on est deux. Pas chouette du tout une fois en vol quelques ajustements de place sont faits et j'hérite à deux rangées devant la mienne d'une famille avec deux enfants en bas âge et ça pleure déjà. Au dessus des nuages à 11 000m il fait grand beau, le commandant annoncera le survol du Stromboli et je verrais de la neige sur l’Etna. 7h30 de vol, 2h de décalage horaire en plus, un repas et une collation plus tard, des parties de solitaire et le temps de gagner deux trois millions d'euros avec Jean-Pierre Foucault il est 19h30 quand on se pose dans la nuit à Nairobi. La chaleur me tombe dessus des l'avion quitté. Contrôle douanier, visa, récupération de mon sac, sortie. Je guette les hommes « à panneaux » je repère mon nom, et c'est parti, j'attends mon taxi, en échangeant quelques mots avec mon guide temporaire. Bien sur les premiers propos concernent la situation politique au Kenya, il me demande si je n'ai pas eu peur de venir, et quand je lui réponds que c'est surtout les autres qui sont plus inquiets que moi, il me dit que les touristes non rien à craindre et qu'ils sont les bienvenues et que c'est une affaire entre kenyans. Ce sera le leitmotiv qui reviendra tout au long de mon séjour. Route éclairée entre l'aéroport et Nairobi, mais ça ne m’empêche pas de sursauter quand je vois apparaître au dernier moment les silhouettes des personnes qui traversent la voie rapide devant la voiture. Circulation importante, Volant à droite, je croyais innocemment que l'on roulait à gauche, et bien mon chauffeur lui préfère la voie de droite et double par la gauche ou la droite peu importe du moment qu'il y a la place, si possible Coups de klaxons, appels de phares. Pourquoi c'est écrit « trust in God » sur le bus ? Mon chauffeur me demande si je vais au Meridian court ou au Meridian hôtel, moi qui croyais que j'allais au Meridian court hôtel ??? Et c'est où qu'il me demande, je lui réponds à Nairobi, ;D ça le fait rigoler il prend son cellulaire et téléphone je ne sais où, mais il semble satisfait de la réponse. Tiens un feu rouge, ah ????!!!! On ne s'arrête pas au feu rouge ici ? :o Enfin l'hôtel, vérification de ma réservation, on m'offre un jus de fruit frais en retour j'offre le morceau de chocolat Suisse que la compagnie à donnée, et puis on me montre ma chambre la 107. Une petite chambre deux lits simples, un salon télé, une petite salle de bain, et une petite pièce qui si elle été équipée pourrait être une kitchenette. Je demande à ce qu'on me réveil à 7h, le gars semble bien étonné et je comprendrais demain matin. Je descends manger au resto, puis remonte prendre une douche et me coucher. Tiens le camping à déjà commencé. Le lit est tellement dur que si je couchais par terre je ne verrais pas la différence. Heureusement que j'ai des boules quiès la circulation continue d'être importante, bruit de moteur, coups de klaxons, et puis il y a une espèce de grondement qui viens de l'intérieur de l'hôtel que je n'arrive pas à identifier et qui s'avèrera être du à l'un des deux ascenseurs. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: ViBra le 15 Mars 2008 à 21:09:44 Chouette un nouveau carnet :)
Vas-y Zabinouk, raconte nous tout. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Simba le 15 Mars 2008 à 21:20:57 Une prose qui se boit comme un bon verre d'amarula, ca glisse tout seul...
Je ris et je te vois courir dans l'aéroport, reprendre tes marques à l'africaine, dès l'arrivée à Nairobi... Et enfin, tes aquarelles, moi je suis définitivement fan! :-[ La suite. Amicalement Simba Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: JP le 15 Mars 2008 à 21:47:23 Très joliment écrit :)
Ca donne envie de lire la suite. JP ;) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Jonathan le 15 Mars 2008 à 22:06:40 C'est très speed et ça colle très bien avec ce début de récit (Y).
En tout cas j'ai bien rigolé avec les anecdotes du genre :-* : - ... le temps de gagner deux trois millions d'euros avec Jean-Pierre Foucault ... - ... Pourquoi c'est écrit « trust in God » sur le bus ? ... - ... Et c'est où qu'il me demande, je lui réponds à Nairobi ;D ... etc. Vivement la suite :D. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: lozerefamily le 15 Mars 2008 à 22:24:51 http://photo.coloursofwildlife.net/0851197001205608433-8422698225.jpg (http://photo.coloursofwildlife.net/0851197001205608433-8422698225.jpg) ATTENTION "carnet d'artiste" ça va être digne d'un carnet de kim Donaldon, je m'en réjouis d'avance!!!!!!!! :) :) (L) Tu me préviens dès que tu sors un livre!!!!!!! (Y) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: gerenuk le 15 Mars 2008 à 22:40:39 Un vrai plaisir que de lire ton carnet Zabrinouk. La suite s'il te plaît...
Tes aquarelles donnent toujours un supplément d'âme à tes écrits. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Chinook le 16 Mars 2008 à 00:08:13 Chère Isa,
Je suis évidemment ravie que ce voyage t'ait plu :) Je me régale d'avance à l'idée de lire ton carnet qui pendant quelques temps va agrémenter mon ordinaire d'avant dodo Je pressens que tes commentaires vont bien me faire rigoler et je m'en pourlèche les babines rien qu'à l'idée :D Alleeeeeeez la suite ! (L) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: micmac2 le 16 Mars 2008 à 01:58:43 Tiens, me voila bien inspiré de passer par COW :D
Un carnet de voyage de Zabinouk à lire . C'est bien parti. Les dessins sont au rendez-vous. Vivement la suite ;) Et au plaisir de se revoir un de ses 4 (invit valable pour d'autres bien sur ;) , pas vrai Simba, chinook, JP...) @+ Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Patrick le 16 Mars 2008 à 09:17:38 Une qualité d'écriture hors du commun... On va se régaler... (Y)
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Gazelle le 16 Mars 2008 à 10:43:53 Tout pareil, que les COWpains.
Ca fourmille de détails et l'écriture est pleine d'humour. De plus tes aquarelles sont SUPERBES. Comme les autres, la suite avec impatience. :) Gazelle Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 16 Mars 2008 à 14:02:21 Merci à vous tous pour les encouragements.
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 16 Mars 2008 à 14:37:42 Mardi 26 février : Nairobi-Masai Mara
6h30. J’ai finalement réussit à m’endormir, mais le réveil se fait en fanfare, klaxons, sirènes, coups de freins, alarmes de voiture qui se répètent encore et encore. J’ouvre le rideau et je découvre l’enfer, une circulation intense, une foule incroyable un ciel gris à la fois nuage, poussière et pollution et l’autre crétin qui nettoie la voiture dans le parking d’en face, à grand coups d’eau et de coups de chiffons, sans avoir débranché l’alarme, y sont fous ces kenyans. Quelques photos prisent depuis le balcon de ma chambre.l (http://photo.coloursofwildlife.net/0110897001205672772-6216710714.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0732538001205672804-6216710714.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0310703001205672833-6216710714.jpg) Douche et puis je descends d’un étage pour le breakfast, je suis toute seule dans le resto, comme hier soir d’ailleurs. Quelques photos de ma chambre. (http://photo.coloursofwildlife.net/0371612001205672933-6216710714.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0122146001205672973-6216710714.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0994748001205672997-6216710714.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0207435001205673021-6216710714.jpg) Puis je remonte me préparer, bien que je ne sache pas à quelle heure on vient me chercher, je table sur 9h, amis finalement ce sera 8h30. J’étais en train de regarder par le balcon l’agitation de la ville quand j’ai vu un minibus blanc s’arrêter devant l’entrée de l’hôtel, j’ai attendu pour voir le chauffeur descendre, je savais que mon guide s’appelait John et pour être plus précise « big » John, et oui vu d’en haut il a bien l’air d’être un « BIG » John. J’empoigne mes sacs et sort de la chambre quand j’entends le téléphone sonner, comme se doit être pour me dire que l’on m’attend, je ferme la porte sans répondre et je descends. C’est effectivement John, mon chauffeur guide pour le safari, je m’installe dans le minibus Toyota, blanc, et nous partons pour l’agence rencontrer Rebecca, pour finaliser le voyage et effectuer le paiement du solde en dollars. Arrivée à l’agence, on m’accueille chaleureusement « welcome », « jambo » … et puis la première question, un peu surprenante, est ce que je mange de la viande ? Oui bien sur, et on m’explique que Joseph, qui est mon cuisinier, va aller faire le marché et qu’on attendait de savoir si j’avais un régime spécial ou si j’étais végétarienne. Pendant que Joseph s’occupe du marché, je règle le solde de mon voyage, tout heureuse de me délester de mon paquet de dollars. Rebecca m’offre un café et en bonne suisse que je suis, j’offre le chocolat que j’ai amené, ça fait toujours ça de moins à porter. Je profite de la pause café, que j’ai faillit refuser, pour aborder avec humour la question qui m’inquiète toujours, la pause pipi. Et oui, pour nous les femmes c’est quand même un problème épineux, imaginez moi en train de me soulager de mon thé-café matinal (dans ces cas là vous buvez une tasse et vous en éliminez dix) derrière le minibus à l’abri des regards, quand surgit des hautes herbes, un lion ou un guépard, une hyène… j’aurais l’air maligne avec mon pantalon au tour des chevilles pour prendre la poudre d’escampette. Tout le monde imagine la scène et éclate de rire, et on me rassure, il n’y a aucun problème, « hakuna matata ». On s’arrêtera le nombre de fois que je veux, si besoin, des arrêts sont de toute façon prévue. Ouf, me voilà soulagée. Rebecca a imprimé divers papiers dont mon circuit, et différents vouchers quelle donne à John. Maintenant c’est moi le boss me dit elle, et nous sommes maintenant près à quitter l’agence pour aller retrouver Joseph au city market. C’est le premier arrêt avant de quitter Nairobi. Les premières impressions: circulation intense, bruits, puanteur du gasoil, monde, beaucoup de monde, partout, circulation infernale, pollution, poussière. Joseph nous rejoint avec la viande, qu’il place dans la glacière. Et puis en route. 2ième arrêt pour faire le plein dans une station service on est maintenant en périphérie de Nairobi. J’achète un litre d’eau en bouteille que je remplirais au fur et à mesure avec les deux bonbonnes de 5l, et quelques cokes. Rigolades, pendant que j’attends que le plein soit effectué, type en Mercédès et venu à la pompe à côté et a réussit je ne sais comment à écraser complètement le seau de sable, prévu pour étouffer un éventuel feu. John de tout son poids secoue le minibus pour faire entrer quelques gouttes de plus, de carburant. Les prix, 1l de sans plomb à Nairobi, environ 80sh kenyan. 1$ environ 68 sh. 1 coca, 33cl à l’hôtel à Nairobi 50sh, 50cl à la station service 60sh et au lodge de Samburu 130sh. Puis nous reprenons la route, 2X2 voies pour sortir de Nairobi, avec un nouvel arrêt une fois de plus pour faire l’achat de fruits et légumes frais. C’est un très grand marché établi de chaque côté de la route, John c’est arrêté sur le terre plein central. Joseph part faire les achats, et moi je reste dans le bus sous la « protection » de John. J’en profite pour regarder autour de moi. Les gens traversent les 2X2 voies n’importe où n’importe comment, il y a des matatus surchargés qui s’arrêtent aussi n’importent comment, des bus plus gros, embarquent du monde, et on charge des meubles que l’on ficelle sur la galerie extérieur. Hallucinant ! Plusieurs hommes viennent discuter avec John, qui reste assez froid, et qui viennent jeter un coup d’œil sur la big mama qui voyage seule. Joseph nous rejoint après une demi-heure d’attente environ, et l’on charge les légumes à l’arrière du véhicule. Ca y est c’est partit pour de bon. On quitte enfin Nairobi, le soleil perce derrière la grisaille du smog. Je ne comprends toujours pas comment fonctionne la circulation ici. On double un coup à gauche un coup à droite, voir même en passant par le bas côté. Au début en quittant Nairobi, c’était une voie rapide, 2X2 voies. Mais maintenant c’est une route normale, avec une voie dans un sens , une voie dans l’autre, rien de plus normal, sauf qu’apparemment ici on est pas vraiment obligé de tenir sa gauche. Ca dépend ce que fait l’autre qui vient en face et qui essaye au tant que nous d’éviter les nids de poules de la chaussée. Ah non ! Ici c’est plutôt des nids d’autruches, voir des cratères de volcans. Vert, très vert, la route se déroule vers l’ouest bientôt à l’assaut des contreforts du Rift. Et puis c’est l’arrêt point de vue et les inévitables curios shops. (http://photo.coloursofwildlife.net/0737673001205673312-6216710714.jpg) Evidement il y a plusieurs « boutiques », évidement c’est gratuit… d’aller voir. - un café ? - non merci. - Where you com from ? - Are you married ? - La je commence à cogiter c’est déjà la troisième fois que l’on me demande ça, alors ma réponse c’est No but I have a boyfriend, parce que c’est trop étrange à comprendre qu’une femme voyage seule. - Evidement la suite c’est : - Have you children ? Encore plus étonnant quand je réponds non, une plantureuse femme comme moi sans enfant ??? Vraiment incompréhensible. - Et vous voyagez seule ? Insistant, n'est ce pas. Et pourquoi mon petit ami ne voyage pas avec moi ? Et pourquoi ma bonne éducation m’empêche de l’envoyer balader. Qu’est ce que je vais bien pouvoir inventer, c’est vraiment temps que l’on reparte. Et la route se poursuit direction Narok, les troupeaux de vaches succèdent aux troupeaux de chèvres et de moutons en route pour un invisible point d’eau. Premiers bergers, minces et élancés, porteurs de lances et de couteaux impressionnants, enveloppés dans une couverture rouge, parfois ce tenant debout au bord de la route et tenant entre leurs jambes croisées un bâton poli. Des ânes surchargés, des animaux qui traversent insouciamment la route ou qui bloquent la circulation. Des bus, des camions, des matatus, de la poussière dense comme du brouillard qui nous oblige à ralentir quand on ne voit plus rien du tout, et des véhicules rarement à leur place sur la chaussée, tant tout le monde s’ingénie à éviter les trous dans la dite chaussée. Traversées de quelques villages qui s’étirent le long de la route « goudronnée ». Un panneau de signalisation : road under construction-speed 30km/h Un camion citerne jaillit brusquement au détour d’un virage, il arrose copieusement la route-piste pour coller la poussière. Ca me fait un drôle d’effet, effectivement je pense toujours problème d’approvisionnement en eau quand je pense Afrique ou quand je suis en Afrique, et systématiquement je fais très attention à ma consommation, alors croiser un camion qui arrose la route pour coller la poussière… ça me choque, surtout quand tout au long du trajet je vois les troupeaux aller et venir vers un lointain point d’eau, quand je vois des femmes et des enfants courbés sous le poids de bidons d’eau, quand je vois cet homme poussé son vélo charger d’au moins dix bidons, quand je vois cet âne blessé à l’encolure en tirant sa charrette surcharger de bidons. Pour les kenyans fous du lavage de voiture, je fais remarquer à John qu’il vient d’avoir un lavage de bus et gratuit en plus, il rigole, mais il doit penser qu’il va falloir frotter fort pour décoller la poussière. Et puis bien avant Narok, j’ai déjà aperçu mes premiers zèbres et mes premières gazelles de Thomson, et un oiseau qui pourrait bien être un serpentaire. Le mini bus arrive à faire des pointes à 110km/h, sauf dans la montée ou lors de certains dépassements ou il faut alors lever le pied et même freiner quand on voit arriver en face de nous un camion qui s’essouffle à en dépasser un autre. « Trust in God » c’était écrit sur le bus et je commence à comprendre pourquoi. Encore une côte, le minibus peine et chauffe, surchauffe même, John après avoir finit son dépassement se rabat brusquement sur le bas côté. Il m’expédie avec Joseph admiré le paysage pendant qu’il regarde le moteur et rajoute de l’eau dans le radiateur, j’en profite aussi pour soulager ma vessie et quelques minutes plus tard tout semble en ordre nous repartons. Ce qui serait bien c’est de pouvoir rouler fenêtre ouverte pour avoir un peu d’air, mais il faut opter entre douche de poussière ou coup de chaud, j’opte sans trop de problème pour le deuxième choix avec quand c’est possible une ouverture rapide de la fenêtre pour aéré, mais souvent un camion ou un bus brinquebalant, déplaçant un énorme nuage de poussière arrive en face. (http://photo.coloursofwildlife.net/0099082001205673525-6216710714.jpg) 13h stop à Narok pour le lunch, ça semble être un hôtel restaurant,il n’y a pas l’air d’y avoir foule. Une serveuse ? vient m’accueillir et me montre la bathroom, bon rien qu’à l’odeur j’aurais pu deviner où c’était, enfin je voulais juste me laver les mains…mais il n’y a pas d’eau, ce qui explique que la chasse d’eau des toilettes n’a pas du fonctionner depuis au moins… encore plus que cela. Toute seule je me dirige vers la salle à manger, un serveur m’installe à une grande table face à la fenêtre, et je commande un coca, puis j’attends…..j'attends toujours, c'est l'Afrique, non? Alors attendre c'est normal, calme toi la Suisse tu es en vacance. Dans la pièce à côté des personnes m’ont jeté un coup d’œil puis ont retourné leurs regards vers la télé que j’entends hurler. J’entends aussi que l’on s’active en cuisine, John et Joseph ont mystérieusement disparu et doivent me reprendre dans une heure. Ca fait déjà 25mn, je m’occupe en commençant à prendre des notes quand le serveur m’approche et me dit que le repas est prêt et que je peux aller me servir. J’ouvre chaque chauffe-plat devant lequel est placée une étiquette qui indique son contenu, chappattis, miam, riz, légumes râpés cuits, ragout de mouton. C’est bon et j’avais faim, le mouton avait certainement bien vécu et bien marché surtout, car bien qu’il soit coupé en petits dés il est un peu coriace, heureusement je n’en ai pas pris beaucoup. Et quand on vient me proposer de me resservir je me contente de riz et légumes et de chappattis. Mes deux lascars finiront par réapparaitre, et mangeront vite fait avant que nous reprenions la route, il est un peu plus de 14h maintenant. La traversée de Narok reprend, la route principale est complètement défoncée, c’est pour cela que l’on zigzag d’un bas côté à l’autre, comme tous les autres véhicules, au milieu de la foule et du bétail. Pourtant les routes secondaires ont l’air en bon état. Après Narok la route redevient miraculeusement bonne, jusqu’à ce que l’on bifurque pour le Masai Mara. Là j’ai parfois l’impression que l’on emprunte le lit d’une rivière asséchée. La piste carrossable est pour le moment au milieu, et un camion y roule prudemment, John le talonne, nuage de poussière, nuage noir de gazole (connaisse pas le contrôle anti-pollution), il est fou, il ne va pas doubler là ? Un coup de klaxon, parce que le camion ne le laisse pas passer, un deuxième pour faire bonne mesure, il commence le dépassement, ralentit et se rabat parce qu’un autre véhicule arrive en face, alors le camion et nous derrière roulons sur le bas côté gauche, ou plutôt roulons dans le bas côté. Parce qu’il vous faut imaginé que l’on à vraiment l’impression de rouler entre les berges d’un court d’eau assécher très chaotique. Deuxième tentative de dépassement, non je ne veux pas voir les trous, les plaques de rochers, non je ne veux pas voir, le minibus bascule à droite, je suis secouée dans tous les sens, ouf on est passé. La piste devient un peu meilleure, on s’arrête sur le bas côté pour acheter un sac de combustible (charbon) pour les feux sur lesquels Joseph préparera les repas. Regard noir dans un visage chocolat, sourire timide de cette petite fille de 2ans environ, pieds nus dans la poussière du bas côté et qui regarde son papa charger le gros sac que l’on vient d’acheter. 16h la plaine s’étire à l’infini, quelques acacias solitaires, ici et là étendent leur ramures épineuses projetant une ombre bienfaisante sous laquelle repose quelques zèbres ou quelques antilopes. De gros cumulus obscurcissent le ciel à l’ouest On n’a passé aucune gate, mais on est bien dans la partie nord du Mara et on se dirige vers l’escarpement d’Oloololo. Le game drive commence, je me gorge des premières scènes de la faune africaine, je ne sort même pas mon appareil photo, je profite juste du moment présent. Gnous, zèbres, gazelles de Grant, petites thomies, une girafe dans le lointain, des damalisques, quelques phacochères qui fuient l’un derrière l’autre la queue dressée comme un étendard et une première pour moi des élans communs. Et puis soudain la surprise, la silhouette d’un 4X4 qui me rappel quelque chose, une plaque d’immatriculation se terminant par 76 et le temps que je réalise que c’est MDH au volant il est déjà loin, dommage, même pas le temps de faire un petit coucou. Si tu me lit un jour Michel, excuse mon impolitesse, j'aurais vraiment aimé te serais la main. Après cela la piste devient de plus en plus cahoteuse et caillouteuse, on la perd même en traversant un village et on est obligé de traverser ce qui pourrait s’apparenter à la coure d’une habitation. On descend lentement vers la rivière Mara, j’aperçois un éléphant solitaire qui se dirige lentement vers la rivière. Après que nous ayons franchit un pont, entre les fourrés j’aperçois encore l’éléphant qui commence à s’abreuver, puis je le perds de vue. Encore quelques minutes de pistes et l’on s’arrête à l’entrée d’un campsite dument fermer et enclos d’une haute barrière, coup de klaxon et quelqu’un apparaît derrière la porte, mais ce n‘est pas aussi simple que ça d’entrée. Le gardien ne veut pas ouvrir, il va donc chercher un responsable, John parlemente en kiswahili et donc je ne comprends rien, on pénètre dans le camp, welcome, welcome. On descend tous du bus, jolis camp, situé au dessus de la rivière Mara, qui présente quelques rapides à cet endroit. Je me dégourdis les jambes, pendant que John parlemente, on vient me demander si le camp me plais, ma foi oui. 15mn puis 20 mn passe apparemment des coups de téléphone sont échangés, le verdict tombe pas de place. Le camp est totalement vide et il n’y a pas de place ????? Nous réembarquons et John m’explique qu’ils attendent un groupe pour demain soir et qu’ils ne peuvent donc pas nous loger pour deux nuits. MOUI !!!!! Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 16 Mars 2008 à 14:38:17 Nous ressortons du campsite, les coups de fils ont l’air d’avoir porter quand même leurs fruits car des masaïs s’arrêtent pour nous parler et John à l’air de demander un chemin, un autre arrive en courant et monte à bord pour indiquer la route à John.
On rebrousse chemin sur quelques mètres et on emprunte une piste parallèle, 5-10mn plus tard j’aperçois une tente entre les branches d’un arbre. Espoir, serais-ce là ? Oui, enfin. On a trouvé un campsite pour nous accueillir deux nuit, et cerise sur le gâteau il est magnifiquement situé. Au pied de l’escarpement d’Oloololo, dans une courbe de la Mara où sont réfugiés en contre bas un groupe d’hippopotames. Géant. Tranquillité absolue, je suis la seule touriste du camp, juste les bruits de la nature, chants d’oiseaux, cris des babouins dans la montagne derrière, chant incessant des grillons, grondements, grognements, souffles des hippos et bruits des éclaboussures des petits qui jouent à côté de leur mère. Que demander de plus ? Un endroit pour dormir ? On me laisse choisir ma tente et l’un des deux lits qui la meuble et on m’apporte mon sac. Draps rouge, couverture masaï rouge et une grosse couverture en plus. Un petit coup de balais, un petit coup de chiffon humide sur le sol et me voilà chez moi. (http://photo.coloursofwildlife.net/0087059001205674166-842275250.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0194522001205674193-842275250.jpg) Les sanitaires ? D’adorables endroits rustiques mais très propres, pas de mauvaises odeurs, fraichement balayés. De l’eau chaude pour la douche, il suffit juste de demander et d’attendre quelques instants que l’on fasse chauffer l’eau sur le feu et qu’on remplisse les douches de brousse. (http://photo.coloursofwildlife.net/0475540001205674243-842275250.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0457085001205674285-842275250.jpg) Pendant que vous êtes sur le trone, levez la tête et regardez le rollier passer. (http://photo.coloursofwildlife.net/0962213001205674345-842275250.jpg) La sécurité ? Elle est assurée par Wilson le masaï qui est armé d’un arc et de flèches, non ce n’est pas pour la chasse. Il sera la toute la nuit pour veiller sur moi, et il verra ma torche si j’ai besoin de sortir, flute moi qui voulait aller discrètement me soulager derrière la tente en cas de besoin nocturne, me voilà condamnée à aller au WC. J’organise un peu mon petit espace de vie, je récupère mon carnet de note et vais y ajouté quelques lignes, pour cela je vais m’installer au balcon de la Mara, qui donne sur l’hippopool. Je m’assieds sur un tronc d’arbre commodément installé là, et je laisse mon regard hèrer sur la masse sombre des hippos. Pas très concentrée sur mes notes j’observe les jeux des jeunes qui se poursuivent autour d’une mère, qui plongent en faisant des grands « splashs » et qui effectuent certainement des galipettes sous-marines, car de temps en temps je vois apparaître des pieds. Sourires de béatitude. Wilson vient me chercher et nous nous installons autour du feu de camp qui a été allumé, derrière la tente mess, Joseph c’est installé dans la cuisine et prépare le souper. (http://photo.coloursofwildlife.net/0167617001205674409-842275250.jpg) Wilson me pose les inévitables questions, de quel pays je viens, la Suisse. J’en profite pour lui demander si il a déjà vu la neige et si il sait ce que c’est, comme il me répond non j’essaye de lui expliquer, et puis comme lors d’une sortie en raquettes cet hiver j’ai pris deux trois photos avec mon téléphone je lui montre la neige. Il semble incrédule, et ne comprend pas vraiment, ces questions sont attendrissantes tellement elles sont naïves, comme celles d’un enfant de 4 ans a qui l’on ne sait pas répondre quand il demande pourquoi le ciel est bleu. Même John me surprend en me demandant pourquoi la neige est bleue à certains endroits (ombres). Là je m’aperçois que je me suis lancée dans un dialogue assez complexe a essayé d’expliquer le pourquoi du comment, dans mon anglais plutôt basique, aussi c’est presque avec soulagement que je réponds aux questions que me pose Wilson sur mon état marital. Comment pas de mari ? Pas d’enfants ? Mais pourquoi je n’ai pas d’enfant, oh lala ! Alors je lui retourne la question, oui lui est marié avec une femme imposé par ces parent et il a déjà deux enfants. Il espère épouser une autre femme par amour cette fois-ci et il aimerait avoir 8 enfants. Ce n’est rien de dire qu’un monde nous sépare. Enfin, soulagée, je suis appelée pour le souper que je prendrais en compagnie de John et Joseph sous la tente mess à la lueur des bougies et de la lampe à pétrole qui éclaire notre table. Ce soir spaghettis bolognaise et légumes en accompagnement. Fruits pour le dessert. La nuit est tombée, c’est un peu plus calme du côté des hippos, quelques grondements de tonnerres et éclaires dans le lointain, quelques points lumineux et brillants surgissent dans les hautes herbes, certainement des lucioles, quiétude. 20h30, Wilson se présente pour m’accompagner à ma tente, je fais un détour par les toilettes, je suis quand même un peu gênée qu’il m’attende. Puis devant la tente il me propose de m’apporter de l’eau pour un brin de toilette, pourquoi pas. Un seau d’eau chaude arrive quelques instants plus tard, je me rafraichit puis m’installe pour la nuit. Les bruits deviennent mystérieux puisqu’ici je ne sais les identifier. Toujours les grillons, quelques croassements graves de crapauds, d’autre plus aigus et plus soutenues de grenouilles, il me semble, loin très loin une hyène… et toujours les hippos. Voilà la fin d’une longue et riche journée, une première journée au Kenya, déjà très riche de rencontres, c’est déjà un bon avant gout de la suite et pas un seul touriste croisé depuis que j’ai quitté l’aéroport. Pour moi c’est le bonheur mais pour les kenyans c’est la catastrophe. Joseph me dira par la suite que c’est son premier travail depuis deux mois et donc son premier salaire depuis deux mois, et qu’il ne sait pas quand il retravaillera par la suite. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: LeTigre le 16 Mars 2008 à 16:56:26 Donc Nairobi est toujours aussi pollué, Rebecca est toujours là (Elle a toujours "la boule à zéro" :o ? ) et les routes sont toujours aussi pourries...
Petit rappel : http://www.colorsofwildlife.net/forum/index.php/topic,2218.msg19448.html#msg19448 (http://www.colorsofwildlife.net/forum/index.php/topic,2218.msg19448.html#msg19448) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 16 Mars 2008 à 17:20:40 ;) Hello,
Un vrai bonheur ce carnet de voyage... J'adore la façon dont il est écrit, avec cette pointe d'humour présente un peu partout dans le texte. Je retrouve mes premières impressions, et mes premières interrogations lors de mon premier voyage au Kenya il y a quelques années déjà. J'attends la suite avec beaucoup d'impatience. COWrdialement Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: tcom le 16 Mars 2008 à 17:57:30 Merci pour ce nouveau carnet très intéressant. Il faudra vraiment que je retourne au Kenya...
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 16 Mars 2008 à 18:21:32 ;D ;D Oui LeTigre pas de changement ;)
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: micmac2 le 16 Mars 2008 à 21:48:52 Cool le carnet!
Et de fait...On a tellement parlé de la politique et des combats entre factions opposées, que l'aspect économique est passé totalement à l'arrière plan. Le pire, c'est que les kenyans sont la cause du problème, mais aussi les victimes... Vraiment pas simple. Ceci étant, j'attends la suite avec impatience, je suis curieux. Moi qui n'ai aucune expérience de l'Afrique... Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: ViBra le 16 Mars 2008 à 22:04:57 Une première journée bien remplie et un voyage qui s'annonce bien.
Quel bonheur de s'endormir au son des grenouilles et des hippos :) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Floflo le 17 Mars 2008 à 16:42:31 Il commence bien ce carnet... J'adore le style!!! On s'y croirait
La suiiiiiiiiiiite :) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 17 Mars 2008 à 18:01:58 Mercredi 27 février : Olpidir camp-Masai Mara du côté de l’escarpement d’Oloololo
Quelle nuit !!! Et oui tous ces nouveau bruits il faut bien s’y habituer, ce n’est pas tout les jours que l’on entend ronfler les hippos, ce n’est pas toutes les nuits non plus que l’on entend des cris déchirants, genre bagarre de chats qui dégénère, et que l’on se demande quel animal est à l’agonie. Ce n’est pas non plus toutes les nuits, heureusement, que le matelas est un peu trop mince pour ma corpulence et qu’il faut que je cherche à caser la pointe de ma hanche entre deux lattes du sommier. C’est toutes les nuits que je dois me lever pour aller vidanger, mais pas toutes les nuits que je pars à l’aventure dans le noir, éclairée par ma frontale, à la recherche des WC en espérant ne pas rencontrer un hippo sur mon chemin, en général je trébuche plutôt sur un de mes chats, c’est quand même moins gros. Et ce n’est pas toutes les nuits qu’en levant la tête je découvre une myriade d’étoiles cloutant un ciel de velours noir. Ce matin vers 6h45 c’est les tourterelles qui jouent le rôle de réveil, avant tous les autres oiseaux. Je me lève m’habille, une fine polaire n’est pas du luxe pour le moment que le camp est dans l’ombre et je me dirige vers la piscine à hippos, qui est bien calme pour le moment. (http://photo.coloursofwildlife.net/0004206001205771952-8921716229.jpg) 7h le soleil apparaît au dessus des arbres, parant la rivière de multiples reflets d’or. La masse sombre des hippos se découpe à contre jour, et tout de suite l’atmosphère gagne quelques degrés. (http://photo.coloursofwildlife.net/0500557001205771991-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0708023001205772033-8921716229.jpg) Les tout jeunes hippos commencent à chahuter à grand renfort de splashs. Venant de l’amont le corps massif d’un hippo glisse silencieusement dans l’eau, je n’aperçois que brièvement les naseaux et les oreilles, et soudain à côté de l’imposante masse, jaillit la petite tête du bébé qui vient prendre son air et replonge aussi tôt. Assise sur mon tronc d’arbre, je me chauffe doucement aux premiers rayons de soleil, je ferme les yeux m’imprégnant de l’atmosphère sereine de ce moment, ouvrant grand mes oreilles aux bruits de la nature qui se réveille, essayant de capter par tous mes pores l’essence même de l’Afrique en ce premier matin doré. Wilson interrompt ma rêverie en lançant un « good morning » sonore, “have you sleep well”, il vient me chercher pour le breakfast, que je vais prendre en compagnie de John et Joseph. Omelette, toasts, saucisses, tomates,… c’est copieux ! Finalement il est passé 8h quand nous partons tous les trois en game drive pour la journée avec les lunches box préparées par Joseph. Oui, je sais pour les puristes c’est tardif comme départ, effectivement au niveau lumière ce n’est déjà plus le top, mais quel bonheur de ne pas courir et de prendre mon temps pour me réveiller, de boire tranquillement mon thé en regardant jouer les bébés hippos, de déjà éclater de rire à la vue de leurs acrobaties. Et puis les rencontres en safari c’est tout un ensemble de données qui font qu’a un moment X on rencontre « l’animal », la « scène », 5 mn avant, 5mn après, la rencontre ne se fait pas. Et des rencontres fabuleuses j’en ferais tout au long de cette journée et je ne le sais pas encore. (http://photo.coloursofwildlife.net/0915032001205772147-8921716229.jpg) Nous avons embarqué Wilson et 10mn plus tard nous le déposons à proximité de son village. Il va aller s’occuper de son bétail, l’emmener boire et paitre. Nous nous gagnons Oloololo gate qui est situé à peu de distance de là. En chemin nous croisons une famille de phacochères, et les troupeaux masaïs. J’aperçois aussi un magnifique petit oiseau noir et blanc dont la longue queue souligne le vol ondulatoire en anglais c’est le Pin-tailled Whydah et en français ça doit être une veuve dominicaine mâle. Quand je vous disais que pour ce voyage je m’étais aussi passionnée pour les oiseaux. La piste serpente au pied de la montagne sur ma droite (ouest) et sur ma gauche mon regard découvre l’infinie étendue verdoyante du Masaï Mara. Que c’est beau. (http://photo.coloursofwildlife.net/0614350001205772188-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0485953001205772217-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0484839001205772270-8921716229.jpg) Une fois la porte franchit, très nombreuses rencontres, cobes défassas, mâles, femelles et jeunes, impalas, damalisques. Puis mon premier petit groupe d’éléphants, mais peu coopérant puisqu’ils s’obstinent à me tourner le dos et à s’éloigner. (http://photo.coloursofwildlife.net/0255265001205772305-8921716229.jpg) Un groupe de girafes au loin occupé à boire dans un court d’eau caché par hautes herbes et….. (http://photo.coloursofwildlife.net/0543566001205772338-8921716229.jpg) CHANCE, je n’en crois mes yeux, mon cœur bas à tout rompre, là si proche enfin visible sans l’aide des jumelles, un rhinocéros. Le seul des BIG FIVE que je n’ai pas encore approché. C’est une femelle rhino noir, que je reconnais grâce à la forme de son museau (merci les cowpains de m’avoir appris la différence) et en plus comble de bonheur elle est suivit par son jeune. J’exulte, mais j’essaye de garder la tête froide pour prendre quelques photos. Dans un premier temps elle part se cacher derrière des buissons et je ne vois donc par intermittence que le dos ou un bout de corne, puis elle fait demi-tour toujours suivit du jeune, les girafes, elles ne sont pas perturbées par son manège et continues à manger ou à s’abreuver. « Give me five », que je dis à John et La femelle rhino en viendra à gagner une partie sans buisson et à nous couper la piste, je peux apercevoir les petits pique-bœufs qui s’accrochent à son dos malgré les secousses. Puis suivit par le gros baby elle s’éloignera en trottinant se retournant à une ou deux reprises pour voir ce que l’on fait (http://photo.coloursofwildlife.net/0161037001205772971-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0325527001205773008-8921716229.jpg) « Give me five », que je dis à John et à Joseph en tendant la main. « I’ m happy, now I can go home! » Pas tout de suite me répond John en rigolant. Si je ne me retenais pas, je danserais entre les sièges du mini bus, YOUUUUPPIIII !!!! Et ça fait à peine une heure que j’ai franchi la porte. Les rencontres animalières se poursuivent de plus en plus nombreuses, les si jolies petites Thomson avec leur flancs barrés de noir et leur petites queues toujours en mouvement qui balayent leur petits culs blanc. Les damalisques à la silhouette caractéristique l’avant plus haut que la croupe, quelques mâles sont perchés sur de petits monticules de terre et surveillent les alentours pendant que le reste du troupeau mange ou se repose. Les cobes défassas à l’épaisse fourrure, les jeunes sont plus clairs que les adultes, certains tètent leurs mères. Qu’ils sont beaux quand le soleil les éclaire par derrière, et forme comme un halo au tour de leur corps poilu. (http://photo.coloursofwildlife.net/0670601001205773203-8921716229.jpg) Phacochères à genou sur les antérieurs, éléphants broutant dans le lit de la Mara, entourés par quelques crabiers chevelus et hérons gardes bœufs, un jacana à poitrine dorée avance précautionneusement sur ses étranges pates. Deux grues couronnées picorent dans les hautes herbes, un serpentaire me fuit obstinément. La matinée passe insensiblement, le soleil est maintenant très haut dans le ciel, la lumière est dur pour les photos, mais les rencontres se poursuivent. Enfin un4X4 avec des touristes à bord, c’est le premier véhicule que nous rencontrons, touristes pas sur d’ailleurs, le monsieur au volant à l’air de très bien connaître le coin quand il échange des renseignements avec John, car il à l’air de décrire précisément un endroit ou il a vu des lions plus tôt et il à l’air de connaître l’endroit que John lui indique où nous avons vu le rhino. (http://photo.coloursofwildlife.net/0170243001205773267-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0026399001205773293-8921716229.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 17 Mars 2008 à 18:15:50 Nous nous quittons sur un salut rapide, je pense que John va partir à la recherche des lions, mais je le stop dans son élan quand nous passons à proximité d’un petit court d’eau.
Pour moi il y a plein de choses intéressantes à observer. Des hérons garde-bœufs ou des crabiers chevelus, entre les deux mon cœur balance. Mais surtout deux magnifiques grues couronnées en train de se bécoter. Bien que j’ais précisé dès le départ que tous les animaux m’intéressait y compris les oiseaux, je m’aperçois quand même rapidement que ce n’est pas la tasse de thé de John et qu’il va falloir que j’insiste. (http://photo.coloursofwildlife.net/0296735001205774197-8921716229.jpg) Après 20 mn d’observation nous repartons à la recherche des lions. A l’entrée du parc il est bien précisé que l’on doit rouler sur les pistes et aussi sur les traces dans l’herbe, mais que l’on ne doit pas rouler en dehors de ces traces, je pense que vous avez déjà compris que l’interprétation de ces consignes et assez libre, il y a parfois des traces, vraiment très légères, moi je ne les aurais pas suivit, mais John y va franco. Donc on quitte la piste principale et l’on s’aventure sur les « traces » dans l’herbe, on fait le tour de plusieurs buissons le regard rivé sur les ombres à la recherche des fauves. Rien. En fin quand je dis « rien », ce n’est pas de lion, parce que pour le reste y a quand même plein d’animaux, gazelles, antilopes, phacos, trois buffles mâles couchés dans un fossé, un pique-bœuf ornant la joue de l’un d’entre eux. (http://photo.coloursofwildlife.net/0904158001205774353-8921716229.jpg) Plus loin dans un marigot une hyène prend le frais, trois calaos terrestres, se nourrissent dans les hautes herbes. Pas facile à photographier, ils sont tout le temps en mouvement, d’une démarche assez saccadée, la tête plongeant sans arrêt vers le sol à la recherche de nourriture. L’un d’entre eux retourne un morceau de bois plus ou moins vermoulus, et lui assène des coups de bec, un deuxième calao c’est approché et le regarde faire, le premier relève une fois de plus la tête avant de cogner et pendant ce temps le deuxième plonge la tête à son tour et ramasse ce qui semble être un gros vers et l’avale tout rond. Pas de chance pour celui qui à fait le boulot. Je ne vous raconte pas les contorsions que j’effectue pour essayé de prendre, au mieux, des photos, à genoux entre les sièges, à moitié couchée sur les accoudoirs, assise, debout, la moitié du corps penché en dehors du véhicule par le toit. Pas étonnant que j’ai rapporté quelques hématomes en souvenir. (http://photo.coloursofwildlife.net/0862335001205774317-8921716229.jpg) Nous poursuivons sur la piste, maintenant à la recherche d’un hypothétique point d’ombre, pour le pique-nique, en plus il faut qu’il y ait de la visibilité pour voir arriver un éventuel danger. (http://photo.coloursofwildlife.net/0161045001205774435-8921716229.jpg) OUAH OUAH OUAH !!!!! Alors là c’est la cerise sur le gâteau, le top du top de cette incroyable matinée. Sur le côté gauche de la piste à quelques mètres en partie cachée par les herbes apparaît une femelle guépard, toute fine. « Cheeta on the left » c’est mon cri. John ralentit et quitte malgré tout la piste, pour se positionner au mieux, je ne suis pas très à l’aise avec cette manière de faire, mais je me laisse vite submerger par la scène qui se déroule devant moi. En fait la femelle guépard n’est pas seule, elle est accompagnée de deux jeunes, vraiment jeune, peut être 4-5 mois, tout maigrichons, avec l‘espèce de crinière argentée qui orne leur cou. C’est la toute première fois que je vois des guépards si jeunes, je suis ravie. Les cubs ont attaqué l’arrière train que leur mère vient de rapporter, ce ne doit pas faire très longtemps qu’ils se sont rejoint car elle est en train d’essayer de recouvrer son souffle, ses flancs se soulèvent très rapidement, encore. Elle surveille nerveusement les alentours, à la recherche de prédateurs plus imposant qu’elle. Déjà un chacal à chabraque a pointé le bout de son museau et attend sa part du festin, mais ce n’est pas pour le moment. La femelle guépard surveille toujours les alentours, elle a déplacé légèrement sa proie, un des petit en profitant pour essayer de l’attraper à son tour. Ils ont déjà le museau tout barbouillé par le sang de leur victime, mais elle n’a pas encore mangé. OUAHOUAHOUAH !!!! Démarrage rapide de la femelle, le chacal c’est un peu trop approché à son gout. Elle revient au près des ses jeunes et tout en relevant fréquemment la tête commence à se nourrir. John a bien lancé un appel radio, mais ce n’est pas avant 20-25 mn que je verrais arriver un autre mini bus blanc. Très respectueux le chauffeur fera attention de ne pas couper mon angle de prise de vue en venant se ranger près de nous. Oui je sais je bénéficie de conditions exceptionnelles. Les petits, peut être déjà rassasiés et pas farouches, ont décidé de se mettre à l’ombre sous notre mini bus. Ca ne plait visiblement pas à la mère qui tout en continuent de manger, lance un rappel à l’ordre, mi-grondement, mi-aboiement, tenant presque du roucoulement. Un seul des garnements se rapprochera, l’autre restant apparemment étendu sous notre véhicule. John démarrera le moteur juste pour le faire fuir. La femelle c’est assise sur un monticule de terre et observe le paysage, l’un des petit la rejointe et c’est glissé sous elle, le deuxième les rejoints à son tour. Touchante scène de vie familiale, bien précaire surtout. Ces deux petits arriveront ils à survivre jusqu’à l’âge adulte ? Après une bonne heure d’observation, nous laissons la place à un troisième mini bus qui approche, un vautour haut dans le ciel descend brusquement pour faire un repérage, un deuxième le suit puis un troisième. Ils se sont posés à proximité, maintenant ils attendent leur tour. (http://photo.coloursofwildlife.net/0204790001205774486-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0268312001205774509-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0131605001205774566-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0281992001205774614-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0286297001205774639-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0028231001205774660-8921716229.jpg) Nous quittons la scène et repartons à la recherche d’un coin pour le pique-nique, c’est que maintenant je commence sérieusement à avoir les crocs, surtout que la décharge d’adrénaline est retombée. Nous bifurquons soudainement sur une micro piste adjacente et nous dirigeons ver un acacia parasol solitaire. John coupe le moteur, le silence se fait seulement interrompu par le battement d’ailes d’un oiseau qui s’éloigne. Le regard ne rencontre aucune barrière, le Masaï Mara déroule son tapis vert, frissonnant dans une petite brise tiède. De loin en loin la plaine est ponctuée par un acacia. Très loin à l’est et à l’ouest je distingue l’ombre bleuté de quelques hauteurs. De gros cumulus blancs sont montés progressivement dans le ciel bleu, depuis la fin de matinée. Que c’est beau. (http://photo.coloursofwildlife.net/0307621001205774693-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0005617001205774815-8921716229.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Floflo le 17 Mars 2008 à 18:20:13 Ben dis donc... Ca valait le coup d'attendre ce voyage hein! Sacrée chance toutes ces rencontres
J'ai hâte de voir les photos des petits guépards :) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 17 Mars 2008 à 18:29:16 Laisse moi le temps d'insérer les photos au texte, je ne suis pas vraiment une as de la manip ;) Je n'ai que Photofilre comme logiciel de correction ;)
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: vinnylove le 17 Mars 2008 à 18:37:13 Bien joué Zab les guépards (Y) (Y)
Et quelques jolies photos ;) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 17 Mars 2008 à 19:02:20 Nous ne nous connaissons pas encore, mais je tiens une nouvelle fois à dire combien j'apprécie la lecture de ce carnet de voyage. Je n'ai pas encore eu le temps de fouiller tout le forum et je préfère pour l'instant, prendre connaissance du vôtre au fur et à mesure de son écriture.
On s'y croirait... Beaucoup de visions différentes et de qualité en une seule journée. Encore BRAVO et vivement la suite... (Y) Cordialement Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 17 Mars 2008 à 19:10:28 Toute cette beauté ne me fait pas oublier mon estomac qui gargouille et surtout nous n’oublions pas en descendant de la protection que nous accorde le bus, que nous sommes peut être entouré de prédateurs.
C’est donc avec tous les sens en éveillent, les yeux scrutant sans relâche le paysage alentour, que nous ouvrons nos lunches box. La mienne contient un petit pack de jus de mangue, un sandwich de pain de mie à deux étages, un petit sachet de pommes chips, une belle cuisse de poulet grillée et une banane, aux extrémités coupées pour qu’il soit plus aisé pour moi de la peler. Je me suis assise un moment par terre, mon regard affleurant le haut des herbes, deux tourterelles au roucoulement reconnaissable viennent se percher dans la ramure au dessus de nous, je savoure ma cuisse de poulet, moment idyllique, quant subitement quelque chose me tombe dessus. Non mais vous n’allez pas me croire, la vaste plaine du Mara, un arbre sous lequel on pique-nique, rien autour… et un de ses fichus oiseaux en profites pour me faire dessus. Non mais je rêve, pourquoi moi ? A côté il y a John, il y a Joseph, tous les deux écraser de rire devant mon indignation (faut dire que j’en rajoute). John me dira pour me consoler que c’est pour me souhaiter la bienvenue en Afrique et pour me porter chance. Mmmoui, si on veut. Chacun notre tour on s’isole de l’autre côté du bus, à l’abri des regards indiscrets, et je rigole toute seule, en pensant que si je devais fuir maintenant que j’ai le pantalon enroulé autour des cheville….. Et c’est repartit. On gagne les rives de la rivière Mara, apparemment un endroit où passe la célèbre migration des gnous. C’est drôle je m’imaginais que cela avait lieu bien plus au sud près de la Tanzanie. Mais c’est vrai qu’ici les berges sont bien marquées d’empruntes de sabots et que les rives sont escarpées. Pas de gnous par milliers, pas de zèbres non plus, quelques hippos au frais dans l’eau et quelques crocos à peine visible. (http://photo.coloursofwildlife.net/0535513001205776660-8921716229.jpg) Toujours des groupes plus ou moins important de gazelles, impalas, damalisques. Un hippo et hors de l’eau, il fuit en courant relativement vite en nous entendant arriver, il est blessé a un postérieur. (http://photo.coloursofwildlife.net/0172520001205776722-8921716229.jpg) On retrouve une piste ou l’on est déjà passé, je reconnais l’endroit ou les grues couronnées se bécotaient ce matin, elles sont toujours là d’ailleurs mais un peu plus loin. Et puis la piste dans ce coin est en train d’être « refaite » et l’on croise d’ailleurs le tracteur et les ouvriers qui travaillent là. Notre piste croise un groupe d’éléphants, une vingtaine environ et nous l’observons un moment, il y a un tout jeune, probablement moins de trois mois, qui essaye d’impressionner un héron garde bœufs (http://photo.coloursofwildlife.net/0797286001205776762-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0603679001205776806-8921716229.jpg) En bordure de piste, perché sur une branche basse un rollier à longs brins m’offre ses magnifiques couleurs, enfin à la portée de mon objectif. (http://photo.coloursofwildlife.net/0639205001205776841-8921716229.jpg) Un endroit un peu marécageux, probablement traversé par plusieurs petits bras de rivière, attire, antilopes, phacos et babouins. Certains rechignent d’ailleurs à se mouiller les pattes et sautent. (http://photo.coloursofwildlife.net/0469083001205776879-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0510381001205776904-8921716229.jpg) Plus loin encore, une large accumulation d’eau c’est produite sur la piste, un cobe défassa est venue boire, un vanneau du Sénégal observe autour de lui au bord de se marigot improvisé. Et un phacochère solitaire est vautré dans la boue sans se préoccupé le moins du monde de l’ombrette qui nettoie ses plumes à quelques pas de lui. (http://photo.coloursofwildlife.net/0947588001205776957-8921716229.jpg) Pendant ce temps à l’ouest au dessus de l’escarpement d’Oloololo, le ciel est devenus progressivement noir, les cumulus ont bien envahi le ciel bleu et se font menaçant. Quelques minutes de plus s’écoulent et nous découvrons mon 4ième BIG FIVE de la journée. Un jeune lion à la crinière quasi inexistante, le temps que nous approchions, il a rejoint ses compagnons vautrés dans les hautes herbes, il n’y a pas d’autre mot pour décrire la scène, à l’ombre d’un buisson. Six rois de la savane, un seul porte vraiment une crinière digne de se nom. Plutôt six rois fainéants, dans un de leur exploit coutumier, la sieste. Et croyez vous qu’ils daignent réagir à notre approche ? Que nenni. Roi fainéant je suis, roi fainéant je reste. A peine le frémissement d’une paupière qui dévoile une pupille d’or, un retournement sur le dos qui dévoile les parties intimes de ces messieurs, un bâillement, une patte mollement repliée sur la cage thoracique. On est venu, on pas vu grand-chose et on est repartit sur la pointe des pneus sans les avoir perturbés le moins du monde. (http://photo.coloursofwildlife.net/0733024001205777062-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0482920001205777086-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0988610001205777120-8921716229.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0661044001205777146-8921716229.jpg) De nouveau sur la piste principale en direction de la sortie je fais arrêter John pour quelques clichés, il ne comprend pas pourquoi, vu qu’il n’y a pas d’animaux, mais je trouve la lumière filtrant a travers les nuages de toute beauté. Pur bonheur visuel, herbes de différents verts, nuages et ciel gris plomb, spots de lumière ici et là, quelques acacias qui élancent leur silhouette solitaire vers le ciel, piste ocre rouge. Ca mérite bien une photo. De lui même un peu plus loin il s’arrête pour me montrer deux outardes à ventre noir. Nous recroisons le 4X4 croisé ce matin, et échangeons le résultat de cette journée alors que quelques gouttes commencent à tomber. Encore quelques minutes et c’est le déluge, on ferme rapidement le toit du minibus. Au loin la plaine fume et j’aperçois un important troupeau de buffle à moitié dissimulé par le rideau de pluie. On approche de la gate, on la franchie, il ne pleut lus la piste chaotique est sèche. Villages masaïs, troupeaux qui rentre dans leurs enclos. Wilson nous adresse un salut tout en poussant quelques vaches. Retour à Olpidir camp. On me fait chauffer de l’eau pour que je prenne ma douche, qui maintenant bien venue après cette longue journée. Ici il n’a pas plus, mais un petit vent frais souffle, donc je ne m’attarderais pas sous la douche. Les hippos sont toujours là, les jeunes continues leurs galipettes. Et moi en attendant le souper, je décharge les 500 et quelques photos prisent aujourd’hui sur ma X-drive, si je continue à plus de 500photos par jour, oulalala ! Wilson est venu à pied au camp, avec un sac d’artisanat masaï, je l’écoute, discute avec lui, mais je n’ai vraiment envie de rien, ni porte-clefs, ni bracelets de perles, ni colliers de mariage. De plus moi le marchandage, c’est vraiment pas mon truc, alors quand il me demande dix fois le prix d’une can de coca pour un porte-clefs dont je n’ai pas envie mais que j’aurais acheté pour lui faire plaisir, je laisse tomber. Dans mes affaires il me reste du chocolat, un peu fondu, mais bon c’est du choc suisse, ça tient la route, donc je lui en propose. Il n’en a jamais mangé avant donc il est très suspicieux, septique, il a gouté pour me faire plaisir, mais je vois bien qu’il n’est pas convaincu par le gout. Je partage mes plus belles images avec John et Joseph lors du souper et cela les enchante de revoir le rhino, le saut de babouin et les guépards. Il est seulement 20h quand je rejoins ma tente, mais quelle magnifique journée. Je fini de mettre mon carnet à jour, lit un peu, puis dodo. (http://photo.coloursofwildlife.net/0072420001205777190-8921716229.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 17 Mars 2008 à 19:13:21 Merci à vous pour vos compliments, ça me soutient à continuer, car si j'ai pris beaucoup de notes au cours du voyage, il y a quantité de détails qui me reviennent au fur et à mesure et que je ne résiste pas à inclure.
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Ombrette le 17 Mars 2008 à 19:43:23 Bravo pour ce récit dont on attend effectivement la suite avec impatience. C'est un peu comme si on y était.... Une manière de prolonger ces moments hélas passés trop vite.
Merci et à très bientôt pour le 2ème jour.... :) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 17 Mars 2008 à 19:58:03 Effectivement les petits détails font "vivre" le récit....
J'aime beaucoup la photo du babouin qui saute afin d'éviter de se mouiller trop les pattes, et celle de la guéparde tirant sa gazelle... De l'action toujours de l'action, j'adore les photos où les animaux sont en mouvement. Vivement la suite... Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: tcom le 17 Mars 2008 à 20:54:01 C'est un voyage qui commence décidemment très fort avec déjà maintenant beaucoup de rencontres. J'attends la suite avec impatience...
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: ViBra le 17 Mars 2008 à 21:23:50 Magique le réveil avec les hippos dans l'eau dorée (j'adoooore ;))
Et puis le petit guépard avec la gueule toute rouge (Y) Une journée bien riche et ce n'est que le début. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Simba le 17 Mars 2008 à 21:44:43 Isa,
Les notes fourmillent de détails... On est à tes côtés, on rêvasse à ce matin qui s'éveille avec les hippos, on scrute le haut des WC, quand le rollier passe, on frémi à la vue de ce rhino noir (la baraka! (Y)) avec son jeune, on sent les émotions monter à la vue de ce petit guépard, les babines recouvertes de sang... Et que le Mara est vert… De riches rencontres animalières déjà... Amicalement :) Simba Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Laurent Renaud le 17 Mars 2008 à 22:14:07 C'est du pur bonheur.
Je pense qu'après colorsofwildlife il va falloir wordsofwildlife A demain Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: teddybear le 17 Mars 2008 à 23:31:19 C'est toujours aussi agréable de vous lire, à vos retours de voyage. Ah le Masaï Mara que de souvenirs...
A ce propos, le rhino noir que tu as rencontré me rappelle étonnamment celui que j'avais vu dans la même zone il y 6 ans quand j'étais au Kitchwa Tembo tented camp... Serait ce possible...? C’était tout près de Oloololo gate... :-\ http://www.colorsofwildlife.net/forum/index.php/topic,4915.msg55561.html#msg55561 Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: micmac2 le 18 Mars 2008 à 00:58:24 Merci à vous pour vos compliments, ça me soutient à continuer, car si j'ai pris beaucoup de notes au cours du voyage, il y a quantité de détails qui me reviennent au fur et à mesure et que je ne résiste pas à inclure. Surtout continue... J'ai les yeux grands ouverts, j'essaie d'imaginer les sons, c'est génial! @+ Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: smokey le 18 Mars 2008 à 08:19:09 :D
Merci merci! Isa je ne regrette pas de m'être levé de bonne heure pour lire et voir ton carnet ;) Smokey Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Floflo le 18 Mars 2008 à 10:57:12 Pardon Zab... Je ne t'ai pas laissé le temps d'inclure les images, pressée que j'étais de lire la suite ;D
J'adore la photo du babouin en plein "vol" et comme Simba que le Mara est vert... Perso je ne l'ai vu que sec et jaune. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Gazelle le 18 Mars 2008 à 12:26:04 Toujours aussi agréable de se plonger, dans la lecture de ta récente expérience kenyane.
Il est bien sympa ton camp et surtout l'environnement qui le jouxte. Quelle chance, cette rencontre avec les guépards et le rhinocéros noir. Le rollier est aussi très beau. Vernie, tu l'as été et nous le sommes aussi. Gazelle Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 19 Mars 2008 à 18:18:54 >:( >:( >:( Une heure de tentative à mettre la suite et l'ordi plante >:( >:( >:(
Je recommence. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Ombrette le 19 Mars 2008 à 18:23:38 Y va marcher cet ordi !!!! >:D
On attend la suite, nous.... Bon courage Zabinouk ! Au plaisir de te lire. :) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 19 Mars 2008 à 18:33:28 Jeudi 28 février : Olpidir camp-Rivière Talek- Aruba East campsite.
Cette nuit, une fois encore, plein de bruits intrigants, mais j’ai quand même mieux dormi que la nuit précédente. Pas de départ matinal non plus ce matin. Levée à 7h je me prépare, ferme mon sac et le traine jusqu’au minibus, foutue habitude que d’être à l’heure. John n’est même pas levé, il doit être de la famille des lions que l’on a croisé en fin d’après-midi hier. 7h30 Jambo Joseph, il m’apporte le petit déjeuner, d’abord une thermos d’eau bouillante pour le thé, puis une assiette pleine à raz bord. Le soleil m’éblouis un peu, j’aurais pu me mettre plus au fond de la tente et ne pas grimacer en déjeunant mais j’aurais perdu le spectacle des hippos. Finalement, départ à 8h15 comme hier, on a faillit avoir un accident en sortant du camp. C’est un endroit paumé de chez paumé, mais au moment ou l’on rejoignait la piste un 4X4 a jaillit de derrière un bosquet, franchement ce fut moins une. Vite une souris traverse la piste devant nous. Wilson a embarqué avec nous, on le rapproche de son village, mais on ne reprend pas la direction de la Gate. On repart par où l'on est arrivé avant-hier, on refranchit le pont sur la Mara et on regrimpe cette piste abominable qui nous ramène au village. C'est quasi de l'escalade. J’aperçois furtivement quelques dik-dik. On retraverse le village, on cherche la piste. Les enfants agitent leurs petites mains, les femmes en tenues colorées font la lessive dans une rivière, des hommes en rouge gardent et guident les troupeaux Finalement peu à peu on s’éloigne de ce zest de civilisation pour parcourir le nord du parc de Masaï Mara. 1 (http://photo.coloursofwildlife.net/0445104001205947313-8921752102.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0915017001205947338-8921752102.jpg) Les troupeaux de bétails ont progressivement disparu pour laisser la place aux troupeaux de gazelles, antilopes, zèbres, gnous On suit dans l’herbe une piste parallèle à la piste «officielle» qui est en réparation puisque l’on aperçoit des tas de graviers alignés les uns derrière les autres. Cet étrange barrage perturbe quelque peu un petit groupe de girafes. Encore plus loin plusieurs espèces pâturent paisiblement côte à côte, quelques gnous, quelques zèbres, nombreuses gazelles de Grant, damalisques et quelques élands, c’est la première fois, hormis le jour de mon arrivée, que je vois cette grosse antilope. Elle ne se laisse pas facilement approcher de près. Tout ce petit monde est souvent accompagné de jeunes. 3 (http://photo.coloursofwildlife.net/0053407001205947413-8921752102.jpg) 4 (http://photo.coloursofwildlife.net/0940109001205947447-8921752102.jpg) 5 (http://photo.coloursofwildlife.net/0323946001205947474-8921752102.jpg) Un peu plus loin on approchera un peu mieux un groupe plus important d’élands comprenant un grand mâle, qui restera malheureusement à contre jour. On se trouvait un peu sur une hauteur et donc l’on descend plus dans la plaine. Arrêt au bord de la piste j’essaye de photographier un chacal à chabraque qui est déjà assez loin, il y aussi quelques zèbres et quelques autruches, on croise aussi plusieurs véhicules de touristes, je me retourne, pose mon appareil photo sur un des sièges et quand je lève la tête c’est pour voir filer à nouveau la voiture de MDH. Décidément la rencontre ne devait pas se faire. On poursuit notre route, nous éloignant peu à peu de toute cette «circulation». La plaine infinie ondule sous le soleil et de gros nuages fond de l'ombre 6 (http://photo.coloursofwildlife.net/0878432001205947580-8921752102.jpg) Quelques girafes, une tortue léopard à moitié cachée par les hautes herbes, tient d’ailleurs comme d’habitude, je vois une première girafe, on me montre la tortue, je fais quelques photos, et quand c’est OK et que l’on repart je m’aperçois qu’il y avait 4 autres girafes. Quelle piètre observatrice je peux faire par moment, je serais capable de louper un éléphant dans un couloir. 7 (http://photo.coloursofwildlife.net/0130007001205947627-8921752102.jpg) 8 (http://photo.coloursofwildlife.net/0766923001205947655-8921752102.jpg) Sur ma gauche, la plaine herbeuse est interrompue par une ligne d’arbre, c’est que maintenant on s’est rapproché de la rivière Talek, d’où la présence d’arbres. Dans ce type de végétation on est à la recherche du 5ième Big five, le léopard. Pour le moment notre quête est infructueuse, enfin pour le léo, si non on a rencontré impalas, éléphants, outarde Kori, un grand duc de Verreaux, malheureusement à contre jour avec en plus un gros nuage très bien éclairer qui passe derrière lui. 9 (http://photo.coloursofwildlife.net/0927768001205947692-8921752102.jpg) 10 (http://photo.coloursofwildlife.net/0001702001205947722-8921752102.jpg) Le mini bus cahote sur une piste plus ou moins défoncée et inondée, on monte péniblement un talus et là, surprise on voit disparaître un lionceaux dans les hautes herbes, on découvre à proximité deux lionnes allongées à l’ombre d’un buisson, puis l’on aperçoit, un, deux, trois bout de queues qui s’agitent dans les hautes herbes, une ou deux oreilles apparaissent puis disparaissent, un petit corps dodu s’enfonce dans la végétation. Une troisième lionne en position de sphinx, les yeux fermés est stationnée un peu plus loin elle aussi à l’ombre d’un buisson. Les trois lionceaux manœuvrent pour rejoindre leur mère en essayant de se cacher de nous, nous nous manœuvrons pour essayer de mieux nous placer sans les perturber de trop. Ils semblent vraiment très jeunes, un mois et demi, deux grand maximum. Ils ne sont visiblement pas encore habitués aux véhicules alors que les lionnes sont imperturbables. Gueules d’amour c’est certain. J’aimerais bien que John ou Joseph aille me couper les herbes qui me gène pour prendre des photos exceptionnelles, mais je ne sais pas pourquoi ils ne veulent pas quitter la voiture, pourtant les lionnes sont très calmes. 11 (http://photo.coloursofwildlife.net/0646787001205947791-8921752102.jpg) 12 (http://photo.coloursofwildlife.net/0691138001205947831-8921752102.jpg) 13 (http://photo.coloursofwildlife.net/0955489001205947853-8921752102.jpg) 14 (http://photo.coloursofwildlife.net/0549574001205947878-8921752102.jpg) 15 (http://photo.coloursofwildlife.net/0057032001205947911-8921752102.jpg) Et puis on poursuit notre chemin, les laissant à leur vie familiale. J’avais signalé à John qu’à l’occasion j’aimerais photographier des éléphants en train de s’asperger, au court du voyage, j’avais en tête, les éléphants dans le lit de la rivière Ewaso Ngiro dans le Samburu. Aussi quand on a aperçu des éléphants dans un endroit marécageux entrain de s’arroser copieusement de boue, il changeât de piste et s’approcha le plus possible. Je n’ai pas réalisé que sur quelques mètres il était en dehors des fameuses traces, et alors que de puis plus d’une heure on n’avait pas croisé une voiture, et bien on est tombé sur des rangers. Contrôle des papiers, John parlemente, il est un peu soupe au lait en plus, et s’énerve un peu, les rangers indifférents, du genre cause toujours mon gaillard on t’a pincé, restent calme. La sanction une amende, qui si j’ai bien compris s’élèvera à 2000sh, par contre il ne paye pas tout de suite, est ce qu’ils enverront l’amende au bureau à Nairobi ? Il fulmine en regagnant la voiture, moi je ne me sens pas à l’aise dans mes baskets, et à de nombreuses reprises par la suite je lui ferais remarquer qu’on sort de la piste, mais il n’en tiendra pas beaucoup compte. 16 (http://photo.coloursofwildlife.net/0824271001205947959-8921752102.jpg) A passé 13 heure, on trouve l’ombre d’un acacia solitaire pour le pique-nique. L’herbe est haute on ne s’assiéra pas pour manger. On guettera. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: vinnylove le 19 Mars 2008 à 19:09:41 Que de belles rencontres (Y)
Après les bébés guépards, les lionceaux... Veinarde ;) Par contre départ du camp à 8h15 :( ça fait déjà un moment que le soleil est levé... Pas top Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: LeTigre le 19 Mars 2008 à 19:14:29 Zab', tu n'aurais pas une photo du big john ?
Après réflexion je me demande si ce n'est pas lui qu'on a ramené de Narok ??? ... Rien que de repenser à la tronche des z'autres touristes en voyant le blanc monter devant et les 2 black derrière je souris encore ;D ;D Le "big" de john il est plus en largeur qu'en hauteur, c'est bien ça ? Et il est très foncé ? Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 19 Mars 2008 à 19:21:57 On repart.
Pour l’après midi on arpentera sensiblement les mêmes pistes le long de la rivière Talek, mais en sens inverse. Oh chance, sensiblement au même endroit que précédemment on retrouvera nos lionceaux, bien mieux visible, d’ailleurs on a fait peur involontairement à l’une des lionnes qui était allongée un peu à l’écart mais quasiment sur la piste, elle nous a surpris aussi, car a on faillit lui rouler dessus. Quelles bouilles craquantes, deux sur trois sont visiblement effrayés et s’enfonceront un peu plus dans le fourré, le troisième me regardera m’agiter dans la voiture à essayé de trouver le bon angle pour la photo, pas déstabilisé du tout il prendra le temps de gratter quelques puces. Les lionnes elles, ne bronchent pas, position et expression de sphinx. 1 (http://photo.coloursofwildlife.net/0234811001205949392-8921752102.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0536280001205949431-8921752102.jpg) 3 (http://photo.coloursofwildlife.net/0793753001205949516-8921752102.jpg) On s’éloigne de nouveau. Pintades communes, spréos, dans le lit de la rivière Talek une antilope que je ne connais pas, peut être un guib harnaché, mais pas sur. Encore plus loin deux éléphants dans la rivière à moitié asséchée, mais pas de douche ils veulent juste boire un peu et continuent à manger. Au fond un babouin est lui aussi descendu pour s’abreuver. 4 (http://photo.coloursofwildlife.net/0128695001205949620-8921752102.jpg) Sur la berge en face de nous un jeune éléphant, mais déjà bien costaud, descend sur un surplomb de la berge, il cueille quelques touffes d’herbes, puis s’agenouille, la trompe continuant son travaille d’arrachement, je pense qu’il a une drôle de méthode pour brouter, mais non son but maintenant c’est de se laisser glisser dans le lit de la rivière, arriver en bas il se redresse, se secoue et continu. John m’explique qu’il a fait cela, pour ce gratter le ventre. 5 (http://photo.coloursofwildlife.net/0703526001205949826-8921752102.jpg) 6 (http://photo.coloursofwildlife.net/0447467001205949852-8921752102.jpg) 7 (http://photo.coloursofwildlife.net/0262678001205949893-8921752102.jpg) 8 (http://photo.coloursofwildlife.net/0778563001205949981-8921752102.jpg) 9 (http://photo.coloursofwildlife.net/0161229001205950442-8422614353.jpg) 10 (http://photo.coloursofwildlife.net/0741319001205950479-8422614353.jpg) 11 (http://photo.coloursofwildlife.net/0787421001205950569-8422614353.jpg) 12 (http://photo.coloursofwildlife.net/0992485001205950598-8422614353.jpg) Quelle crise de rire, difficile de prendre des photos dans ces conditions ;D ;D ;D Toujours pas de léopard, par contre des vervets, des babouins, un serpentaire, des zèbres, des girafes des impalas, et un oiseau que je n'ai jamais vue auparavant un ibis hagedash 13 Ibis hagedash (http://photo.coloursofwildlife.net/0645549001205950813-8422614353.jpg) En roulant tranquillement et en continuant de chercher on gagne lentement la gate de la Talek, que l’on franchit vers 17h. Pfff !!!! Mon attention se relâche d’un seul coup et la fatigue me tombe dessus. Je suis raide. Heureusement le camp n’est qu’à une mn de la porte. Un masaï échange quelques mots avec John en swahili, et se met à courir devant nous, et nous précède dans le Aruba East campsite. Le camp est désert, c'est-à-dire pas un touriste. Juste Jane, une kikuyu, est là pour nous accueillir. Comment allez-vous ? Le game drive était intéressant ? Vous êtes fatigué… ? John me demande si le camp me plais, oui bien sur, alors c’est là que l’on va rester les trois prochaines nuits. Une fois la décision prise deux autres personnes sont apparues pour donner un coup de main. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 19 Mars 2008 à 19:24:37 Zab', tu n'aurais pas une photo du big john ? Après réflexion je me demande si ce n'est pas lui qu'on a ramené de Narok ??? ... Rien que de repenser à la tronche des z'autres touristes en voyant le blanc monter devant et les 2 black derrière je souris encore ;D ;D Le "big" de john il est plus en largeur qu'en hauteur, c'est bien ça ? Et il est très foncé ? Oui, c'est bien ça ;D, la photo vient de suite Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: LeTigre le 19 Mars 2008 à 19:25:56 ... il a fait cela, pour se gratter le ventre... Ouais, c'est vrai, mon Vinny il fait ça tout le temps !!! ;D ;D ;D Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: vinnylove le 19 Mars 2008 à 19:27:12 Pfffffff !!... ;D ;D
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 19 Mars 2008 à 19:31:49 J'adore la séquence éléphant :-* :-* :-* :-* (Y)
Beaucoup de chance : les jeunes guépards, le lendemain les lionceaux ... J'aime beaucoup aussi la photo des deux têtes de lionnes avec l'effet "miroir". Une nouvelle fois BRAVO et vivement la suite ;) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 19 Mars 2008 à 19:54:52 Sous des arbustes je choisis une place à l’ombre et pendant qu’ils montent une grande tente dôme, Jane me montre les installations sanitaires. 4 WC, dont un réservé pour le staff et idem pour les douches, avec eau chaude. Tout est propre ça me convient parfaitement.
le bloc WC, il y en a un identique pour les douches (http://photo.coloursofwildlife.net/0445569001205952098-8422614353.jpg) le chauffeaux ;) (http://photo.coloursofwildlife.net/0836694001205952190-8422614353.jpg) Le grand abri en dur qui comprend la cuisine, une salle à manger un petit coin boutique, une réserve semble convenir à Joseph. La salle à manger,cuisine (http://photo.coloursofwildlife.net/0534940001205952248-8422614353.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0122222001205952271-8422614353.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0180853001205952295-8422614353.jpg) Joseph allume le fourneau (http://photo.coloursofwildlife.net/0047332001205952324-8422614353.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0469529001205952374-8422614353.jpg) Jane (http://photo.coloursofwildlife.net/0091580001205952403-8422614353.jpg) Ma chambre à coucher (http://photo.coloursofwildlife.net/0312757001205952445-8422614353.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0930178001205952574-8422614353.jpg) On m’installe sur un fauteuil de camping et je peux suivre l’avancement du montage de ma tente. Ce n’est pas une déca…. Mais le montage est aisé. Un grand matelas mousse d’environ 1m 30 de large et de 10cm d’épaisseur apparait, il est glissé dans la tente puis aussitôt enlevé pour que l’un des gars balaye et passe un coup de t-shirt humide sur le sol, sous le regard attentif de Jane. Le matelas est remis en place au centre de la tente, des draps sont amenés, une grosse couverture, on me fait mon lit. On installe un petit bout de toile devant la tente pour que je puisse essuyer mes pieds, les rabats sont roulés pour que l’air circule, mon sac est amené à l’intérieur et on me laisse à mon palace. Mais que demander de plus ? Je suis comme un coq en pâte, ici. J’installe un peu mon bazard, sors mes tongs, ce qui me permettra de laisser mes sandales à l’extérieur et de ne pas rentrer de sable. Puis comme j’ai décidé de faire un peu de lessive, je pars à la recherche d’un seau. J’ai tout ce qu’il me faut, un demi-tube de lessive liquide, quelques épingles, et une cordelette que j’attache entre les branches des arbustes. Dans le seau l’eau à une légère teinte terreuse, aussi bien au début du lavage, normal, qu’à la fin du rinçage ???? Après les quelques pièces de linges que j’ai lavé, je pense avec bonheur que j’ai la grande chance d’avoir un lave linge à la maison. Pendant ce temps Big John... ;) (http://photo.coloursofwildlife.net/0670190001205952608-8422614353.jpg) Je passe ensuite à la douche, le filet d’eau est chaud mais pas très important. Ce que j’aime le moins c’est de me sprayer aussitôt avec du produit anti-moustique, mais bon c’est ça ou bien les manches longues et les chaussettes en plus du pantalon, ou les piqures de moustiques. Je m’installe pour écrire mon carnet dans la salle à manger, tables de camping recouvertes de couvertures masaïs, je décharge ma carte mémoire sur ma X-drive, visionnant rapidement quelques photos et j’ai toujours un serrement au cœur quand par la suite j’efface la carte mémoire. Ce soir à partir de 19h quand le générateur sera en route je pourrais recharger des batteries. L’orage gronde de nouveau, je ne prends pas de risque, et rentre ma lessive dans la salle à manger, chouette déco. Ce soir au menu, velouté de champignon, purée de pomme de terre et potiron, ragout de bœuf, là aussi le bœuf est plutôt coriace, à un moment ou l’autre de sa vie il a du suivre la migration des gnous et faire l’aller retour entre le Masaï Mara et le Sérengetti et à mon humble avis il l’a même fait plusieurs fois. 20h30 et mes yeux ont du mal à rester ouverts. John m’annonce qu’il va aller chercher du carburant pour le minibus. Cette nuit aussi j’ai droit à un gardien, il se nome Edward Lion, ça ne s’invente pas. C’est un masaï, maigre et musclé, il a le lobe de l’oreille droite distendue et qui pend comme une boucle d’oreille, et il me semble qu’il est borgne de l’œil gauche. C’est lui qui avait couru devant le bus un peu plus tôt. A ce moment il portait son espèce de toge rouge, maintenant il porte en plus un pantalon et des grosses bottes d’égoutier et un anorak. C’est vrai qu’il fait plus frais. Il m’accompagne à ma tente devant laquelle à été suspendue une lampe à pétrole, je n’en ai pas besoin donc Joseph qui suit, la récupère pour la mettre devant leur tente. Ma tenue de nuit ce compose d’un t-shirt délavé que j’ai ramené d’Australie il y a deux ans et d’une antiquité, bien pratique et qui va avoir vingt ans, un vieux caleçon pour homme, Helly Hansen qui à quasiment fait le tour du monde avec moi, Alaska, Mongolie, USA, Australie (idéale pour se protéger les jambes, quand je faisais du snorkelling sur la grande barrière), il me sert tantôt en tant que doublure pour me tenir chaud sous un autre vêtement, tantôt contre les rayons du soleil australien. Multi-usages, prenant très peu de place, très léger, séchant très vite et très, très usé. Il va quand même que je songe à le remplacé. Et oui si vous vous posez la question, comme il est pour homme il a une ouverture à un endroit stratégique pour ces messieurs, mais totalement inadéquate pour moi. Et non, vous n’avez pas besoin de faire une quête pour m’en racheter un neuf, je vais le faire… un de ces jours. Donc comme Edward est déjà installé près du feu à quelques mètres de ma tente et que je n’ai pas envie de faire un show nocturne, je prépare toutes mes affaires à la lueur de ma frontale, l’éteint et me change avant de la rallumer. Je mets en fonction le portable pour qu’il me serve de réveil, j’ai au moins compris cette fonction sur ce maudit appareil. Je prépare ma malarone pour ne pas oublier de la prendre demain, un peu d’eau à porter de la main. Puis je m’allonge, mon meilleur couchage depuis le début du voyage. Quelques minutes passent je frissonne un peu, c’est vrai qu’il fait plus frais maintenant, encore quelques minutes et un nouveau frisson, je prends la décision de mettre l’épaisse couverture, encore un, ce coup ci je renfile la polaire. La fatigue, peut être trop de soleil dans la journée, je sais que j’ai déjà pris des coups de soleil sur le nez et le front, la température qui a bien baissée, tout cela à contribue à ce que j’ai un peu froid. Nouveaux bruits ce soir, pas de crapaud, ni de grenouille, pas d’hippos non plus, mais loin très loin l’appel rauque d’un lion et près, beaucoup trop près les aboiements des chiens des villages alentours. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Ombrette le 19 Mars 2008 à 20:03:11 Décidément ce que c'est riche le Mara !!!
Tout ça en seulement 2 jours ! Un grand bravo pour la séquence "éléphant qui se gratte". J'ai bien ri. :D :-* :-* aux larmes :'( Vivement demain ! Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: LeTigre le 19 Mars 2008 à 20:09:57 Oui c'est bien lui :D
Sinon à Talek comme il pleuvait, moi ils m'avaient monté la tente DANS la maison- réserve, après avoir fait tout enlever aux Massais !! ;D ;D Je crois me souvenir que les "managers" de ce camp est/était un couple d'allemands ce qui expliquerait que les blocs sanitaires soient globalement plus propres qu'ailleurs Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 19 Mars 2008 à 20:11:29 Hou la la, quelle pression, à demain ??? Ben je n'ai que deux doigts pour taper le texte, alors ça va pas vraiment vite ;D
Mais ne désespérez pas, pour Pâques, les p'tit vaudois comme moi ont le droit à 4 jours de congés ;), ils annoncent le retour de la neige en plaine.... Donc je vais bosser dur ;) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: gerenuk le 20 Mars 2008 à 00:39:00 Quels deux premiers jours et quel plaisir de te lire! Je m'y crois :) J'attends donc la suite pour ce week end avec impatience ;)
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: micmac2 le 20 Mars 2008 à 15:26:20 Hou la la, quelle pression, à demain ??? Ben je n'ai que deux doigts pour taper le texte, alors ça va pas vraiment vite ;D Mais ne désespérez pas, pour Pâques, les p'tit vaudois comme moi ont le droit à 4 jours de congés ;), ils annoncent le retour de la neige en plaine.... Donc je vais bosser dur ;) Chouette ;D vive la suite hehe ;) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Art Vandelay le 20 Mars 2008 à 19:02:13 Bonsoir,
Le Mara était bien vert... Joli joli... Attention, ton ibis hagedash est... une cigogne d'Abdim Amitiés Art Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 21 Mars 2008 à 10:56:44 :-[ Merci Art,
en plus en relisant la page ou j'ai noté les noms nouveau pour moi, j'ai bel et bien noté Abdim's stork. Je vous présente mes excuses. ;) La météo ne c'est pas trompée, il neige plein pot à moins de 600m d'altitude et le seule qui est vraiment heureux c'est mon cinglé de matou qui adore se vautrer dedant et jouer avec les flocons. Donc je vais m'enchainer devant mon ordi pour faire avancer ce carnet. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 21 Mars 2008 à 11:05:33 Vendredi 29 février : Aruba East campsite-Masaï Mara près de la rivière Talek
La nuit fût donc quand même assez froide et relativement agitée du point de vue sonore. Beaucoup de bruits nouveaux, des espèces de roucoulements qui se répondent de part et d’autre de la tente. Des craquements de bois sec, bon sang il n’y a pourtant pas d’éléphants dans le camp ? Ah non c’est Edward le gardien qui coupe du bois pour le feu, subitement il y a une lueur vive qui perce les ténèbres et une forte odeur de fumée. Miam du Zabinouk fumé… Près de la tente un pioupiou très aigu qui m’a vrillé les tympans en pleine nuit, alors comme j’étais réveillée et que une fois de plus l’appel de la nature se faisait sentir, mais bon quand même sortir des couvertures, j’hésite, je me retourne … est-ce que j’ai vraiment envie, et puis c’est quelle heure. .. 3h grrrfffggnnnn !!! Bon la, je ne vais pas tenir jusqu’à 6, allez courage, le pantalon et, à moitié trébuchante je sors de la tente, les tongs…oh là, je me retiens à une branche, je devrais peut être me mettre à boire ça tournerais peut être moi au réveil. Bon allez, personne dans la chaise devant les braises, peut être bien que je vais aller derrière la tente… non je ne sais pas où est le gardien maintenant, et de toute façon je suis réveillée, alors autant allez jusqu’aux WC. Aie, une branche dans la tête, et là je me tords le pied dans un trou, il est où le pu…. de chemin ? J’ouvre la porte, un coup de frontale de haute en bas, pas de mauvaise surprise, juste une petite araignée sur le mur, bon ça va. Et clac, clac, maudit moustiques, qui rappliquent à la lueur de la lampe et qui essayent de me piquer le derrière. Je retourne à la tente, au fait elle est où ma tente maintenant. Toujours pas signe d’Edward. Et voilà c’est repartie pour le concert d’aboiements, non mais ce n’est pas bientôt fini ce cirque. Un, deux, trois, quatre chiens… les aboiements se calment un peu et reprennent de plus belle. J’ai l’impression que ça se propage aux différents villages, ça s’éloigne, ça se rapproche de nouveau, quelques voies humaines à présent…et finalement j’ai du arriver à me rendormir. Finalement, mes nuits dans cet environnement inhabituel deviennent tout une série de mini-aventures. Quand je sors de ma tente à 7h, toujours pas de gardien, juste un tas de couvertures abandonnées près du feu. Joseph m’a appelé pour le petit déjeuner Je me dirige vers la salle à manger, quand le tas de couvertures me dit « Good morning, have you sleep well ? » Euh, Euh, « good morning Edward, I’m fine, just lot of noises this night » Bon finalement j’ai bien fait d’aller aux toilettes cette nuit. :-[ ;) Pour le breakfast ce matin, en plus des toasts, des saucisses, des œufs, mangue, j’ai droit à des crêpes, miam j’aime ça, mais là il faut que je prenne des mesures drastiques, parce que dans deux jours si ça continue comme ça il va falloir me rouler jusqu’à la voiture. C’est à grand regret et avec un véritable problème de conscience (je suis en Afrique et là plus qu’ailleurs je sais que tout le monde ne mange pas à ça faim) que régulièrement je laisserais des aliments dans mon assiette, j’ai beau dire à Joseph que c’est beaucoup trop, à chaque fois j’ai le droit à une pleine assiette. Pendant que je mange, John prend ça douche et me rejoins. Après le traditionnel échange de civilité, je lui dis que c’était bruyant cette nuit avec les chiens qui aboient. Alors il m’informe qu’un léopard rôdait dans les parages et que c’est pour cela que les chiens ont donné l’alarme. D’ailleurs, il la lui-même vu à la lumière des phares, quand il est rentré du village où il devait faire le plein. D’ailleurs le plein n’est pas fait parce qu’il a crevé et qu’il n’a pas pu aller là où il devait aller. Je crois que c’est un assez bon résumé de la situation. Si j’ai bien compris. Un doute m’effleure, problèmes d’approvisionnement en essence ? Bon c’est le moment de partir en game drive, d’ailleurs le bus est nickel chrome, Edward vient de le laver à grands seaux d’eau, chouette on va pouvoir remettre plein de belle poussière rouge dessus. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Gazelle le 21 Mars 2008 à 13:28:50 Quel délice de suivre ton safari, en images et en écriture :) (Y)
Je ris aux éclats devant : Big John, en pleine sieste Citation Ce soir au menu... ragout de bœuf, là aussi le bœuf est plutôt coriace, à un moment ou l’autre de sa vie il a du suivre la migration des gnous et faire l’aller retour entre le Masaï Mara et le Sérengetti et à mon humble avis il l’a même fait plusieurs fois. :-* Citation il m’informe qu’un léopard rôdait dans les parages et que c’est pour cela que les chiens ont donné l’alarme. D’ailleurs, il la lui-même vu à la lumière des phares, quand il est rentré du village où il devait faire le plein. D’ailleurs le plein n’est pas fait parce qu’il a crevé et qu’il n’a pas pu aller là où il devait aller. Tout le charme de l'Afrique. Moi, je veux une photo de zabinouk avec le caleçon, qui a fait le tour du monde! :P A bientôt, de suivre la suite de tes aventures Gazelle Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 21 Mars 2008 à 13:44:36 8H on franchit la gate de la Talek river. Et tout de suite plein d’animaux, Thomson, Grant, impalas, damalisques…
Un des objectifs du jour, la recherche du léopard, le deuxième primordial, faire le plein de carburant. (http://photo.coloursofwildlife.net/0380088001206101910-8422683255.jpg) Il y a la plaine qui déroule son tapis d’herbe verte à l’infini, il y a ici et là, quelques acacias solitaires, il y a la piste ocre rouge plus ou moins défoncée, il y a aussi des buissons assez touffus que l’on contourne et recontourne et re-recontourne soigneusement à la recherche d’un fauve. On en trouvera un, un fauve solitaire un lion, dont je ne verrais, excusez moi messieurs, une fois de plus, que les parties intimes. Exhibitionniste et roi FENEANT. Le Mâle dans toute sa splendeur, le « roi » des animaux. Et vous croyez qui il aurait daigné ouvrir un œil avec le bruit du moteur, même pas. Très frustrant. On s’éloigne de la zone de buissons et on retrouve la plaine dégagée à perte de vue, au loin des girafes et des éléphants. (http://photo.coloursofwildlife.net/0390569001206101964-8422683255.jpg) Tout près deux chacals à chabraque, nous précèdent un moment sur la piste avant de disparaître. (http://photo.coloursofwildlife.net/0598547001206101997-8422683255.jpg) Une autre zone de buissons, peut être que… et bien non là c’est le royaume des éléphants, il y a d’ailleurs deux jeunes qui font assaut de trompes. Il faut bien choisir son point de vue pour les observer, car les buissons ne sont pas très grands mais gênant tout de même. Soudain à dix mètres devant nous un buisson frémit, un derrière apparaît, deux trompes entremêlées un bout d’oreille, puis plus rien. Là aussi deux éléphants plus jeunes encore en sont venus aux trompes. Bon là on s’écarte un peu. C’est vrai que c’est plus du jeu que de la vrai bagarre, mais ils sont moins attentifs, là juste maintenant et on est un peu trop près au gout de John. Moi de toute façon, comme souvent mon zoom me sert de longue vue, je me dis toujours qu’il y a du chemin avant qu’ils nous approchent, mais finalement pas tant que ça. Seulement un autre véhicule sur le spot, après un bref échange radio, John fait le tour du groupe d’éléphant et rejoint l’autre mini bus pour un échange direct en swahili entre chauffeur, pendant ce temps moi j’ai repéré un coucal à sourcil blanc, mais il n’est pas vraiment coopérant pour la photo. (http://photo.coloursofwildlife.net/0447816001206102085-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0807581001206102106-8422683255.jpg) Et on quitte brusquement la scène, John est sur les traces de …. Je le découvre 10mn et quelques cahots plus tard. Sous le seul acacia qu’il y a, à des centaines de mètres à la ronde, affalés dans l’ombre à l’abri des hautes herbes (une fois de plus) trois magnifiques guépards, probablement des frères, le bedon apparemment distendu par une orgie récente. Je guette attentivement l’ouverture d’un œil, puis-je espérer deux ? Une paupière frémie, c’est tout pour celui-ci. Le plus éloigné de nous, nous tourne le dos et de toute façon je le devine à peine dans l’herbe verte. Quand au troisième… oui ça y est je peux enfin voir son regard d’ambre et le capturer à travers l’objectif, évidement j’ai quelques beaux brins d’herbes compris pour le même tarif. (http://photo.coloursofwildlife.net/0652758001206102209-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0458793001206102171-8422683255.jpg) Bon là, on n’a toujours pas fait le plein du bus et la flèche du réservoir est dangereusement proche du « E » pour empty. Je sais bien que pousser le véhicule me ferais éliminer les calories ingérées ce matin, mais je n’ai pas envie non plus de servir de repas au fauves, quoique pour les guépards, vu l’état de leur ventre, il y a quand même peu de risque. On ce dirige donc vers un premier lodge, ils ont des pompes a essences, mais ils refusent de nous en vendre. Pour je ne sais quelle raison d’ailleurs, enfin je crois que ce n’est pas l’heure et que la personne qui peut donner son accord n’est pas là, on le quitte donc une première fois après une quinzaine de minute d’attente on repassera dans un petit moment. Donc on repart en game drive. Une heure plus tard on revient, et le problème et le même, on attend donc patiemment devant les pompes, pour moi pas de problème j’ai repéré dans l’acacia qui fait de l’ombre au pompiste et à ses aides, plusieurs nids en construction. Je pense que ce sont des Grey-headed social weaver, je ne connais pas vraiment le nom en français mais ça devrait donner avec la traduction quelque chose comme tisserin social à tête grise. En tout cas je passe à l’arrière du minibus et avec le bazooka sortit j’essaye de prendre quelques photos, sans trop trembler. Ça volète dans tous les sens, alors je me fixe sur la sortie du nid ou je ne vois pour l’instant apparaître qu’un petit morceau de derrière, et je patiente pour voir la tête. Enfin voilà la bête qui pointe dans le bon sens, en plus elle a le bon gout d’attendre quelques secondes avant de prendre son envol, ce qui fait que j’arrive à la photographier, mais malheureusement pas quand elle s’envole, pour cela il va me falloir encore quelques décennies de pratique. (http://photo.coloursofwildlife.net/0199969001206102417-8422683255.jpg) Il y a aussi plusieurs hirondelles qui virevoltent, mais là, je fais carrément une croix dessus, mais un coliou strié se pose gentiment pas trop loin de moi et patiente quelques instants avant de reprendre son vol. Toujours pas d’essence mais quelques photos supplémentaires. (http://photo.coloursofwildlife.net/0408605001206102485-8422683255.jpg) John après avoir essayé de courir après quelques petits chefs remonte à bord dégoûter, finalement je m’étonne moi même car je garde mon calme, je suis entrain de devenir plus africaine que les africains. ;) C’est donc la deuxième fois que l’on quitte ce lodge, et on s’éloigne de l’abondante verdure dans laquelle étaient éparpillés les bungalows. Nous retrouvons la plaine infinie d’un côté, et de l’autre des collines, aux pieds desquelles nous errons, toujours plus ou moins à la recherche d’un léopard, nous scrutons tous les arbres à saucisses du coin. Rien. Nous croisons un petit groupe d’éléphants, qui nous coupent la piste pour aller s’abreuver et s’asperger dans un petit marigot. (http://photo.coloursofwildlife.net/0887903001206102551-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0952960001206102577-8422683255.jpg) Puis nous croisons la rover d’un lodge qui nous indique où nous pouvons trouver du carburant. Nous nous rendons donc dans ce nouveau lodge qui se trouve à proximité de la station de recherche sur la faune sauvage dans le Mara, près de la Sekenani gate. Ca y est on a fait le plein, mais John fulmine tant c’est chère, 15sh de plus par litre par rapport à Nairobi. Bon moi je suis soulagé je n’ai plus à craindre la pane et le fantôme de la marche forcée en plein soleil avec les fauves à nos trousses s’éloigne. Ouf j’ai eu chaud. Midi passé, on approche d’une zone arborée qui longe probablement un court d’eau que l’on ne voit pas, mais une telle ligne régulière d’arbres ne peut que cachée un court d’eau. Premier acacia, deuxième, on roule vraiment au pas, cela me semble être la zone idéale pour un léopard, eH! Désiré tu ne voudrais pas me montrer le bout de tes moustaches ? Patiente, patiente… Enfin me voilà récompensée, mon 5ième Big five. Si je ne me retenais pas je pousserais un cri de joie. Et l’on est tout seul sur le spot et John ne prévient personne avec sa radio. L’apparition ne sera pas très longue mais de toute beauté, et pas trop mal éclairée et sans trop de branche. Etirements, bâillements gueule grande ouverte, visiblement un petit coup de patounes sur la branche, comme le fait si bien ma chatte dans un coussin ou sur mon estomac, un autre étirement une belle pose l’air un peu dédaigneux et je descends tranquillement de mon arbre, et je m’enfonce dans les hautes herbes et disparaît. Bref, trop bref moment mais qu’elle sensation inoubliable à la vue de ce superbe félin tacheté à la beauté incomparable. (http://photo.coloursofwildlife.net/0217612001206102687-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0503964001206102709-8422683255.jpg) BIG FIVE, en trois jours dans le Masaï Mara je les ai tous rencontré, c’est mon 4ième safari et c’est la première fois que ça m’arrive. Pourtant je ne suis pas à la recherche de l’exploit, mais là j’avoue que je suis enchantée. Et il y aura encore d’autres splendides rencontres, les jours suivant. Bien entendu Joseph et John sont ravis d’avoir pu me faire ce cadeau de la nature. J’inclus Joseph car comme il nous accompagne à chaque sortie et qu’il a des yeux d’aigle. C’est souvent lui qui déniche les scènes intéressantes et qui anticipe le mouvement des animaux, il est un très bon cuisinier et aussi un guide très précieux. On ressort des zones de buissons et d’arbre pour regagner la plaine. Je ne me lasse pas de la vision du Masaï Mara, l’herbe bien haute, bien verte qui ondule sous une brise légère, un acacia rompant de loin en loin l’aspect linéaire du paysage, le ciel est azur et quelques cumulus comme tous les jours, commencent à monter et à gagner du terrain. La prairie, aujourd’hui particulièrement, est survolée par une multitude de petits papillons blancs, et par une nuée d’hirondelles, je n’en ai jamais vue autant qui joue à la patrouille de l’air au dessus des herbes. On retrouve un des ces ilots de buissons, on suit des traces de roues dans l’herbe et une fois de plus on déniche un gros minet dans les graminées, et une fois de plus on n’en verra quasiment rien. Trois buissons plus loin une lionne se signale en se levant en la suivant on découvre un petit groupe de lionnes et de lionceaux. Les adultes sont nonchalamment installées à l’ombre des branches basses, mais les bébés sont par contre mieux planqués, au cœur même des buissons. Question lumière évidement à plus de 13h c’est pas géant, ombre très marquée, lumière très dure. (http://photo.coloursofwildlife.net/0333170001206102876-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0283642001206102989-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0322484001206103019-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0522364001206103076-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0628132001206103104-8422683255.jpg) Et plus loin les quelques buffles sous un arbre, impossible à gérer. (http://photo.coloursofwildlife.net/0172704001206103133-8422683255.jpg) C’est finalement vers 13h30 que l’on trouve un acacia solitaire, totalement isolé au bord d’une piste, loin de tout buisson, pour la pause pique nique. Ca, je ne sais pas si je l’ai déjà dit mais c’est un moment que j’adore, ce repas au milieu de nulle part, avec ce petit zest de frisson, du au fait que l’on ne sait pas ou est le danger. Parce que du danger il y en a quand même, même si l’on est sur nos gardes. Avant de repartir je prends quelques photos de notre arbre à pique-nique. Léger changements dans le ciel vers l’ouest où les cumulus s’accumulent, le sommet reste d’un beau blanc neigeux mais la base s’obscurcit sérieusement, il y aura encore un orage quelque part ce soir. (http://photo.coloursofwildlife.net/0190051001206103353-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0843410001206103372-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0815931001206103403-8422683255.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Floflo le 21 Mars 2008 à 14:24:05 Punaise... Il décoiffe ce carnet!!! Je suis dégoutée de la vie :'( tout le monde semble voir des léos et pas moi :'( :'(
En tous cas j'adore le rythme de ton carnet, les photos sont top et tu es vraiment douée en dessin... Ils sont superbes (j'adore l'éléphant de dos...) Continue à rester enchainée à ton ordi ;D Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 21 Mars 2008 à 14:30:53 Pour la suite du game drive, on pourrait évidement la qualifié de plus calme, j’en ai même eu rencontré lors d’un précédent safari qui auraient dit qu’il n’y avait rien à voir.
Hormis deux hyènes, enfin, qui font la sieste au milieu de la piste et que l’on est obligé de contourner, mais au moins là pas d’herbe folle. L’une est porteuse d’un collier émetteur en cuir et l’autre est porteuse d’une feuille verte, comme une boucle d’oreille. Enfin je l’ai cru jusqu’à ce que je revoie les photos plus en détails, car il s’agit en fait d’une étiquette de plastique épinglée à son oreille gauche. (http://photo.coloursofwildlife.net/0857521001206105728-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0021952001206105760-8422683255.jpg) A proximité dans la plaine de chaque côté de la piste, phacochères, impalas, Thomson, damalisques et buffles. Beaucoup sont allongés dans l’herbe, avec seulement quelques veilleurs stratégiquement disposés. J’aime tout particulièrement le tableau que font trois damalisques et que j’ai vu plusieurs fois, elles sont couchées dans les hautes herbes, à elles trois elles forment un triangle dont on ne voit paraître que le haut du crane et les cornes. Un buffle en renifle un autre, puis s’éloigne, s’arrête de nouveau et puis lève un postérieur pour se gratter le museau, énorme masse noire, égarée au milieu des graciles impalas dorées. (http://photo.coloursofwildlife.net/0546447001206105814-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0929069001206106004-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0236959001206106046-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0032149001206106150-8422683255.jpg) Choc des couleurs, bruns, roux et ors des robes, herbes vertes, or du soleil sur la plaine, ombres bleutées des cumulus qui courent sur la prairie, masse noire brutale du buffle qui tranche brutalement sur la douceur du tableau. Il y a de quoi observer, antilopes qui broutent, qui tètent pour les plus jeunes, qui se grattent qui avec les cornes, qui avec les dents, en se tordant le cou ou en utilisant un voisin complaisant, qui avec un postérieur. Un mâle impala, renifle l’odeur laissé par une femelle qui vient d’uriner. Un autre un peu plus loin se soulage, d’abord en étirant les postérieurs loin derrière lui pour uriner, puis en ramenant les postérieurs bien sous lui, presque comme s’il s’accroupissait pour déféquer. Nous progressons toujours lentement au milieu de cet éden, et ce sont soudain deux damalisques mâles qui s’affrontent cornes contres cornes. Entre chaque attaque, ils contrôlent quand même qu’il n’y a aucun prédateur qui approche, puis ils se re-foncent dessus têtes basses, et pour faciliter mon travaille de photographe amateur, ils plongent à genoux dans les hautes herbes, ce qui fait que je ne vois quasiment jamais la tête au moment du choc. (http://photo.coloursofwildlife.net/0396239001206106109-8422683255.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0733671001206106125-8422683255.jpg) Les hirondelles sont toujours aussi nombreuses autour de nous, toujours aussi insaisissable pour moi. On remonte lentement la Talek en direction de la gate. Notre piste croise celle de girafes qui effeuilles des épineux sur l’autre rive de la rivière et croise aussi celles d’éléphant qui sortent de la même rivière et qui eux arrachent de l’herbe à pleine trompe. Quelques mouvements d’inquiétude de la part des plus jeunes, on s’éloigne un peu, mais les grandes femelles restent très calmes. (http://photo.coloursofwildlife.net/0526218001206106194-8422683255.jpg) 17h30 bien sonnée et l’on franchit la gate. Quelle sacrée journée une fois de plus. Je remercie mes compagnons comme à chaque fois. Jane me rejoins et me pose les inévitables questions, à savoir comment c’est passé ma journée. Alors je lui raconte, le combat-jeu des éléphants, les trois guépards couchés dans l’herbe, les lions avec leur cubs, les girafes, antilopes… et bien sur merveille de toutes les merveilles le léopard. Elle me sourit, très heureuse pour moi et me confirme ce que je sais déjà, que ce n’est pas tout le monde qui à la chance de voir tous les Big five, et que ce n’est pas tout le monde non plus qui tombe sur les différentes scènes que j’ai vu de puis le début. « You’re very lucky » Ca je n’en doute pas un seul instant. Elle-même n’a jamais vu ni de guépard, ni de léopard, alors en accord avec John je l’invite pour le game drive de demain matin. Puis c’est la joie de prendre une bonne (mais mince) douche chaude, pour me débarrasser de la poussière et de la transpiration de la journée. Puis pendant que Joseph prépare le souper de ce soir, je me réfugie dans la « salle à manger » pour décharger mes photos une fois de plus sur la X-drive. Grace au petit écran, une fois le transfert d’image fini, je peux montrer le résultat de la journée à Jane et Joseph, notamment les photos des guépards et du léo, et puis l’on s’attendrit devant la bouilles des lionceaux. Quand à John, il est écroulé sur un matelas à l’ombre des arbustes et fait la sieste. Copieux souper une fois de plus. Demain matin levé 6h, départ 6h30 avec le petit déjeuner, retour prévu en début d’après midi pour le lunch, puis repos jusqu’à 16h puis selon mon choix, soit un ultime game drive dans le Mara soit la visite d’un village Masaï. Bon ça ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, mais John m’explique que l’argent versé lors de la visite sert à différents projets du village. Par exemple à l’achat de légumes, d’articles divers pour améliorer le quotidien ou pour participer à l’entretient des enfants pour l’école. Bon je verrais demain ce que je décide. 20h30… c’est l’heure d’aller me coucher. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Laurent Renaud le 21 Mars 2008 à 15:11:47 Merci Zabinouk
Je viens de passer un nouveau bon moment. C'est beaucoup mieux que certains documentaires. Dis-moi, les rangers ont l'air très "à cheval" sur le hors piste de ce côté ci de Mara. A+ pour la suite de tes aventures. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 21 Mars 2008 à 17:23:10 Toujours aussi intéressant de te lire.
Tes dessins, croquis, ou aquarelles tu les avais fait sur place, ou alors de retour chez toi ? J'aime particulièrement la hyène. Tu lui as donné un aspect "peluche".... Rares sont les occasions de la rencontrer sans qu'elle ne soit crottée ou pleine de sang... Je crois qu'effectivement tu as su provoquer la chance.... Voir les big five en si peu de temps, c'est déjà un exploit en soi. Par ailleurs, tu as pu observer le léopard en : action-extension..... Encore merci pour ce récit. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Simba le 21 Mars 2008 à 18:02:03 Une véritable évasion que de te lire...
Lucky woman! ;) Bien riches en rencontres, ces journées dans le Mara (le léopard étant la cerise sur le gâteau) Et puis, tous ces instants à la "This is Africa", j'adore! Une faiblesse, pour l'aquarelle tête de buffle Citation Jane Elle-même n’a jamais vu ni de guépard, ni de léopard, alors en accord avec John je l’invite pour le game drive de demain matin. Bien sympa :) Amicalement Simba Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Ombrette le 21 Mars 2008 à 20:30:06 Oh, oui, que c'est bien ! on y est..... et tu es si drôle :-*, bravo pour ce récit sensible, ces belles aquarelles (Y) et tout et tout.
Merci Zabinouk et au plaisir de lire la suite. Ombrette Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: micmac2 le 21 Mars 2008 à 21:31:46 Merci zabinouk :)
il devrait neiger plus souvent dans le vaud hehe... Carnet génial car instructif (pour moi) avant un zeste d'humour et auto dérision j'adooorre! @+ Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: ViBra le 21 Mars 2008 à 21:36:23 Zabinouk, tes dessins sont superbes et viennent compléter à merveille les photos que tu nous montres.
Quelle arche de noë tu as eu la chance d'observer en si peu de temps ! Merci aussi pour le récit plein d'anecdotes et d'humour. Mais as-tu remarqué la petite tache rouge sur le léopard ? Une blessure ? Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 22 Mars 2008 à 07:57:01 Merci à tous pour votre intérêt et votre soutient ;)
Pour répondre aux différentes questions: Désolée Gazelle aucune photo de moi en caleçon n'est disponible ;) d'ailleurs il n'en existe qu'une seule, mais comme elle a été prise en Australie je ne peut bien évidement pas la mettre ici ;) Laurent je ne sais pas si les rangers sont très à cheval sur le hors piste, je pense plutôt que c'est du la pénurie de touristes, moins y a de monde qui risque de commettre d'infraction et plus vite on sanctionne celui que l'on prend ^-^ Shaba, les aquarelles sont réalisées le soir avec l'aide de la X-drive, pour une fois je n'avais pas trop le temps de les faire directement sur le site à part la première du paysage du M.M La page d'ouverture et les cartes ont été réalisé à la maison avant le départ. Vibra, oui j'ai vu la petite blessure du léo, juste une écorchure à mon avis. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 22 Mars 2008 à 16:03:43 Samedi 1ier mars: Aruba east campsite-Masaï-Mara- Rivière Talek
La nuit a été plus calme, beaucoup moins d’aboiements que la nuit dernière, mais elle fut aussi plus fraiche, raison pour laquelle j’ai sorti mon sac de couchage. En plus de la couverture j’ai eu bon chaud. Réveil 6h00 pour un départ prévu à 6h30. Pour moi pas de problème, pour Joseph non plus, il s’active déjà depuis un petit moment à la préparation du breakfast que l’on va emmener. John ? Pas visible pour le moment. Je sors de ma tente, déjà toute équipée, et gagne la cuisine, Edward le gardien est étendu près des dernières braises rougeoyantes de son feu. Au dessus du toit de la salle à manger-cuisine commence à apparaître une vague lueur. Je salue Joseph qui s’active à cuire des crêpes, et je m’assois dans un fauteuil de camping et commence à lire à la lueur de ma frontale en attendant que tout le monde soit prêt. Edward c’est levé, a pris un seau et commence à astiquer notre bus. Finalement le départ se fera à 6h45, pour la ponctualité ce n’est pas vraiment ça, j’ai tous les jours droit au quart d’heure masaï, enfin ça pourrait être pire je suppose, ou mieux. John est enfin apparu et Jane aussi, puisqu’elle nous accompagne ce matin. Le toit du minibus est ouvert et je me prépare en enfilant une polaire plus épaisse et en me protégeant le cou avec un foulard. J’ai réfléchit aux toutes premières photos que je souhaite faire. Puisque ce matin on part de bonheur, j’espère avoir un beau levé de soleil, donc j’équipe mon appareil photo avec le 18-50mm. Et c’est le départ. J’occupe toujours les deux premiers, fauteuils du minibus juste derrière John, il y a un fauteuil ou je mets mon sac photo, et l’autre ou je suis sensée m’assoir, mais je me tiens toujours debout, du moment ou je monte dans le bus, jusqu’au moment ou j’en ressors. Alors je propose à Jane de venir s’asseoir là, mais John n’est pas du tout du même avis, Jane est invitée, OK, mais j’ai l’absolu priorité et je suis donc libre d’aller et venir comme je l’entends dans le bus et c’est apparemment à elle de faire en sorte de ne pas me gêner. Bon OK il n’a pas tort, mais ça n’empêche que je n’ai vraiment pas l’habitude de ce genre de considération, et que j’ai l’impression d’avoir en quelque sorte mis les pieds dans le plat. Foutue mentalité d’infirmière qui fait passer le bien être des autres avant soi-même, même en vacance je ne déconnecte pas. Une fois la gate franchie, nous roulons un petit moment, à l’est la lumière et de plus en plus vive et le soleil est sur le point de se lever, je demande donc un premier stop. Il est 6h53 quand le soleil apparait. Il va se lever très vite, comme le ciel est sans nuage, ce n’est pas un levé extraordinaire, de plus j’aurais avoir quelques silhouettes d’animaux au premier plan, mais contrairement à hier matin, il n’y en a pas pour le moment. Quelques instants plus tard, mais trop tard il y aurait eu des buffles. (http://photo.coloursofwildlife.net/0468399001206196848-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0045188001206196873-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0201637001206196902-8422715294.jpg) On emprunte une piste, puis une autre, puis marche arrière, puis changement d’avis, on cherche, mais le Mara pour le moment se révèle bien désert. C’est surtout que j’ai perdu la notion du temps qui peut s’écouler, j’ai donc l’impression qu’il s’est passé longtemps alors que d’après les exifs de mes photos, entre le levé du soleil et la première surprise de la matinée il ne c’est écoulé qu’une douzaine de minutes. La première rencontre, on la devine au loin, dans l’herbe frissonnante, apparaissent trois guépards, probablement les mêmes que la veille. Ils sont bien loin, et ils se dirigent tous les trois vers un acacia solitaire, j’espère qu’ils ne vont pas ce coucher dans les hautes herbes. Je suits leur progression à travers le téléobjectif que je viens d’ajuster, et je refile mes jumelles à Jane. Oh, chance quand tu me tiens, je suis heureuse que tu ne me lâche pas, après avoir reniflé le tronc de l’arbre, et peut être après avoir marqué leur territoire, mais là je suis trop loin pour le voir, les guépards poursuivent leur chemin et viennent à couper une piste sur laquelle John a bifurqué, quand il a vu la direction qu’ils prenaient. Deux trois autres véhicules nous ont rejoints mais c’est tout, ouf ! Ils avanceront nonchalamment, sur la piste devant nous, puis couperons de nouveau à travers les hautes herbes et après une bonne vingtaine de minutes, ils s’éloigneront. (http://photo.coloursofwildlife.net/0295745001206197005-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0537430001206197028-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0742619001206197066-8422715294.jpg) Et voilà une première belle observation, je me retourne vers Jane qui sourit de toutes ses dents blanches, elle vient de voir des guépards pour la première fois. Nous croisons la route d’un troupeau de gazelles de Grant et là je demande l’arrêt, elles sont magnifiquement éclairées. J’observe un moment le jeu d’un mâle qui renifle les femelles de son harem, il recherche apparemment celles qui pourraient être en chaleur, mais ce n’est apparemment pas le cas. Dès que l’une d’elles urine, il vient renifler et emprisonne et analyse l’odeur en retroussant sa lèvre supérieure. C’est le flehmen (désolé pas sure de l’ortographe). (http://photo.coloursofwildlife.net/0332690001206197107-8422715294.jpg) La radio crépite en continue, plus ou moins fort, John échange quelques mots et repart, des lionnes ont été repérées. Elle sont trois toutes dorées par la lumière matinale, pas trop de véhicules autour d’elles, on dirait que par un étrange concencius, que dès qu’un bus arrive un autre est en train de quitter la scène ce qui fait que pour le moment on n’ est pas plus de 3-4 à la fois sur les différents spots. Elles avancent royales dans les hautes herbes, complètement indifférentes à notre présence, et rejoignent la piste sur laquelle nous sommes arrêtés. Je prends des photos quand John m’appel et me dit « serval cat on the left side ». MRD… je ne sais plus où donner de la tête et de l’appareil photo, je prends quand même deux photos du serval qui est assez loin et caché dans l’herbe avant qu’il ne disparaisse et je retourne à « mes » lionnes qui sont entrain d’arrivée tout près du bus. Je me positionne pour essayer de les prendre correctement, au passage j’ai aperçus le regard de Jane qui paraît mi fascinée, mi-apeurée par la très, très proche proximité des ladys. Clic clac, la photo est prise, je souris à Jane, en levant le pouce, elle pousse un soupir de soulagement. (http://photo.coloursofwildlife.net/0277645001206197190-8422715294.jpg) Les autres véhicules suivent les lionnes, tandis que John quitte la piste et décrit un grand cercle dans l’herbe à la recherche du serval, que miraculeusement on retrouve, enfin dans un premier temps seuls mes trois compagnons le voie, moi je ne cherche pas au bon endroit dans les hautes herbes et il me faut attendre que John est coupé le moteur pour le beau chat rassuré reprenne sa progression. Et je mitraille, il continue sa progression, semblant être à l’affut, son long corps tacheté se coulant entre les herbes, magnifique. Seulement de bus nous ont rejoint, mais nous laisse la priorité sur le site, nous reprenons nous aussi notre progression à quelques mètres du chat. Soudain il s’arrête, son antérieur gauche relevé comme un chien d’arrêt, il la repose lentement, je sens la chasse qui se prépare, on dirait l’un de mes chats. Son corps se rassemble et c’est le bond dans l’herbe, pour le score : 0 pour moi, pas eu le temps de déclenché et 1 pour le serval qui à l’air de mastiquer quelque chose, probablement un insecte. Sur ce on le laisse à sa chasse et on regagne la piste. (http://photo.coloursofwildlife.net/0223357001206197212-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0774066001206197265-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0735447001206197288-8422715294.jpg) Pendant ce temps les lionnes se sont éloignées tranquillement, les deux qui sembles les plus âgées, avancent toujours sur la piste, tandis que celle qui semble être la plus jeune c’est avancée dans l’herbe et guigne du côté de quelques gazelles de Grant. En moi même je pense : - la ma cocotte tu as l’air d’être bien présomptueuse, si tu crois qu’en avançant à découvert comme tu le fais tu vas en attraper une ? Faut quand même pas rêver. Sur tout que les gazelles n’étant pas aveugles et à peine inquiètent continue à brouter tout en s’écartant. La jeunette continue à les suivre, toujours très visible, tandis que les ainées continuent sur la piste sans l’attendre. (http://photo.coloursofwildlife.net/0708354001206198107-8422715294.jpg) Et puis nous abandonnons ce trio. Nous empruntons différentes pistes, et puis pour la deuxième fois de la matinée, nous retrouvons les trois guépards. J’en profite de nouveau pour faire « quelques » clichés. Quand je visualiserais mes photos je repérerais pleins de tâches dans le ciel, en fait ce sont des hirondelles qui on reprit leur ballet aérien au-dessus de l’herbe. Cette fois après les guépards, ce sont des autruches, mâle et femelles que nous croiserons. (http://photo.coloursofwildlife.net/0911487001206197483-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0438618001206197542-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0830806001206197570-8422715294.jpg) Bon ce n’est pas tout, mais on a toujours pas trouvé de léopard, va falloir que l’on cherche ailleurs. A ma grande surprise, il n’est que 8h30. On a eu tellement de rencontres merveilleuses en un si bref laps de temps que je croyais qu’il était déjà 11h au moins. Maintenant nous cherchons un coin pique-nique-breakfast. On aperçoit des hyènes, elles sont plusieurs, dont des toutes jeunes car elles sont toutes noires. Malheureusement le bruit du moteur les fera retourner dans leur terrier. A 500m de là environ un acacia solitaire nous servira de parasol pour le breakfast. John étant une vieille couverture en guise de nappe, et l’on sort les victuailles emballées dans deux gamelles avec les tasses, assiettes et couverts et aussi la thermos d’eau bouillante pour le thé-café. Je propose mes lingettes humides pour un petit lavage de mains. Au menu, patate douce froide, reste de la veille, œufs durs, toast, crêpes, saucisses. Joseph me sert sans pitié une pleine assiette. Moi je m’installe à genoux pour manger, Jane s’assied, mais John et Joseph reste sur leur garde, on n’est quand même pas si loin que ça du terrier des hyènes. (http://photo.coloursofwildlife.net/0253613001206197607-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0541740001206197632-8422715294.jpg) Puis l’on repart. On se dirige vers la rivière Talek dont l’emplacement est indiqué par une rangée d’arbres et par une végétation plus haute. Quelques rencontres intéressantes : dik-dik très timide, redbuck ou cobe des roseaux mâle et femelle, une tortue-léopard, mais pas de léopard, une lionne solitaire, peut-être, qui disparaitra dans les buissons. (http://photo.coloursofwildlife.net/0045684001206197895-8422715294.jpg) On à changer de bord de la Talek, mais toujours pas de léo. Il y a par endroit des passages abruptes qui descendent vers la rivière et des panneaux d’interdiction de passer en voiture, évidement quand c’est interdit, y a toujours quelqu’un pour transgresser l’interdiction. C’est le cas de ce 4X4 que l’on a croisé précédemment, et à bord duquel j’avais compté trois jeunes enfants. C’est probablement la mère qui est au volant. C’est passé, mais de justesse, comme partout y a des inconscients. (http://photo.coloursofwildlife.net/0351962001206197831-8422715294.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 22 Mars 2008 à 16:27:26 Bonjour,
Superbes les guépards dans la petite lumière du matin. Quant au serval, une réussite à part entière... Bravo encore et vivement la suite (c'est plus rapide à lire qu'à écrire :-* :-* :-* Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 22 Mars 2008 à 16:29:16 Bon moi je demande l’arrêt sur ce côté ci de la rivière parce que en face arrive un troupeau d’éléphants qui m’a bien l’air décidé à descendre boire.
Malheureusement après 20mn d’attente rien n’a bougé, alors John reprend les pistes à l’envers en direction du point où il est possible de traverser sur l’autre berge. Je m’accroche car il roule plutôt vite. La course ne paraît d’ailleurs pas finir. Enfin on arrive en face de l’endroit que l’on vient de quitter, mais zut, les éléphants sont passés de l’autre côté, déjà ? Je regarde plus attentivement et je m’aperçois que ce n’est pas le même groupe, puisque celui là aussi se dirige vers la rivière et ne s’en éloigne pas. Mais où est donc le groupe précédent ? Ils se sont tous simplement réfugier au cœur de gros buissons et d’arbres, d’ailleurs les voilà qui réapparaissent derrière nous. La scène se présente comme cela, à notre gauche sur l’autre berge qui domine la Talek, un groupe d’éléphants mères et jeunes commencent à descendre dans le lit de la rivière pour s’abreuver, pas trop pour s’arroser. (http://photo.coloursofwildlife.net/0570051001206198386-8422715294.jpg) Sur la berge où nous sommes, sur la piste qui longe de très prêt le « vide », un autre troupeau d’éléphants, aussi composé de mères et de jeunes de tous les âges, viennent de sortir du taillis derrière nous, nous obligeant à avancer sur la piste pour leur laisser le passage, ils se faufilent sur notre droite pour gagner un marigot. (http://photo.coloursofwildlife.net/0471256001206198457-8422715294.jpg) Nous avançons donc pour, d’une part dégager le passage et d’autre part pour pouvoir mieux les observer. Ca y est les premiers ont atteint le marigot et commence par s’abreuver, ils se sont un peu éparpillés. Soudain un gros craquement retentit dans les buissons qui nous cachent partiellement la vue sur le lit de la rivière en contre bas, il y a aussi un souffle rauque et profond, une tête grise ornée d’une trompe et de larges oreilles apparaît. Pas d’hésitation John avance de quelques mètres pour dégager le chemin. C’est l’autre groupe qui a traverser et rejoints les autres dans le marigot. (http://photo.coloursofwildlife.net/0726015001206198626-8422715294.jpg) Et là c’est une bonne demi- heure d’observations qui nous attend, et de rigolades, car là les pachydermes perdent un peu de leur dignité, tant leur plaisir au bain de boue est intense. Ils s’abreuvent en premier, puis ils grattent la boue aspergeant l’herbe autour, à grand coup de pied, ils s’éclaboussent le ventre, les trompes sont entrées en action, pour servir de douche, un coup à droite, un coup à gauche, un autre par-dessus la tête, les éléphants gris clair deviennent maintenant gris foncé. C’est les plus jeunes qui donnent le signal de la baignade générale, glissades, à plat ventre, sur le côté, roulades incomplètes, parfois même les uns sur les autres. A moitié assis, à moitié couché, une trompe par-ci, une trompe par-là, quelques empoignades aussi, qu’ils sont donc drôles et finalement agiles ces mastodontes. La lumière n’est vraiment pas top pour les photos, mais tant pis c’est LA scène que j’attendais de voir. Et puis tout d’un coup en quelques instant c’est finit, quelques retardataires tardent un peu à se relever, mais ils s’y résignent et gagnent les fourrés voisins et disparaissent à notre vue. Amazing. (http://photo.coloursofwildlife.net/0959220001206198707-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0298658001206198726-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0628810001206198744-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0970106001206198767-8422715294.jpg) 11h30 on se dirige maintenant très tranquillement vers la gate, mais on est loin d’y parvenir. Dans un premier temps notre piste croise celles de 3 lionnes, ou peut être 2 femelles et un jeune mâle qui sont en train de tenter une approche au près de deux cobes défassa. De notre premier point de vue, je vois une première lionne loin sur la gauche devant moi, qui avance très, très lentement, genre 1,2 ,3 soleil si tu bouge encore quand je me retourne tu as perdue. C’est exactement ça. La tête dans le prolongement du corps et la queue elle aussi tendue sans dépasser, elle avance très précautionneusement. Elle guette les deux cobes et attend soit qu’ils se remettent à brouter, soit qu’ils lui tournent le dos pour avancer de deux trois pas, impressionnant. J’ai du mal à voir la deuxième lionne, qui elle est allongée tout au bord de la piste avec juste une oreille qui dépasse de l’herbe. Nous avançons tout doucement, John fait un très bref stop au près de la lionne la plus proche de la piste pour que je prenne une photo, puis continue, histoire de ne pas perturber la chasse en alertant les cobes, qui sont déjà bien en alerte. C’est en nous positionnant plus loin que nous découvrons le troisième fauve, très loin de nous, lui est déjà du même côté que les cobes, il est assis immobile à côté d’un buisson. Je surveille l’approche des deux autres, et j’ai des fois du mal à le retrouver, pourtant son pelage brille sous le soleil de midi. Et l’on attend en plein soleil de midi, prévoyante, je viens de changer les batteries de mon appareil photo et de carte mémoire aussi, on ne sait jamais, des fois que je devienne subitement douée pour photographier une scène d’action, ça serais bête de ne pas être prête. ;D ;) Les minutes s’égrènent lentement, quelques mouches nous agacent, on a l’impression qu’il ne se passe rien, mais la scène évolue très lentement. C’est d’abord le cobe mâle qui c’est remis à brouter et qui a progressivement tourné le dos. La femelle est beaucoup plus suspicieuse, elle arrache quelques brins d’herbes et relève la tête, le clan des lions reste immobile, ne rien précipité telle doit être leur devise. Leurs regards restent fixés sur les cobes, au bout d’un certain temps la femelle cobe se relâche un peu, elle broute plus longtemps avant de relever de nouveau la tête, pendant ce temps les trois lions ont avancé de quelques pas, puis ont repris leur immobilité. Entre les deux mon cœur balance, j’ai envie de voir cette chasse, mais je n’ai pas envie que ce cobe soit dévoré. Le lion ou lionne, je n’ai toujours pas réussit à l’identifier, solitaire a réussit à avancé, se couche dans l’herbe et se positionne maintenant plus haut que la femelle cobe, les deux autres se sont aussi rapprochées, je sens la tenaille se refermer. Et soudain c’est la fuite, la femelle cobe a du sentir le danger, ou une des lionnes a fait une erreur, la plus proche des trois s’élance mais sans conviction et stop au bout de 20 m. C’est raté pour ce coup-ci. (http://photo.coloursofwildlife.net/0679484001206198932-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0640574001206198954-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0020940001206198986-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0938099001206199012-8422715294.jpg) Mais j’ai pu assister à une belle leçon de chasse et de patiente, et je suis ravie une fois de plus de la chance qui me sourit. Nous reprenons nous aussi notre route, nous croisons un rollier en haut d’un arbre, et un phacochère qui prend un bain de boue. Nous progressons toujours vers la sortie, mais tout en fouillant coins et recoins. (http://photo.coloursofwildlife.net/0287124001206199080-8422715294.jpg) Alors comme nous sommes, very, mais very lucky, nous découvrons une jeune femelle guépard assise sous un arbuste, et elle ne bougera pas à notre approche. Elle est magnifique, mais très, très maigre. OUAHHH, la beauté de ce regard d’ambre. UN insecte vient l’agacer, elle secoue la tête impatiemment à plusieurs reprises. Elle finira par se décidé a bouger en direction de trois gazelles de Grant, trois mâles, qui visiblement ne la prenne pas trop au sérieux, quelques reniflements d’alertes et puis l’un deux tente même de la courser, le monde à l’envers, mais elle dédaigneuse continue son chemin et disparaitra dans des buissons. (http://photo.coloursofwildlife.net/0817753001206199160-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0078248001206199190-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0149257001206199213-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0816224001206199259-8422715294.jpg) Il est passé 13h quand nous franchissons la porte. Quelle matinée incroyable une fois de plus, je suis ravie que Jane ait pu voir des cheetahs, et aussi un serval qu’elle n’a jamais vu auparavant, tant pis pour le léo. De retour au camp je déjeune en compagnie de Joseph seulement, il a préparé une salade de pomme de terre et une salade de fruits. Après cela je me réfugie sous la tente pour une petite sieste en attendant le départ à 16h, pour le prochain game drive. Parce que j’ai réfléchi depuis ce matin, et j’ai choisi de refaire un game drive plutôt que d’aller visiter un village masaï, car c’est vraiment ce dont j’ai le plus envie. Mais j’ai l’impression que ma décision n’enchante pas vraiment John, il n’a pas mangé avec nous, et puis je sens comme un froid, lors de la reprise du game drive d’autant plus que Joseph ne nous accompagnera pas. La sortie fut pus calme, plus de voitures, moins d’animaux. Une girafe couchée, un imposant éléphant mâle… On a tout de même recroisé la piste des trois guépards. Beaucoup d’hirondelles les ont survolés d’après mes photos. Eléphants, antilopes, une hyène solitaire à la gueule amochée, des vautours à contre jour et un magnifique ciel d’orage et quelques gouttes de pluies pour moi. (http://photo.coloursofwildlife.net/0746707001206199594-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0365143001206199560-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0360878001206199533-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0417948001206199501-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0608641001206199418-8422715294.jpg) Sortie du parc à 18h30, il parait que l’heure de fermeture c’est 18h, mais je ne comprends pas parce qu’il y avait encore plein de véhicule derrière nous loin de la gate et pas près à quitter apparemment. On a frôlé l’amende une fois de plus, John a râlé tant est plus que le garde a fini par le laisser passer. Mais ça n’a pas amélioré son humeur. Retour au camp, douche quasi à la frontale, en tous les cas j’ai pensé à la prendre, soupé et puis dodo. Demain on quitte le Masaï Mara. (http://photo.coloursofwildlife.net/0601358001206199450-8422715294.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0875404001206199385-8422715294.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 22 Mars 2008 à 16:31:18 Citation Bravo encore et vivement la suite (c'est plus rapide à lire qu'à écrire Oui environ trois à quatre heures d'écriture pour une seule journée :-[ je suis un petit peu trop bavarde peut être ::) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Ombrette le 22 Mars 2008 à 17:32:12 Oh non, tu n'es pas trop bavarde.... C'est pour notre plus grand plaisir. :)
De jolies photos par une très très lucky photographe... serval, guépards, ciels d'orage (j'adore !). Encore bravo et merci. (Y) Ombrette Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 22 Mars 2008 à 18:10:53 Pour moi non plus, tu n'es pas trop bavarde, je me réjouis que tu continues ce récit...
Ou es-tu allée après Masai-Mara ? Nakuru ? Amboselli ? Es-tu montée dans le nord ? Super les cieux d'orage (Y) (Y) (Y) (Y) A bientôt j'espère pour la suite. Encore merci et bravo Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: ViBra le 22 Mars 2008 à 23:04:46 Encore une super journée (Y)
Ou es-tu allée après Masai-Mara ? Nakuru ? Amboselli ? Es-tu montée dans le nord ? C'est ce qu'on va découvrir bientôt :) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 23 Mars 2008 à 15:37:08 Dimanche 2 mars : Masaï Mara-Nairobi-Sangare tented camp
Levée 6h30. La nuit a été aussi fraiche que les précédentes. Les chiens ont encore passablement aboyés toute la nuit et ce matin c’est un âne qui m’a réveillé en poussant un hi-han assourdissant. Je me prépare et commence à emballer toutes mes affaires, je secoue toute la literie et soulève le matelas pour être sure de ne rien oublier dans la tente, trois jours c’est le temps qu’il me faut pour commencer à mettre le b….l quelque part quand je ne fais pas attention. Pendant ce temps j’entends l’eau couler au robinet proche de la tente, c’est Edward qui rempli un seau pour commencer le nettoyage du bus. 7h Joseph m’appelle pour le breakfast, ce matin question lest, je suis servie, Omelette, beans à la sauce tomate, patates douces, toast, fruits et trois crêpes. Et non une fois de plus je n’ai pas fini mon assiette, je ne suis pas Big John, moi. Tiens il apparaît enfin après sa douche matinale, il à l’air de meilleure humeur. Je fais mes adieux à Jane et à Edward le gardien de nuit. Il est 7h45 quand nous franchissons pour la dernière fois la Gate de la Talek river, avec notre traditionnel quart d’heure de retard sur l’horaire prévu. Nous roulons assez rapidement sur une des pistes principales pour rejoindre la Sekenani Gate par laquelle nous allons quitter le Mara pour gagner Nairobi dans un premier temps, avant de poursuivre pour Nyeri et les Aberdares. Nous filons à travers la plaine, quelques impalas, quelques Thomson en train de nous saluer de leur petites queues toujours en mouvement, une famille de phacochères affolés par notre passage rapide et qui s’enfuient l’un derrière l’autre la queue dressée comme un étendard. Au loin sur la ligne d’horizon se détache un groupe d’éléphants, et un acacia solitaire qui reste pour moi l’emblème du Masai Mara. (http://photo.coloursofwildlife.net/0581470001206282283-8921718141.jpg) Je me gave de tous ces instants, de toutes ces images, je me rempli l’âme et le cœur de toutes ces sensations et de toutes ces visions, la plaine ondulante à l’infini, le ciel parsemé de cumulus, les pistes rouges, l’herbe verte, l’éclair roux des impalas, plus doré des thomies. Je me souviens en un éclair, des premiers éléphants il y a 4 jours seulement, du premier rhino, des premières girafes, gazelles, antilopes. Je me souviens de la masse sombre et imposante des premiers buffles, je me souviens de la femelle guépard encore essoufflée après la chasse, je me souviens de la gueule ensanglantée de ses deux petits, je me souviens des premiers lions, des grues couronnées, des hippos, des éléphants se roulant dans la boue, des trois guépards fendant l’herbe de la prairie et des trois lionnes juste après, le serval chassant à proximité, les lionceaux réfugiés dans les buissons, les jeunes waterbucks qui tètent… Tant d’images différentes, de bruits et d’odeurs différentes, petit-déjeuner ou lunch sous un acacia au milieu du Mara. Tant et tant de souvenirs accumulés en un si court laps de temps. Mais pas le temps pour moi d'avoir des regrets de quitter cet endroit merveilleux, déjà je ressens l’attrait du nord, le Samburu c’est pour demain soir. Nous arrivons à la Gate principale de Masaï Mara, pendant que John rempli les dernières formalités pour la sortie, le bus est assailli par des femmes masaïs qui veulent me vendre à tout prix colifichets, masques de bois, couvertures rouges… Pas cher bien évidement. La Gate est franchie. Nous empruntons la piste poussiéreuse et défoncée qui va nous rapprocher de Nairobi. Elle est bordée de quelques villages masaïs blottis derrière leurs haies d’épineux. Les troupeaux commencent à quitter leurs enclos où ils sont parqués la nuit à l’abri des prédateurs, pour gagner les points d’eau et les pâturages. Et mon œil ébloui capture de nouveau tout une succession de scènes de la vie africaine qui semble se concentrer aux abords des pistes. Petit groupe d’enfants assis dans la poussière. Jeunes gardiens de chèvres et de moutons. Hommes drapés dans leurs couvertures rouges, menant les vaches, veaux et taureaux au point d’eau. Un troupeau de chèvres et de moutons insouciants, s’éparpille soudain devant le bus. Des pintades communes refusent de laisser le passage et finissent par s’envoler toutes affolées au dernier moment. Encore quelques troupeaux éloignés de gazelles et de zèbres. Des femmes masaïs aux vêtements colorés, assises au bord de la piste, leurs bijoux scintillants dans le soleil. Des femmes et des enfants allant ou revenant du point d’eau, un bidon pendant dans leur dos, porté grâce à un lien qui ceint leur front. Même système pour porter une caisse de coca. Une femme se penche en avant pour prendre une charge, le bébé attaché dans son dos suit le mouvement. Un grand frère tient la main d’un plus petit et nous salue à notre passage. Un petit gardien de troupeau court jusqu’à la piste et nous adresse le même salut. Une grande sœur, peut être 7-8 ans porte attachée dans son dos un "bébé" presque aussi grand qu’elle. Et toujours les écarts de conduites de John, il est censé conduire à gauche mais il roule le plus souvent à droite, ce côté ci semblant meilleur. Une voiture, un camion arrive en face pas de problème on se rabat sur la gauche en ralentissant fortement car tout à coup en passant dans le nuage de poussière on ne voit plus rien. Nous quittons la piste pour une portion de route goudronnée, en route pour Narok dans un premier temps. Traversée de villages dont les maisons aux couleurs vives sont porteuses de messages publicitaires. Je me souviens des maisons vertes pour l’opérateur téléphonique Safaricom, en jaune pour la bière Tusker, en bleu et rouge pour une entreprise qui vent des produits agrochimiques. (http://photo.coloursofwildlife.net/0104187001206282664-8921718141.jpg) Un âne, deux ânes attelés à une charrette un homme assis ou debout les conduisant à l’aide d’une baguette. Un âne attelé, un deuxième plus petit attaché à côté qui fait quelques écarts, c’est un ânon, il ne tire pas encore, il apprend le métier au côté de sa mère. Et la vie de l’Afrique continue au bord de la route. Un homme lave son vélo dans un cour d’eau. Un homme aidé d’une vache laboure son terrain. D’autres sont assis à l’ombre d’un acacia. Un camion en panne au bord de la route. Un vendeur d’épis de mais grillés au feu de bois. Un vélo, un cycliste entouré par la poussière ou par le nuage de gasoil noir qui s’échappe du pot d’un camion peinant dans la monté. Entrée dans Narok, arrêt à la station service, John nous laisse en pose un petit moment, j’en profite pour acheter deux trois cartes postales. Puis comme l’attente se prolonge je me décide à prendre un café, que l’on me sert dans un verre en sagex. Heureusement, car John revient et l’on repart. J’ai juste oublié que la route qui traverse Narok est complètement défoncée, ce qui fait qu’au bout de quelques mètres, je me suis déjà copieusement arrosée avec mon café brulant. Pas grave ça va coller la poussière sur le pantalon et le t-shirt. Anarchie complète en centre ville, troupeaux, piétons dans tous les sens, marchés dans les rues adjacentes. Camions brinquebalants d’un bord à l’autre de la route, matatus bondés, bus surchargés. Sortie de Narok, un panneau incite à ralentir à 30km/h car si on ne l’avait pas encore remarqué "road under construction", la bonne blague. Le bitume, quand il en reste, est complètement défoncé, les bas côtés en latérite sont meilleurs, tout le monde les empruntent. Nombreux contrôles de police, mais John n’est pas arrêté donc il slalome entre les herses. Montée sur les bords de la Rift Valley, des sportifs à VTT, certainement des professionnels vu le matériel, grimpent en danseuse. Les camions s’essoufflent et crache de plus en plus noir, les matatus peinent aussi. John double dès qu’il le peut sans s’occuper, comme les autres, du marquage au sol, quand il existe. Moi je croyais innocemment, qu’une ligne jaune continue signifiait "interdiction de doubler" que ce soit à la montée comme à la descente. Et bien il semble que NON. En montée, dans un virage, sans visibilité parfois trois ou quatre véhicules les uns à la suite des autres, tout le monde double. Nous repassons sans nous arrêter devant les curios shops de la Rift Valley, couvertures masaïs, sculptures sur bois, bimbeloteries clinquantes prennent la poussière. C’est en traversant les villages depuis un petit moment, que je réalise que nous sommes dimanche. Les gens bien habillés sortent de la messe. Costume- cravate, pour monsieur, joli tailleur coloré, sac à main et chaussures à talon pour madame, souliers à boucles, robe blanche à volant et chaussettes blanches pour mademoiselle. Puis c’est l’approche de Nairobi, par un faubourg riche, beaucoup de fleurs, hibiscus, flamboyants, bougainvilliers. Grandes maisons blotties dans des jardins se protégeant derrières des murs surmontés de barbelés, agents de sécurité en grand nombre. C’est le quartier des maisons privées des ambassadeurs… Vers 13h nous nous arrêtons dans un resto qui propose notamment du poulet grillé, frites. John me demande si ça me va, alors Ok pour un poulet-frites. J’étudie le menu, la portion de frite est à 100sh, le poulet entier est à 500sh et le coca 60sh, les beignets, 20sh les deux. Avec Joseph on reste encore un moment à table car John est venu nous avertir que l’on avait une roue à plat. On est à l’abri de soleil, mais il fait relativement chaud, et puis c’est très bruyant, bien qu’il n’y ait pas grand monde, musique à fond et télévision. Vivement que l’on quitte la civilisation. Et le contournement de Nairobi reprend dans le vacarme des klaxons, marchés, matatus, bus violet ou orange. Pollution. Piétons qui traversent nonchalamment la circulation en folie. Une famille les parents et deux jeunes enfants, attendent patiemment un ralentissement dans la circulation, pour pouvoir traverser. Enfin, nous nous éloignons de Nairobi, mais la circulation reste dense. La 2X2 voies cède la place à une route à 2 voies. A peine 45mn après notre départ, nous crevons une nouvelle fois. John s’arrête sur le bas côté droit, à l’ombre d’un arbre, et je descends m’asseoir sur le talus pendant qu’il change la roue avant droite, avec l’aide de Joseph. La circulation un peu moins dense secoue le bus à chaque passage. Un matatu arrive, je n’en crois pas mes yeux, un énorme poisson est suspendu à l’avant. Nous repartons, si mon compte est bon nous en sommes maintenant à trois crevaisons. Toujours beaucoup de monde au bord de la route. Deux hommes en costume et cravate noir, chemise blanche circule à deux sur un vélo, dans un nuage de poussière rouge. Un homme avec deux poules vivantes sous le bras. Un autre se retourne vers la route en remontant sa braguette de pantalon. Une famille est allongée sur une couverture dans un fossé en bordure de route. Un vélo, un enfant sur le porte bagage avant, un homme pédalant et un énorme régime de banane sur le porte bagage arrière suivi par couple aussi sur un vélo, madame en amazone derrière monsieur. Pour les indications kilométriques, suivre les pubs coca cola. Victory in Jesus, sur les murs d’une église en tôle. D’immenses panneaux proclament "Président Mwai Kibaki for peace and developpement for all kenyans" Traversée de Karatina, marché, foule, poussière, petites échoppes présentant des fruits, mangues, bananes, ananas… Encore et encore les scènes de la vie quotidiennes se déroulent sous mes yeux. Nyéri, juste après la ville nous bifurquons à gauche sur une piste défoncée, j‘ai juste le temps de voir le panneau Sangare tented camp 9,5kms. Il est 16h. Oh joie ! Nous approchons enfin de mon lieu d’étape pour la soirée et la matinée de demain. On passe une porte que nous ouvre un gardien, encore quelques kms de pistes qui serpentent entre des buissons, un endroit dégagé, quelques thomies, impalas, un beau point de vue sur le lointain sommet enneigé du Mont Kenya qui apparaît entre les nuages. Une dernière descente, un marigot verdoyant où j’aperçois quelques ouettes d’Egypte et puis l’on franchit un porche inachevé et j’arrive au paradis. Un lac, une multitude d’oiseaux et le calme. Un accueil très chaleureux de la part du staff de ce camp de luxe. Serviettes humides, pour nous débarrasser de la poussière de la journée, un vers de jus d’ananas bien frais pour étancher notre soif. Présentation du staff, puis l’on m’accompagne à une table ombragée d’un parasol, pour remplir les formalités. On me ressert un jus d’ananas bien frais et on m'informe sur les consignes de sécurité du camp. La manager a un accent anglais que je comprends relativement bien, par rapport à mes deux compères qui mange la moitié des mots. Elle m’explique que l’électricité est fournie par des panneaux solaires, et que ce serait bien de ma part que je pense à éteindre la lumière quand je n’en ai pas besoin, pas de problème. L’eau chaude pour la douche est à volonté, mais quand même soumise à certains horaires, pas de problème. Comme il fait frais on apportera une bouteille d’eau chaude dans ma tente pendant que je souperais, pas de problème. Heu si pour quoi une bouteille d’eau chaude pour la nuit ? Pour le thé matinal ? Me voilà démasquée, quand la conversation sort légèrement de ses rails, je n’en comprends plus le sens. Alors elle me répète qu’une bouteille d’eau chaude me sera amenée parce qu’il fait froid la nuit, oui là j’ai bien compris, pour le thé ? Non pour le lit, pour le lit ? Soudain la lumière se fait à l’étage des neurones, mais bien sure une bouillote. Grand sourire de part et d’autre, j’ai compris. On me demande aussi de choisir mon menu pour ce soir et si 19h30 me convient comme horaire pour souper, pas de problème ça me va. Alors comme la nuit sera tombée on me prie de ne pas quitter ma tente on viendra me chercher et on me raccompagnera après le souper. Pas de problème. D’un œil je suis l’évolution d’une colonie de tisserins en plein travail, je me réjouis des photos que je vais pouvoir faire ici. Et puis on m’accompagne à ma "tente" Ouah, Ouah, Ouah !!!!! Le nom de ma tente est "mararal", c’est grandiose. Vaste tente avec large terrasse ombragée, une table basse, deux fauteuils, vue sur le lac. A l’intérieur deux lits queensize me tendent les bras, lequel vais- je choisir ? Le reste de l’ameublement comprend deux poufs, une penderie, une coiffeuse, une autre table basse avec deux chaise, et au fond de la tente séparé par un épais rideau un coin WC, un coin lavabo, et un coin douche, le tout carrelé et d’une propreté impeccable. (http://photo.coloursofwildlife.net/0127764001206282825-8921718141.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0008313001206282852-8921718141.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0106137001206282879-8921718141.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0773471001206282905-8921718141.jpg) la chaudière (http://photo.coloursofwildlife.net/0715670001206282948-8921718141.jpg) La salle à manger (http://photo.coloursofwildlife.net/0466102001206282968-8921718141.jpg) La vue sur le lac (http://photo.coloursofwildlife.net/0577156001206284096-8921718141.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 23 Mars 2008 à 16:01:55 Enfin, le trépied que je trimbale depuis le début va enfin servir.
Je passerai une fantastique fin d’après–midi de détente, entre photographie des tisserins qui construisent leur nid, douche chaude et abondante, rédaction du carnet de voyage et écriture de quelques cartes postales, lecture, le tout souvent interrompu car mon attention se focalise sur l’observation de ombreux oiseaux qui volent autour de moi. J’ai oublié de préciser que je suis la seule cliente de ce camp d’une douzaine de tentes. 1 Speke's weaver (http://photo.coloursofwildlife.net/0204124001206284182-8921718141.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0379268001206284235-8921718141.jpg) 3 Femelle récoltant de quoi tapisser le nid (http://photo.coloursofwildlife.net/0028932001206284650-8921718141.jpg) 4 (http://photo.coloursofwildlife.net/0697484001206284689-8921718141.jpg) 5 Etourneau métallique commun (http://photo.coloursofwildlife.net/0194751001206284331-8921718141.jpg) 6 Foulque à crête (http://photo.coloursofwildlife.net/0985601001206284363-8921718141.jpg) 7Bergeronette pie (http://photo.coloursofwildlife.net/0627876001206284394-8921718141.jpg) A un moment près de la tente voisine j’aperçois deux hommes dont l’un est armé d’un fusil, ils viennent se présenter, c’est Martin et Boniface les gardiens qui font un tour de surveillance, ils confirment qu’ils viendront bien me chercher à 19h30 pour le souper. A l’heure dite, je suis prête, j’ai cadenassé ma tente, Martin vérifie que je l’ai fait correctement puis nous rejoignons le sentier ou Boniface m’attend. Le ciel brille déjà de milliers d’étoiles, mais je ferais mieux de regarder ou je pose mes pieds si je ne veux pas me retrouver par terre. Dans la salle à manger je suis accueillie chaleureusement par le manager qui lui même déjà entrain de souper. Il se lève courtoisement et me souhaite la bienvenue. On m’accompagne à une table près d’une des deux cheminées qui réchauffe la salle. Au menu de se soir, salade, potage, un steak de bœuf drôlement accommodé, il est recouvert de tranche de tomate, elles mêmes recouverte de fromage fondu et entouré par une barde de lard, maintenu par une armada de cure-dents. On dirait un hérisson et j’ai bien du mal à savoir par quel bout attaquer la bête. Haricots verts, carottes, pommes de terre et sauce champignon sont l’accompagnement. Pour le dessert une crème avec morceau d’ananas que je gouterais, mais que je ne finirais point car il y a longtemps que je n’ai plus faim. Une tasse de thé, puis au lit. Pendant le souper on est venu me proposer diverses activités pour ma matinée de demain, bien sur il y a un game drive de compris, mais pour le reste de la matinée si je le veux on me propose avec un supplément, soit un game walk, soit une promenade à cheval, soit un tour en barque sur le lac… mais je préfère rester au calme et profiter pleinement du calme et du confort de ma tente et surtout de sa terrasse. Boniface me raccompagne à ma tente et me souhaite bonne nuit. Ainsi s’achève cette longue journée de route entre Masai Mara et Samburu Couché de soleil ce soir là (http://photo.coloursofwildlife.net/0610725001206284464-8921718141.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0992958001206284494-8921718141.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Ombrette le 23 Mars 2008 à 16:12:24 Bien jolie étape.
Belles prises d'oiseaux et un coucher de soleil non moins réussi sur le lac. Vivement le lendemain, direction Samburu.... Merci encore une fois Zabinouk. Ombrette Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Laurent Renaud le 24 Mars 2008 à 09:16:49 Après la poussière de la piste et l'effervescence de la ville,
beaucoup de quiétude dans tes dernières images. Allez, c'est l'heure Zab. Tu me fais languir, j'ai hâte de voir et de lire "Samburu". Des nouvelles fraîches de ce petit paradis. YES !! Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 24 Mars 2008 à 11:12:32 Bonjour, tu décris si bien les traversées de villages ou les faubourgs de Nairobi que l'on s'y croirait...
Très joli camp qui t'a certainement permis de reposer toutes les vertèbres de ta colonne vertébrale, aïe aïe aïe le dos dans les "nids de poule"... Très joli tisserin et beau coucher de soleil sur le lac :) Comme dit Laurent "vivement Samburu" Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Simba le 24 Mars 2008 à 11:54:06 Que de détails sur la vie bouillonnante des faubourgs traversés.
De la frénésie, à la quiétude... Royal, d'être la seule voyageuse du camp. J'hallucine sur le paysage qui jouxte la salle à manger. De quoi, prendre un abonnement (même s'il faut faire la plonge, tous les soirs! ;D) Le tisserin, toute aile déployée est vraiment mimi. 3 crevaisons... Et comme on dit, jamais 2 sans trois, le total devrait être bon! Enfin, je l'espère. Comme tous, vivement le réveil de cette nuit, avec bouillotte, pour découvrir Samburu. Amicalement :) Simba Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Gazelle le 24 Mars 2008 à 12:17:48 Encore une moisson de rencontres animalières (mais aussi humaines) fort riches.
Que de photos, que d'aquarelles et que de détails pour ce carnet. On s'y croirait. Félicitation (Y), pour ces fidèles retranscriptions et comme tous, j'attends la suite avec impatience. Gazelle Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 24 Mars 2008 à 13:19:08 Lundi 3 mars : Sangare tented camp- Samburu Butterfly camp.
En effet la bouillote fût grandement appréciée. Mon lit était bien chaud quand je me suis glissée entre les draps et elle était encore tiède ce matin contre mon dos. J’aurais bien aimé laisser ouverts les rabats de la tente pour avoir un aperçu du lac dès mon réveil, mais il faisait vraiment trop froid. Le lit était vraiment confortable, j’ai vraiment pu bien me reposer, à part quelques réveils dus aux coincoins des canards et à une envie nocturne comme d’habitude. Mais là pas de gardien, pas besoin d’aller derrière la tente, en plus j’avais pris soin d’enlever le tabouret au pied de mon lit, dans lequel je me serais très certainement encoublée. Le breakfast est prévu pour 7h30 et comme je suis prête à 7h, j’ai donc largement le temps de descendre jusqu’au bord du lac pour avoir un meilleur point de vue sur le jour qui se lève. Les pélicans se sont rapprochés sur une petite langue de terre qui émerge au milieu du lac, il y en a deux plus un ibis. Leur plumage blanc se pare de l’or du soleil levant. Il y a une légère brume qui s’étire au dessus du lac et le ciel en face de moi est bien plombé, quelle superbe lumière. Hormis le bavardage des oiseaux, tout est très calme. (http://photo.coloursofwildlife.net/0085248001206360418-6216782246.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0029957001206360480-6216782246.jpg) 7h25 je me dirige vers le resto, le soleil à dépassé la cime des arbres et commence à chauffer, mais je tolère bien ma polaire. Un serveur me souhaite le bonjour et m’indique une table où sont déposés des plateaux de fruits tranchés, des bols de cornflakes, des jus de fruits frais… Je me sers un verre de jus d’ananas, que le serveur s’empresse de m’enlever des mains pour le poser sur la table où mon couvert est installé face au lac. Pendant ce temps je me sers un peu de cornflakes et beaucoup de fruits. Le serveur prend aussi ma commande de boisson chaude, je m’en tiens au thé et me demande comment je veux mes œufs, si je veux des saucisses ou du bacon… Il part en cuisine et moi je regrette d’avoir pris des céréales, et il revient avec une corbeille de petits pains fait maison, le beurre est caché dans le ventre de l’hippopotame. Imaginez un instant la scène, je suis installée à l’extérieur à l’ombre d’un parasol, face à un lac où se reflète le tronc des acacias à troncs jaunes, j’aperçois la petite île où les pélicans s’occupent de leur plumage, il y a aussi un immense acacia au sommet du quel sont perchés des ibis qui se découpent sur le gris sombre du ciel. Plus près de moi les tisserins s’affairent déjà à la construction de leur nid, les foulques se bagarrent avec les canards à bec rouge. Si ce n’est pas le paradis sur terre, à mon avis ça y ressemble grandement. Comme je suis seule pour le game drive et que l’on ne pas donné d’heure précise pour le départ, je prends donc mon temps. Il est juste 8h passée de quelques minutes quand je rejoins ma tente pour prendre mon sac photo. Puis je rejoins la voiture, si effectivement je suis la seule touriste je suis accompagnée par trois personnes, le chauffeur, un des serveurs, et Boniface armé de son fusil. Je ne change rien à mes habitudes et je me tiens d’emblée debout. Ouettes d’Egypte, Thomson, impalas, zèbres et mes premières girafes réticulées. Le terrain est vallonné et il y a aussi pas mal de buissons. Au loin j’aperçois le mont Kenya bien dégagé, mais je ne fais pas de photos, l’atmosphère est trop brumeuse. On passe par les prés du ranch pour voir les chevaux de randonnées, il y a deux étranges spécimens, des hybrides issus du croisement entre un cheval et un zèbre de Grévy, vraiment beaux. Je regrette de ne pouvoir monter pour le moment, mais cela ne serais pas raisonnable. Girafe réticulée (http://photo.coloursofwildlife.net/0074045001206360654-6216782246.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0497079001206360714-6216782246.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0784918001206360736-6216782246.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0400594001206360769-6216782246.jpg) Hybride de zèbre de Grévy et cheval (http://photo.coloursofwildlife.net/0040432001206360787-6216782246.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0172125001206360858-6216782246.jpg) A 9h30 le game drive s’achève. Evidement après le Mara, c’est un peu décevant, mais maintenant j’ai encore toute la matinée pour profiter de "ma terrasse" et observer les oiseaux. Je comptais prendre une douche après le game drive, mais j’ai oublié les restrictions d’horaires pour l’eau chaude, tant pis, je verrais ce soir à Samburu. Calée dans mon fauteuil, un œil sur les pages de mon livre un autre sur l’avifaune environnante, je profite de l’instant présent, prête à dégainer mon appareil photo, dès qu’un oiseau s’approche. Je pourrais observer des canards à bec jaune et d’autres à bec rouge, un chevalier aboyeur, des pies grièches fiscales, un gravelot à triple collier… 12h30 je me dirige une fois de plus vers le resto, sans trop trainer car je dois quitter à 13h. Le lunch est lui aussi copieux. Soupe et pain maison, filet de perche du Nil sauce tartare, frites, épinards, salade de fruits frais. Thé. J’échange quelques mots avec le serveur qui se souvient de quelques mots de français appris à l’école. Ambiance vraiment chaleureuse, je quitte cet endroit à regret. J’y aurais volontiers passé une nuit de plus. 1Chevalier aboyeur- common greenshank (http://photo.coloursofwildlife.net/0438841001206360981-6216782246.jpg) 2 Pie grièche fiscale, jeune (http://photo.coloursofwildlife.net/0136610001206361026-6216782246.jpg) 3 Gravelot à triple collier (http://photo.coloursofwildlife.net/0215001001206361089-6216782246.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 24 Mars 2008 à 13:31:42 Il est finalement plus de 13h30 quand mes lascars viennent me chercher, le quart d’heure masaï s’étant transformé en demi-heure. Eux ont passé la nuit et la matinée à Nyéri.
14h45 arrêt à Nanyuki pour acheter de la glace pour la glacière et de la viande, pour les repas de mes deux derniers jours de camping. Sur le trottoir, juste à mon niveau des vendeurs ont étalé leur marchandises sur des cartons, l’un propose des lunettes de soleil, un autre des CD single, un troisième qui vient à passer propose lui différents modelès de raccord électrique pour téléphone portable à brancher sur l’allume cigare de la voiture. Et il y en a un qui a sorti un pèse personne et qui interpelle les gens dans la rue et leur propose de se peser contre rémunération. Incroyable, les rois de la débrouille. Après la traversée de la ville on est entré dans une région très agricole, avec de vastes champs de céréales en pleine moisson. Des cigognes grappillent dans les champs déjà moissonnés. A l’extérieur des clôtures qui cernent les vastes champs de blé, les bas côté ont été aussi ensemencés, là aussi la moisson se fait mais pas à l’aide de moissonneuses-batteuses mais à la main, presque épi par épi, d’ailleurs dans un de ces micros champs je verrais les femmes agenouillées qui semblent même ramasser jusqu’au moindre grain. (http://photo.coloursofwildlife.net/0508585001206361721-6216782246.jpg) (http://photo.coloursofwildlife.net/0038352001206361752-6216782246.jpg) Petits d’hommes en vert, en bleu ou rose vif selon l’école à laquelle ils appartiennent, marche solitaire ou en groupe le long de la route, courbé sous le poids du sac à dos, parfois un bidon à la main, c’est l’heure de la sortie des classes. Et comme partout dans le monde, les filles rient et jacassent entre elles, les garçons se poursuivent, échangent des coups ou courent pour le plaisir, les plus sages reste près de leur mère. 16h le panneau coca cola annonce Isiolo 22kms. Quand nous arrivons en ville je vois soudain une différence, il y a ici une forte influence musulmane. Les femmes portent presque toute un voile, les hommes affluent peu à peu à la mosquée. Arrêt à la station service pour compléter le plein, une fois de plus un vendeur ambulant m’interpelle et après les préliminaires incontournables, "how are you…" il essaye une fois de plus de vendre son bazar… Je refuse fermement avec le sourire, alors il tente une autre approche. "Are you french", "Oui" "Comment allez-vous ?" Plutôt surprenant, n’est ce pas. Alors là il abandonne l’idée de me vendre quelque chose, et il à besoin de mes services, après avoir sorti son porte-monnaie, il me tend une pièce de monnaie toute rouillée et me demande si je peux la lui échanger contre des shillings. C’est une pièce de un euro. Dis donc Laurent ce n’est pas toi qui lui aurais fait ce coup là par hasard ? Après un aparté avec Joseph, pour me renseigner sur le taux de change de l’euro, je vous rappelle au passage que je suis suisse et que j’ai payé mon voyage en US$, je fais les fonds de poche de mon porte-monnaie et lui échange son euro contre 80sh. Je pense qu’il n’a pas perdu au change. La pièce est passablement rouillée, je la tourne entre mes doigts et… J’éclate de rire, c’est un euro irlandais et devinez où je vais pour mes prochaines vacances ? On achève la traversée d’Isiolo. La route goudronnée disparaît au profit d’une route "en construction", tous les véhicules, maintenant rares, empruntent le bas côté poussiéreux mais en relativement bon état. Marché à Isiolo (http://photo.coloursofwildlife.net/0914614001206361803-6216782246.jpg) Mosquée à Isiolo (http://photo.coloursofwildlife.net/0910941001206361861-6216782246.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: tcom le 24 Mars 2008 à 14:26:30 J'avais quelques pages de ton carnet à ratrapper. Quels plaisirs de lire ton carnet magnifiquement illustré, surtout par un temps pareil!
J'ai particulièrement aimé la scène où l'éléphant se gratte. Tu as vraiment eu beaucoups de chances d'apercevoir les big 5. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 24 Mars 2008 à 14:42:14 On arrive à la gate de Samburu, une monstruosité rayée comme un zèbre. John me préviens de garder ma fenêtre fermée, car les vendeurs sont très entreprenant et n’hésiteraient pas, d’après lui à voler ce qu’ils pourraient attraper.
Une fois les formalités effectuées, John ouvre le toit du mini bus comme cela en gagnant le campsite, je bénéficie d’un premier game drive. Comme on emmène un passager supplémentaire, Joseph est passé à l’arrière avec moi. C’est vraiment un atout très précieux, car il voit toujours plein de chose. Voilà, je suis maintenant dans Samburu, ma première impression, c’est que c’est un peu rebutant, parce qu’après les étendues d’herbes vertes de Masaï Mara, là c’est plutôt carrément sec, grisouille, mort. En un mot désertique. Mais bon je le savais dès le départ, j’ai intentionnellement choisit de me concentrer sur deux parcs totalement différents l’un de l’autre. Et puis j’ai eu de tellement de bons échos du Samburu, je ne vais pas me laisser rebuter par ma première vision. A la vue des premières gérénuks, du premier oryx beisa et des premières girafes réticulées je tombe définitivement « in love » avec ce parc, la magie de sa sauvage beauté m’a complètement et définitivement envoutée. A l’heure ou j’écris ces lignes je n’ai qu’une envie, y retourner. La lumière de cette fin d’après midi est sublime et pare d’une ambiance dorée le paysage et les animaux. 1 (http://photo.coloursofwildlife.net/0683967001206364502-6216782246.jpg) 2girafe réticulée (http://photo.coloursofwildlife.net/0597302001206364536-6216782246.jpg) 3 (http://photo.coloursofwildlife.net/0989375001206364557-6216782246.jpg) Gérénuk (http://photo.coloursofwildlife.net/0579281001206364951-6216782246.jpg) Près de nous très, très prêt une mère éléphant et son petit arrachent tranquillement quelques touffes d’herbes. Je peux admirer fascinée le jeu de la trompe de la mère, si agile et celui beaucoup plus maladroit du petit, d’ailleurs lui s’aide d’un de ses pied, mais ça ne va pas vraiment comme il le voudrait. La mère passe lentement derrière le mini bus, alors que l’éléphanteau passe lui très, très proche tendant une trompe exploratrice vers nous, John ne le laisse pas faire et redémarre, petit barrissement inquiet et vite il coure rejoindre maman, qui elle n’a absolument pas bronché. 4 (http://photo.coloursofwildlife.net/0949337001206364604-6216782246.jpg) 5 pause tendresse (http://photo.coloursofwildlife.net/0333014001206364630-6216782246.jpg) 6 (http://photo.coloursofwildlife.net/0022902001206364862-6216782246.jpg) 7 Pourquoi je n'y arrive pas, moi? (http://photo.coloursofwildlife.net/0771239001206364904-6216782246.jpg) Collines arides se parant d’or sur le versant ouest et d’indigo de plus en plus profond sur les versants est. Nombreux acacias ornés par les boules dorées que forment les nids de tisserins. Troncs élancées en forme de « Y » géant des palmiers qui dominent le ruban vert de la végétation qui borde l’Uaso Nyiro quasiment à sec. A l’entrée de l’Uaso bridge, nous déposons notre passager. En contre bas du pont à droite deux cobes à croissant se désaltèrent dans un reste d’eau, à gauche et aussi sur le pont c’est plutôt le domaine des babouins qui chahutent et se poursuivent dans les branches. 8 (http://photo.coloursofwildlife.net/0331340001206365020-6216782246.jpg) Un mâle est assis sur la rambarde du pont, John s’arrête à sa hauteur, brrr, impressionnant. Nous passons un portail ouvert, prenons la piste à droite puis encore à droite pour nous rapprocher de la rivière et nous voici arrivés au Butterfly campsite. Ce sera le plus basic de tous les camps que j’ai testé dans ce voyage. Une grande tente mess, composée de bâches et feuilles de plastiques divers abrite quelques tables et bancs bancales et les feux de la cuisine à l’une de ses extrémités. Les tentes sont un peu les unes sur les autres, certaines semblent tenir par miracle. Un des gardiens du camp me montre une première tente dôme en me demandant si ça me convient, l’intérieur est propre, elle est correctement tendue, c’est une tente deux places, les fermetures à glissières fonctionnent sauf celles de la moustiquaire malheureusement, alors oui ça me va. Il me propose de retirer les matelas supplémentaires, non, non merci je les gardes, et m’empresse de les rajouter sur les deux autres, ce qui me fait un lit confortable, composé de 4 minces matelas, d’environ 10 cm d’épaisseur au total. Je ne pense pas, vu la température ambiante que j’aurais besoin des deux épaisses couvertures de laine, mais j’en utilise une comme drap de dessous, et une comme oreille, et en plus j’ouvre en grand mon duvet que je rajoute pardessus. Que demander de plus ? Un petit peu plus de fraicheur peut être, parce qu’inutile de vous dire, qu’après avoir installé mes affaires dans cet endroit surchauffé je suis en nage. Je réalise que cette tente dôme est plus adaptée à des contrées plus froides, pas de volets de tissus à rouler pour dégager une éventuelle ouverture munie d’une moustiquaire, j’opterais bien pour enlever le double toit, mais après vérification des fermetures de la moustiquaires de l’entrée , je ne peut me le permettre, une seule fermeture sur les trois est encore fonctionnelle, ça laisse bien trop d’espace aux moustiques et autres indésirables pour entrer. Je rassemble mes affaires de toilette, il est 18h15 la nuit va bientôt tombée, et je me dirige vers le bloc sanitaire à 100m de ma tente. Autant en profiter pendant que je suis encore seule car il y aura bientôt d’autres touristes dans le camp ce soir. Il est composé de deux douches, pas d’eau chaude ici, et de deux WC à la turque, vu l’odeur je sais où sont les WC et où sont les douches. J’entre dans l’une des douches, ouvre le robinet, très, très mince filet d’eau tiède, je referme et me déshabille quasi dans l’obscurité, regrettant de ne pas avoir pris ma frontale, et cherchant ou un coin de planche ou un clou dépassant pour pouvoir suspendre mes habits. Je me glisse sous la douche ouvre le robinet et …. Rien hormis deux trois gouttes, j’ouvre plus grand, me disant qu’il faut que l’eau arrive, manque de pression ou je ne sais quoi, mais il faut bien que je me résigne, toujours rien. Toute nue dans ma douche, j’hésite à me rhabiller, optimiste je suis, mais toujours pas d’eau. Alors je me rhabille, évidement dans cet endroit confiné au toit de tôle sur lequel le soleil à taper toute la journée, j’ai plus l’impression d’être dans un sauna que dans une douche et donc je transpire abondement. Je sors, fait le tour du bloc à la recherche d’un robinet qui fermerai l’arrivée d’eau, mais rien. Alors je me résigne à redescendre vers la tente mess pour demander pourquoi il n’y a pas d’eau. Tout le monde semble étonné et deux messieurs m’accompagne jusqu’à la douche pour vérifier mes dires, ils ouvrent les robinets des deux douches, mais toujours rien. Alors après un bref échange entre eux, ils me disent qu’ils vont aller vérifier la connexion avec le réservoir, il y en a pour 5mn, peut être 10 et de rajouter en me tournant le dos, plutôt 15. Alors je m’assois et prend mon mal en patience, pendant une demi- heure, entre temps les autres touristes sont revenus de leur game drive et se pointe à la douche. J’annonce « no water », « no wader ? » me répond on avec un accent que je suppose être américain, prononcé. La nuit est maintenant totale, et je n’ai pas de lampe, je renonce donc pour ce soir à une douche bienfaisante, tant pis je me contenterais de mes lingettes pour me débarrasser du gros de la poussière et de la transpiration, je m’asperge de produit anti- moustique et en ressortant de la tente me recouvre presqu’aussitôt de poussière. Je vais attendre l’heure du souper sous la tente cantine, où l’on m’annonce que l’eau est revenue. Ça ne me fait ni chaud, ni froid, la douche se sera pour demain. Il y a deux groupes qui nous ont rejoins ce soir, première fois que je revois des touristes depuis une semaine. Il y a un groupe de 5 et un couple de Singapour. Et un staff important autour de nous tous, entre les différents cuistots, les chauffeurs, et les gardiens de camp, que de monde. John vient me chercher pour me montrer une chauve souris qui est à terre devant notre bus, elle arrivera à s’envoler de nouveau. Pendant le souper John viendra me chercher de nouveau pour me montrer une genette qui passe furtivement en bordure du camp. Pour le souper de ce soir, soupe, une assiette copieusement remplie par Joseph d’une purée de pomme de terre pumkin, viande hachée en bolognaise, accompagné de petit pois carottes, le tout avec un assaisonnement à la Joseph. En dessert des oranges vertes légèrement acidulées et une mangue. Le tout arrosé de thé brulant. Evidement j’aurais droit aux remontrances de Joseph pour ne pas avoir fini mon assiette, une fois de plus. Butterfly camp au bord de l'Uaso Nyiro 1 ma nouvelle chambre ;) (http://photo.coloursofwildlife.net/0508860001206365220-6216782246.jpg) 2 quelques unes des chambres vues depuis le lit de la rivière (http://photo.coloursofwildlife.net/0294831001206365328-6216782246.jpg) 3 la cantine (http://photo.coloursofwildlife.net/0627891001206365391-6216782246.jpg) 4 le coin cuisine (http://photo.coloursofwildlife.net/0864950001206365429-6216782246.jpg) 5 quelques ustensils (http://photo.coloursofwildlife.net/0257686001206365473-6216782246.jpg) 7 le coin vaisselle (http://photo.coloursofwildlife.net/0689283001206365561-6216782246.jpg) 8 un de nos plus proche voisin, très envahissant, manque de chance on à beau porter plainte, la police du coin ne daigne pas se déplacer pour des larcins mineurs (http://photo.coloursofwildlife.net/0103279001206365622-6216782246.jpg) 9 La salle de bain et WC (http://photo.coloursofwildlife.net/0425790001206365755-6216782246.jpg) 10- et nos autres voisins de pallier, oui juste la porte à côté des WC, oui je sais l'appartement est mal agencé, mais pour le prix... En tous les cas, des voisins fort impressionant, mais d'un naturel plutôt calme et placide ces jours ci, ils faut dire que la chaleur doit y être pour quelque chose :-* (http://photo.coloursofwildlife.net/0263011001206365952-6216782246.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Laurent Renaud le 24 Mars 2008 à 15:58:58 Ah oui, la poussière. (N)
J'avais un peu oublié : la couleur (surtout mélangée à la transpiration), le bruit (si, si quand elle crisse entre les dents ;D, un peu comme la craie sur le tableau) et les effets (mon matériel s'en souvient encore, bien le numérique, plus besoin d'ouvrir le dos du boîtier pour changer de film) et tout et tout. Cependant tu es également tombée amoureuse de Samburu. (Y) Allez, continue ! Je suis un peu inquiet car la météo annonce un redoux O0 Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 24 Mars 2008 à 17:01:49 ;D C'est pour moi que tu dis celà?
Je te rassure en plus du redoux, demain je retourne au travail, alors forcément je vais ralentir le rythme. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 24 Mars 2008 à 17:34:25 A la vue des premières gérénuks, du premier oryx beisa et des premières girafes réticulées je tombe définitivement « in love » avec ce parc, la magie de sa sauvage beauté m’a complètement et définitivement envoutée. A l’heure ou j’écris ces lignes je n’ai qu’une envie, y retourner. La lumière de cette fin d’après midi est sublime et pare d’une ambiance dorée le paysage et les animaux. C'est normal, ça fait cet effet à tout le monde. Moi aussi, je n'ai plus qu'une seule envie : y retourner (peut-être cet été, peut-être ! Du moins j'espère............) Vivement la suite...... Encore bravo ! Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Ombrette le 24 Mars 2008 à 18:41:40 Samburu, cet été !!!!
Ca c'est une idée qu'elle est excellente ! En juillet.... ;) Ton carnet Zabinouk est toujours aussi passionnant. Chaque jour j'attends la suite ! Quel plaisir ces jolies couleurs de Samburu. A demain si tu le veux bien, si tu le peux.... Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: micmac2 le 25 Mars 2008 à 00:28:45 ;D C'est pour moi que tu dis celà? Je te rassure en plus du redoux, demain je retourne au travail, alors forcément je vais ralentir le rythme. Zut alors! Ce carnet, pour finir la journée, rien de tel! Enfin du soleil de la chaleur et une vie sauvage splendide. Ca change de la météo actuelle...! Vive la suite :) @+ Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 25 Mars 2008 à 20:23:36 Samburu (http://photo.coloursofwildlife.net/0382841001206472622-84226149140.jpg) Mardi 4 mars : Samburu Butterfly camp Levée 6h00. Nuit un peu bruyante de 21h à 22h, le temps que tout le monde soit couché. Par la suite OK. Je suis « maudite », pourquoi ils ont posé la lampe tempête juste derrière ma tente ? Hein, pourquoi ? Je n’ai pas besoin d’un phare pour m’éclairer la nuit pour aller au petit coin. Surtout que là le camp est libre d’accès à la faune sauvage, je ne vais certainement pas faire les 100m sans visibilité (beaucoup de buissons) qui me séparent des toilettes. C’est donc après m’être levée vers 3h du matin, qu’il a commencé à faire plus « frais », je me suis juste légèrement couverte. Levée donc à 6h, Joseph prépare déjà le breakfast que l’on va emmener avec nous, et je bois mon premier thé brulant. Le départ été prévue pour 6h30 + le ¼ d’heure masaï… Très belle lumière, mais pas énormément d’animaux, tout du moins en début de matinée. (http://photo.coloursofwildlife.net/0590239001206472005-84226149140.jpg) Quelques impalas, des dik-diks par trois, probablement le couple, plus le jeune de l’année. Mais comme de toute façon ces antilopes sont tellement minuscules et qu’elles s’éclipsent rapidement, j’ai du mal à faire la différence entre les adultes et le jeune. Je vois aussi quelques gérénuks mâles et femelles, elles sont vraiment étranges avec leur long cou, malheureusement pour moi, comme il y a de la végétation bien verte à leur niveau elles ne se dressent pas sur leur postérieurs pour brouter. 1 Dik-dik (http://photo.coloursofwildlife.net/0748582001206472053-84226149140.jpg) 2 Gérénuk mâle (http://photo.coloursofwildlife.net/0984605001206472106-84226149140.jpg) On découvre aussi trois lionnes, qui sont couchées dans les buissons, un peu difficile à observer, mais par la suite une puis deux se lèveront et couperont tranquillement la piste avant de continuer vers des buissons plus épais où elles disparaitront à l’abri des voyeurs. 3 (http://photo.coloursofwildlife.net/0488430001206472163-84226149140.jpg) 4 (http://photo.coloursofwildlife.net/0281435001206472208-84226149140.jpg) 9h pose breakfast, miam, miam, finalement ça vaut le coup de partir en retard, y avait encore des crêpes. Bon là on a fait vraiment vite pour déjeuner parce qu’ici ce n’est pas aussi bien dégager que dans le Mara. Plus tard on croise un important groupe d’éléphants, tant mieux parce que je ne me lasse pas de les observer, même si ils ne font que passer, même si ils ne font que brouter. Encore et encore je les regarde avec fascination, toujours aussi étonnée du peu de bruit que font ces énormes bêtes en se déplaçant. 5 (http://photo.coloursofwildlife.net/0568436001206472284-84226149140.jpg) Enfin, voilà les « nouveauté » 1 autruche de Somalie mâle, 1 zèbre de Grévy, 1 oryx Beisa qui prendra la poudre d’escampette à notre approche. Que des mâles de chaque espèce. Prendre en photo une autruche qui se nourri relève un peu de la gageure, un coup la tête en haut, un coup en bas à avancer et reculer. Quand elle relève la tête, je suis fascinée par la progression du bol alimentaire le long de son cou. Je la trouve plus jolie que l’autruche commune, je trouve que ses plumes, sont plus noires, enfin c’est juste mon avis. Quand au zèbre de Grévy, là aussi je suis tombée amoureuse. Il est vraiment magnifique et ses grandes oreilles rondes, j’adore. Heureusement, lui se laissera observer un long moment. A un moment j’apercevrais tout un troupeau d’oryx dans le lit assécher de la rivière, mais on n’arrivera pas approcher suffisamment prêt et on le perdra de vue. Tant pis. 6 Autruche de Somalie (http://photo.coloursofwildlife.net/0363331001206472383-84226149140.jpg) 7 OrYx beisa (http://photo.coloursofwildlife.net/0059361001206472421-84226149140.jpg) 8 Zèbre de Grévy (http://photo.coloursofwildlife.net/0350121001206472475-84226149140.jpg) 9 (http://photo.coloursofwildlife.net/0865797001206472494-84226149140.jpg) On observera aussi les éléphants en grand nombre dans le lit de l’Uaso Nyiro asséché, ils sont entrain de s’abreuver. Comment, me direz vous, la rivière est à sec. Ces petits malins creusent des trous avec leurs antérieurs et trouvent l’eau sous le sable. De plus on a aperçus une équipe d’hommes armée de pelles qui creusent aussi des tranchées. 10 (http://photo.coloursofwildlife.net/0901955001206472669-84226149140.jpg) Pendant ces moments d’observations j’ai eu la chance de pouvoir découvrir de nombreux oiseaux, calao à bec rouge, guêpier à poitrine blanche, oh qu’ils sont beaux, martin pêcheur à tête grise, yyyyouuuppiiiii, et alcyon pie, re- yyyyyoupppiiiii. Voilà ce que c’est d’avoir des cowpains passionnés par les piafs et qui vous transmettent leur passion. Mais John, lui ne comprend pas trop pourquoi je suis toute follette d’avoir vu ces oiseaux et en plus de lui avoir demandé un stop, voir même de reculer, encore si c’était pour un léo, même pour un lion, il comprendrait, mais là ça le dépasse. Il y a aussi une spatule, un rollier, un aigle huppard, un aigle martial, toujours des guêpiers, des francolins gorge jaune… Des vervets se goinfrent de fleurs d’acacia sans se préoccuper le moins du monde des épines. Finalement en longeant tranquillement la rivière on reviendra au camp pour 11h30. 11 Guêpier à gorge blanche (http://photo.coloursofwildlife.net/0688009001206472865-8422684119.jpg) 12 Alcyon pie (http://photo.coloursofwildlife.net/0402422001206472900-8422684119.jpg) 13 Singe vervet (http://photo.coloursofwildlife.net/0505835001206472947-8422684119.jpg) Ouf je vais être contente d’avoir un moment de pause au cour de la journée. Enfin c’est ce que je croyais. ;) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 25 Mars 2008 à 20:59:27 Bonsoir,
Je retrouve avec un plaisir infini l'ambiance propre à Samburu. La lumière sur la lionne est superbe, la grimace du zèbre laisse apparaître un joli dentier... Je suis surprise de voir la rivière à sec, cela n'arrive pas souvent. Nous l'avions trouvée complètement asséchée en 2000 et je crois que depuis cela n'était plus arrivé. Il est intéressant de voir les éléphants creuser la lit de la rivière et aspirer l'eau et ensuite voir les autres gazelles et singes venir profiter de l'aubaine pour se désaltérer... Vraiment je me régale :P :P :P Bravo et merci encore Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: wild dog le 25 Mars 2008 à 23:23:51 Merci pour ce carnet fort bien illustré :)
J'aime beaucoup la photo du guêpier, il est vrai que les guides ont parfois tendance à négliger les oiseaux, ce que je ne comprends pas toujours :( même si c'est pour voir un oryctérope ou un serval :-* Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Laurent Renaud le 26 Mars 2008 à 08:04:30 Bonjour Zab
La photo de la lionne est magique. (Y) (Y) (Y) Dommage qu'il lui manque le bout des pattes ! Je retrouve les couleurs de Samburu. Ca fait du bien ! Tu as raison les espèces endémiques sont vraiment très belles. Si tu as vu des hommes creuser des tranchées, c'est que la rivière était à sec depuis un bon moment. Très en amont de la rivière, il y a d'importantes exploitations agricoles qui parfois bloquent l'arrivée de l'eau. As-tu eu des infos à ce sujet ? Cet asséchement est-il du à une longue sécheresse ou bien à un pompage intense de l'eau en amont ? J'ai hâte de savoir qui a bien pu perturber ta pause de midi ! Un léopard peut-être ? Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 26 Mars 2008 à 08:25:06 Bonjour Zab Très en amont de la rivière, il y a d'importantes exploitations agricoles qui parfois bloquent l'arrivée de l'eau. As-tu eu des infos à ce sujet ? Cet asséchement est-il du à une longue sécheresse ou bien à un pompage intense de l'eau en amont ? Désolée de ne pouvoir te répondre sur cette question, pour moi c'était évident que c'était une question de sécheresse, je n'ai jamais pensé qu'il pourrait y avoir d'autres causes et donc je n'ai pas demandé :-[ ;) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Floflo le 26 Mars 2008 à 12:18:02 Ahhh Samburu... Quel plaisir pour moi aussi de retrouver les couleurs de Samburu (Y) pour ma part, rivière aussi asséchée en mars 2005 :(
J'adore de plus en plus tes aquarelles (L) et comme toi j'adore ces zèbres de Grévy (super l'attitude sur la 9, je l'entends d'ici ;D) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 26 Mars 2008 à 21:09:13 Mais que s'est-il passé au cours de cet après-midi ?
Je suis impatiente de connaître la suite. Te serais-tu endormie ? :-* Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Ombrette le 26 Mars 2008 à 21:21:56 Ouiiiiiiiiiiiiiiii, la suite...
Tout va bien ? Une reprise difficile ? ;) A très viiiiiiiiiiiiiiiiiiite. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 27 Mars 2008 à 07:06:02 >:D Je vous ai donné de mauvaises habitudes, enchainée 8h par jour pendant ce week end Pascal, apparement ça ne vous suffit pas ;)
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: micmac2 le 27 Mars 2008 à 18:41:48 >:D Je vous ai donné de mauvaises habitudes, enchainée 8h par jour pendant ce week end Pascal, apparement ça ne vous suffit pas ;) En effet, ça suffit pas :P La suite, la suite, la suite :-X Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: vinnylove le 27 Mars 2008 à 18:51:28 Zab ta vie privée ne nous regarde pas ! Tu t'enchaines avec qui tu veux, Pascal ou un autre ... ;D ;D ;D
Pour l'heure envoie la suite ! :) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 27 Mars 2008 à 20:18:57 C'est de
l'esclavage ;) Voilà comment cela commence, enfin pour moi ça commence juste maintenant, pour l’équipe qui reste au camp pour cuisiner c’est un éternel recommencement. Hier soir Joseph m’a dit qu’il cuisinait de la nourriture africaine pour lui et les autres, mais qu’il me ferrait gouter. OK. ??? Alors depuis hier dans une énorme gamelle il y a ce que je crois être, si j’ai bien compris, des ignames. Aujourd’hui apparemment ils sont presque prêts, ils sont juste entrain de prendre un peu de couleur sur le grill. Pour l’instant je suis la seule revenue de safari, un des cuistots, amène une pleine assiette avec les premiers morceaux d’ignames grillés et la pose sur la table au milieu des autres membres du staff qui attendent de gouter. Ça va très vite, le temps qu’il fasse trois pas, le cuistot, un babouin surgit prend appui sur l’épaule d’une femme assise à la table, mais qui tourne le dos et pfft l’assiette s’envole entre les pattes du babouin, qui si il est agile, n’en renverse pas moins le contenu. Cris, hurlements, le babouin commence à fuir puis fait demi-tour pour récupérer quelques morceaux tombés dans le sable. 1 pour le babouin, 0 pour les hommes. Enfin pour dire vrai le score est plus élevé en faveur des singes, parce que tous les morceaux tombés à terre sont récupérés par les quadrupèdes. Que croyez vous que j’ai fais… et bien ce n’est pas compliqué, j’ai éclaté de rire ;D ;D ;D ;D ;D et ai sortie mon appareil photo pour la prochaine offensive. Parce que cela n’a été ni la première, ni la dernière escarmouche des 4 h suivantes. Vervets et babouins sont sans arrêt sur le qui-vive pour chaparder de la nourriture et bien que les hommes soient armés d’un lance-pierre, ils n’ont encore pas muté génétiquement pour avoir des yeux derrière la tête. J’ai quand même finit par gouter aux fameux ignames. Mangé avec du sel ce n’est pas mauvais, mais cela n’a pas un gout extraordinaire. Pour le reste de mon repas, heureux les singes qui ont pu finir mon assiette par la suite. Une fois de plus trop copieusement servit, j’ai beau dire stop l’assiette arrive toujours pleine. Et puis il fait tellement chaud que j’ai plus soif que faim. Par contre je ne laisserais rien de mon bol de salade de fruits, mangue, banane, pastèque, papaye, fruit de la passion. Miam. Les cris, les hurlements, les jets d’objets divers en plus des pierres, les courses poursuites… ont continué de plus belle tant que la nourriture à continuer d’affluer sur la table. Le score étant toujours en faveur des singes, même si parfois ils effectuaient des replis stratégiques, généralement dans les deux minutes, ils étaient de retour. Pas facile de prendre des photos quand on a le fou rire. Après que la nourriture restante eut été rangée, ils se sont attaqués à la poubelle et à la vaisselle sale. Eviter de les pourchasser à ce moment là, parce qu’après il faut partir à la recherche des assiettes ou des casseroles disséminées dans les fourrés. 1 Prêt à bondir (http://photo.coloursofwildlife.net/0961687001206643731-8422626210.jpg) 2 Rien de plus "inocent" qu'un vervet (http://photo.coloursofwildlife.net/0341674001206643794-8422626210.jpg) 3 Moi j'ai pu avoir une épluchure (http://photo.coloursofwildlife.net/0129535001206643837-8422626210.jpg) 4 "Chicken" un des guides armé d'un lance-pierre essaye de viser un babouin...raté ;) (http://photo.coloursofwildlife.net/0428241001206643884-8422626210.jpg) Autre comportement très intéressant, vervets et babouins viennent s’abreuver directement au robinet qui alimente le camp en eau, quand il y en a. Certains se contente de quelques gouttes qui s’échappent, d’autres déconnectent carrément le tuyau qui va du robinet aux bassines pour la vaisselle et une mère babouin allaitant son petit a trouvé que le goutte à goutte ne lui suffisait pas et à donc entrepris sans aucun problème d’ouvrir le robinet en grand. 5 Il y a tout un petit monde attiré par la présence de ce robinet (http://photo.coloursofwildlife.net/0553363001206643995-8422626210.jpg) 6 Pas sure qu'il se soit lavé les mains avant (http://photo.coloursofwildlife.net/0930846001206644072-8422626210.jpg) 7 Lui il est encore très attaché au milk-bar (http://photo.coloursofwildlife.net/0840349001206644126-8422626210.jpg) 8 Maman elle, elle sait ouvrir les robinets (http://photo.coloursofwildlife.net/0747657001206644208-8422626210.jpg) 9 Slurp, un peu d'eau tiède (http://photo.coloursofwildlife.net/0864127001206644251-8422626210.jpg) 10" Alors chère amie, j'espère que vous apprenez bien tous les mauvais tour à jouer aux hommes, à votre rejeton?" (http://photo.coloursofwildlife.net/0286059001206644412-8422626210.jpg) Autres bénéficiaires de ses jeux d’eaux, les oiseaux qui viennent nombreux boire soit directement au robinet, soit dans la flaque d’eau qui c’est formée juste en dessous, et là une fois qu’ils ont bu c’est l’heure de la baignade. 11 L'eau savoneuse ne dérange apparemment pas ce moineau tisserin à sourcil blanc (http://photo.coloursofwildlife.net/0324182001206644777-8422626210.jpg) 12 Il y a aussi la version, direct au bar (http://photo.coloursofwildlife.net/0419763001206645384-8422626210.jpg) 13 Un barbicant d'Arnaud (?) approche (http://photo.coloursofwildlife.net/0191020001206644915-8422626210.jpg) 14 Une gamelle qui contenait encore un peu de riz a été volée, les grains perdus font le bonheur de plusieurs gourmands (http://photo.coloursofwildlife.net/0230939001206645011-8422626210.jpg) 15 Alecto à tête blanche (http://photo.coloursofwildlife.net/0893138001206645101-8422626210.jpg) 16 Bulbul (http://photo.coloursofwildlife.net/0638771001206645147-8422626210.jpg) 17 Spréo superbe (http://photo.coloursofwildlife.net/0655903001206645215-8422626210.jpg) J’ai donc été fort occupée pendant ces quelques heures de pause, d’autant plus que Joseph et les autres membres du staff me signalaient tout ce qui pouvait m’intéresser. Sympa. On est venu me chercher pour me montrer les éléphants à l’ombre d’un acacia à… 30 mètres des WC, oui c’est proche, ils n’étaient qu’à 50m à peine de notre salle à manger séparé de nous par des buissons, dérisoire protection. J’ai rampé dans les buissons pour essayez de photographier un ground squirrel et un gros lézard, peut être un petit varan du Nil. 18 (http://photo.coloursofwildlife.net/0073975001206643529-8422626210.jpg) 19 (http://photo.coloursofwildlife.net/0937401001206643495-8422626210.jpg) Enfin j’étais sur tous les fronts et pendant ce temps là John… faisait la sieste dans le bus. (http://photo.coloursofwildlife.net/0251131001206643453-8422626210.jpg) Vous pouvez voir d'autres photos dans le post "vol en série" (http://www.colorsofwildlife.net/forum/index.php/topic,11562.msg65768.html#msg65768), toutes les photos pour en témoigner..." DANS LA SECTION REPORTAGE Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: vinnylove le 27 Mars 2008 à 20:33:25 l'histoire ne dit pas si ils referment le robinet après avoir bu ??? ::) ^-^
y'avait du beau monde en tout cas à ce robinet, de quoi bien s'occuper pendant la pause (Y) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 27 Mars 2008 à 20:59:35 Tu n'as donc pas eu le temps de faire de sieste...
J'adore particulièrement la 6, la 9 et la 17. Le spéro juché sur la savonnette violette ça vaut son pesant de cacahuètes... Merci et bravo Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Ombrette le 27 Mars 2008 à 21:22:02 Oui, vraiment excellent ! Pour une pause c'est réussi !.... quelle suractivité :-*
Le spréo en effet, la 3, la 6 et la 9 sont superbes. :D A bientôt, vivement la suite ! Comme d'habitude... ;D Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: micmac2 le 27 Mars 2008 à 21:38:23 C'est de l'esclavage ;) Ca a du bon, l'esclavage, sur COW je trouve ;D Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Simba le 28 Mars 2008 à 09:05:08 Sympa l'épisode du robinet et les diverses stratégies (ainsi que les commentaires associés)
... "Malin comme un singe"! Ne dit on pas!? :P C'est bien un varan du Nil. Amicalement Simba Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Gazelle le 28 Mars 2008 à 09:36:09 Une suite tout aussi plaisante à découvrir, entre safari en brousse, vie locale, vie au camp. :)
Merci à toi, de nous permettre de te suivre au jour le jour, dans tes aventures kenyanes. Gazelle Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Floflo le 28 Mars 2008 à 10:59:23 Excellente cette pause ;D toujours aussi agréable le style de ce carnet
Bravo l'esclave ;) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 28 Mars 2008 à 19:25:53 16h Après un xième thé bouillant, John et moi repartons pour le game drive du soir.
J’ai noté que l’on n’avait pas vu grand-chose, mais ce n’est pas vrai. D’après les photos, j’ai vu plusieurs animaux différents ainsi que de chouettes paysages. J’ai croisé plusieurs girafes réticulées, seule ou en groupe. Certaines étaient accompagnées de petits pique-bœufs forts affairé à faire le nettoyage de ces grandes dames. Dans le groupe de 7-8 girafes que l’on a rencontré, il y avait un mâle plutôt entreprenant, mais apparemment les dames n’étaient pas prêtent, car elles le fuyaient. Dommage, ça doit être quelque chose d’assister à un accouplement de girafes, d’ailleurs je n’arrive pas à me souvenir si j’ai déjà vu cela en photo. 1 Girafe réticulée (http://photo.coloursofwildlife.net/0323067001206727463-84227192145.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0710198001206727509-84227192145.jpg) 3 (http://photo.coloursofwildlife.net/0656608001206727554-84227192145.jpg) Impalas, pintades communes, qui entrainent à leur suite plein d’autres oiseaux, qui viennent voir si elles n’ont pas déterré et oublié quelque chose de comestible pour eux. Un bel oryx mâle solitaire. 4 Oryx beisa (http://photo.coloursofwildlife.net/0807145001206727616-84227192145.jpg) 5 Pintade commune (http://photo.coloursofwildlife.net/0626221001206727675-84227192145.jpg) Et puis nous revoilà près de la rivière asséchée. John coupe le moteur et descend. AH, que passa !!! Et bien le moteur souffre une fois de plus d’un petit coup de chaleur, il faut le réhydrater, donc je descends pendant que John essaye de faire ce qu’il y a à faire, c'est-à-dire perfuser le moteur. Excusez, déformation professionnelle. Bon j’ai attrapé l’appareil photo, et je regarde autour de moi si je vois quelques chose d’intéressant à photographier. Du coin de l’œil j’ai vu quelque chose filler et se mettre à l’abri des branchages qui surmontent une termitière. J’aperçois une mangouste, mais elle m’a aussi vue, même en me reculant et en essayant d’utiliser le zoom, il n’y a rien à faire elle reste planquée. John me rappel de ne pas m’éloigner du bus, ça peut être dangereux, et effectivement… Dans le lit de la rivière à sec, il y a quand même quelques endroits où il reste un peu d’eau ce qui fait le bonheur d’une ombrette et d’un héron. 6 Uaso Nyiro (http://photo.coloursofwildlife.net/0635694001206727754-84227192145.jpg) 7 Héron strié juvénile (http://photo.coloursofwildlife.net/0839860001206727816-84227192145.jpg) 8 Ombrette (http://photo.coloursofwildlife.net/0991666001206727923-84227192145.jpg) Un guêpier à gorge blanche me nargue, j’arrive à le prendre en photo, malgré le poids de l’objectif et sans appui, mais je désespère de ne pouvoir le prendre en vol. 9 Guêpier à gorge blanche (http://photo.coloursofwildlife.net/0539781001206727848-84227192145.jpg) 10 (http://photo.coloursofwildlife.net/0794877001206727967-84227192145.jpg) 11 Encore des progrès à faire. :P (http://photo.coloursofwildlife.net/0416504001206728005-84227192145.jpg) Ca y est je peux remonter à bord, le moteur est réanimé. John qui le bord de l’Uaso Nyiro et fait demi- tour, environ 5-600m plus loin le long de la piste quelques minibus sont arrêtés, les occupants sont tous debout et regardent vers le sol, ah oui dangereux le coin quand même, trois magnifiques lionnes sont couchées dans l’herbe à quelques pas de la piste. On attendra que l’un des véhicules nous cède sa place pour que je puisse les voir mieux. Heureusement pour nous elles sont en pleine sieste et il n’y a pas grand-chose qui les fait réagir. Ce n’est pas tout de suite que j’ai réalisé que l’on était si près, c’est en repassant devant la place où je suis descendue, que je me suis dit, hou la, la !!! 12 Lionne (http://photo.coloursofwildlife.net/0138437001206728065-84227192145.jpg) 13 La deuxième (http://photo.coloursofwildlife.net/0362352001206728091-84227192145.jpg) 14 (http://photo.coloursofwildlife.net/0506696001206728132-84227192145.jpg) ;) :-* ;) 15 Spéciale dédicace pour Simba, qui aime les graminés et les gros minets ;) (http://photo.coloursofwildlife.net/0488010001206728229-84227192145.jpg) 16 D'ailleurs y a toujours des gros minets qui génent la prise des graminés ;D (http://photo.coloursofwildlife.net/0521710001206728494-84227192145.jpg) Nous sommes rentrés au camp vers 18h30, après avoir vu deux jeunes impalas. J’étais lessivée. Je suis allée directement à la tente pour prendre mes affaires pour la douche, sans oublier de prendre ma frontale, car la nuit était proche maintenant et direct à la douche. Ce qui était super, c’est que ce soir il y avait de l’eau. Au camp ce soir, toujours le couple de Singapour et un canadien de Calgary, avec un de ces accents. Et comme je suis crevée, ce n’est malheureusement pas ce soir que je vais faire des efforts de conversation. Pour le dessert on est gâté, beignets de bananes, miam, miam. Un dernier thé brulant et au dodo, 20h30 c’ est ma limite pour ce soir. 17 Allez une petite dernière pour vous faire patienter (http://photo.coloursofwildlife.net/0154612001206728610-84227192145.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Laurent Renaud le 28 Mars 2008 à 20:03:47 Ah les babouins de Samburu.
J'ai le souvenir de tentes complètements dévastées après le passage d'un gang. La notre, légèrement à l'écart, avait échappé à la tornade poilue. ;) Qu'elles sont belles les réticulées. Merci Zab d'avoir mis un nouveau chapitre juste pour l'heure de l'apéro. Et repose toi bien. Heu...tu bosses demain (j'entends professionnellement: ? :-* Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 28 Mars 2008 à 20:12:42 Professionnellement, NON ;), mais je vais peut être lâcher COW pour le ski, enfin la nuit porte conseil
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: JP le 28 Mars 2008 à 21:10:42 Pas de répit, même pendant les breaks safaris.
Je connais ça (enfin, plus Simba que moi, j'avoue apprécier une petite plongée dans les bras de Morphée, aux heures chaudes) entre la sieste enviée et l'irrésistible tentation de shooter, ce qui est intéressant et se présente aux environs. Jamais eu la chance encore de pouvoir rencontrer des girafes réticulées. La savonnette, c'est un coup à faire des bulles avec l'eau, ça! ;D JP ;) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 28 Mars 2008 à 21:13:07 Toujours aussi passionnant, surtout de retrouver l'ambiance, les couleurs. Il ne me manque que les bruits et les odeurs....
J'aime beaucoup les photos des girafes, celle de la rivière asséchée... Pour le guêpier en vol, il ne te manque qu'un peu plus de vitesse.... Quelle chance de pouvoir décider le matin au réveil si on décide de parcourir les pentes enneigées ou si on reste au chaud.... Peu importe ton choix, je te souhaite un bon WE. Encore merci Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Ombrette le 29 Mars 2008 à 01:07:28 De bien jolis tons pour ces photos.
Samburu est décidément un endroit particulier et attachant. La lumière est belle, les girafes réticulées, zèbres de Grévy et autres espèces endémiques superbes. Il y a même des ombrettes.... ;) Merci pour ce récit et profite bien de la neige ! Ca change ! Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 29 Mars 2008 à 14:24:08 Mercredi 5 mars : Samburu- Butterfly camp- Serena lodge
Voilà comment la journée a commencé. 6h, je me lève avant la sonnerie du réveil, je m’habille et le temps de ce premier effort je suis déjà en sueur, la température n’a pas vraiment baissé cette nuit. Le vent s’est levé, il y a donc des objets inconnus qui tombent et rebondissent sur la tente du haut des arbres, comme des gouttes d’eau. Plus tard dans la journée je vais partir pour le Serena lodge, donc je boucle mon sac de voyage, je n’aurais plus qu’a le prendre au moment du départ, je suis prête à lever le camp. Je sors à reculons et de mon antre pour éviter de me vautrer dans le fin sable rouge et je me dresse péniblement. A l’est derrière la bordure d’arbre qui délimite le lit de la rivière, apparaît une lueur rosée. Dans un ciel qui s’éclaircit rapidement, un fin croissant de lune brille encore. Premier bruit perceptible depuis un petit moment, hormis le souffle du vent qui joue dans les arbres, un bourdonnement incessant comme un millier de mouche coincé dans une bouteille. Puis alors que la lumière se fait légèrement plus intense c’est le chant des grillons ou criquets qui survient. C’est le début de la symphonie du réveil de la nature. Il y a déjà eu quelques solistes, une note aigue, solitaire, répétitive d’un oiseau inconnu, quelques trilles plus mélodieuses viennent enrichir de leurs notes la symphonie. L’appel grave d’un babouin est la grosse caisse qui vient soutenir l’ensemble. Joseph s’affaire aux fourneaux, battement d’une fourchette dans un bol pour l’omelette du breakfast en brousse, claquement de la poêle que l’on pose sur le grill, grésillement de l’huile qui chauffe, grondement du butane sur lequel bouille l’eau du thé. « Morning Joseph » « Morning Isabella, have a good sleep?”… Et voilà en quelques minutes ma journée à commencé, riche de sons, de couleur et d’odeurs. Après la vidange matinale, c’est l’heure du thé bouillant comme il se doit. Des babouins se poursuivent déjà dans les branches en poussant des grognements. L’un deux, silhouette sombre se découpant contre le rose qui envahit de plus en plus le ciel, a commencé à se nourrir en grappillant ici et là quelques feuilles. Maintenant de nombreux chants d’oiseaux sont venus rejoindre l’orchestre primitif, je pense reconnaître le pépiement des tisserins, le roucoulement des tourterelles et les cris des calaos. D’autres « good morning », d’autres bruits de casseroles et le son des moteurs qui démarre et se réchauffe après la pause nocturne. 6h30 en route. Je prends ma place favorite debout entre les sièges. J’ai enfilé ma polaire la plus légère, le temps que le soleil paraisse et réchauffe l’atmosphère. Première rencontre un groupe d’éléphants dorés dans la lumière matinale. 1 (http://photo.coloursofwildlife.net/0642157001206796610-89217184108.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0755934001206796636-89217184108.jpg) Puis alors que l’on emprunte une nouvelle piste alors que le soleil levant est maintenant caché par une colline, je crie « Cheetah » à John à gauche enfin non, on the left side. Il stoppe et lui répond « cubs » car trois petites boules sombres qui me semble couverte de boue jusqu’à mi-corps sont apparu à la suite de leur mère et traversent la piste. Finalement je me rendrais compte que ce n’est pas de la boue mais leur couleur naturelle à cet âge là. CHANCEUSE. Une fois de plus. Pour le moment nous somme sur le spot, mais comme John contact par radio le chauffeur qui était avec le canadien au camp, il y a plein de véhicules qui rapplique et ce mettent n’importe comment ce qui rend John furieux. Bon j’ai quand même eu la chance de pouvoir faire plusieurs photos et d’en rater surtout plein. Peut être pas encore assez de lumière pour mon objectif, ou trop d’énervement de ma part et puis les petits sont en mouvement. Enfin là je ne suis pas vraiment au top. 3 (http://photo.coloursofwildlife.net/0169310001206796707-89217184108.jpg) 4 (http://photo.coloursofwildlife.net/0965904001206796731-89217184108.jpg) 5 (http://photo.coloursofwildlife.net/0554995001206796765-89217184108.jpg) 6 (http://photo.coloursofwildlife.net/0448597001206796784-89217184108.jpg) J’aurais quand même le loisir d’observer correctement cette petite famille, visiblement la mère cherche à chasser, mais pour le moment rien ne se concrétise. En avançant un peu plus loin on découvrira un troupeau d’impalas prêt du quel on attendra espérant que… mais visiblement rien pour le moment. Dans le lit asséché de l’Uaso Nyiro, un groupe d’une vingtaine de girafes réticulées remonte la berge en face, malheureusement quasi à contre jour. Il y en a deux notamment qui échangent de grands coups de cou, quel étrange ballet. 7 (http://photo.coloursofwildlife.net/0668297001206796908-89217184108.jpg) 8 (http://photo.coloursofwildlife.net/0070675001206796933-89217184108.jpg) 9 (http://photo.coloursofwildlife.net/0987948001206796963-89217184108.jpg) 10 Paysage du Samburu, végétation typique du bord de la rivière (http://photo.coloursofwildlife.net/0434875001206797029-89217184108.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 29 Mars 2008 à 14:40:58 (Y) (L) (Y) LUCKY WOMAN (Y) (L) (Y)
Immobile dans les hautes herbes à quelques mètres l’un de l’autre une femelle guépard et son jeune, ce n’est plus un bébé, mais il a encore un peu de duvet au dessus des omoplates. Ils sont relativement près de la piste, quelques véhicules mais pas gênant. Ce qui est le plus embêtant se sont les herbes, pas le choix je fais avec. 1 (http://photo.coloursofwildlife.net/0872282001206797174-89217184108.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0965052001206797304-89217184108.jpg) 3 Le jeune (http://photo.coloursofwildlife.net/0617170001206797334-89217184108.jpg) Les autres rencontres de la matinée avant le breakfast, deux serpentaires, quelques éléphants et sur la piste nous obligeant à nous arrêter des gangas à ventre brun (je pense). 4 Serpentaire (http://photo.coloursofwildlife.net/0268767001206797377-89217184108.jpg) 5 (http://photo.coloursofwildlife.net/0550397001206797424-89217184108.jpg) 6 (http://photo.coloursofwildlife.net/0216303001206797469-89217184108.jpg) 7 (http://photo.coloursofwildlife.net/0841063001206797509-89217184108.jpg) 8 Femelle ganga à ventre brun (http://photo.coloursofwildlife.net/0832556001206797542-89217184108.jpg) Pause breakfast sous un acacia, omelette et crêpes, miam j’en salive encore, fruit, thé… bon mais là on s’attarde pas trop, y a encore plein de chose à voir. Le tableau de chasse après breakfast, un oryx solitaire immobile à l’ombre d’un acacia, un autre groupe d’éléphant qui de chaque côté d’un petit court d’eau asséché, cherche visiblement à gagner le cour plus large de l’Uaso Nyiro. Deux oryx se poursuivant mettent un peu d’animation dans le paysage ainsi que plusieurs phacochères, tient, c’est les premiers que je revois depuis mon arrivée, ici. Quelques timides Dik-diks, quelques gérénuks mâle et femelles, un zèbre de Grévy. Notre déambulation dans ce fabuleux endroit se poursuit donc au grès des pistes qui se présentent à nous, tantôt proche de l’Uaso et de ses berges verdoyantes, tantôt plus à l’intérieur des zones plus arides proches de la montagne. Acacias ornés de nombreux nids de tisserins, palmiers au tronc bicolore, ocre rouge sur deux trois mètres de haut, là ou viennent se frotter les éléphants après leur bain de boue, puis gris foncé au dessus. Pour moi c’est un enchantement permanent. 9 Oryx (http://photo.coloursofwildlife.net/0747189001206797589-89217184108.jpg) 10 (http://photo.coloursofwildlife.net/0989412001206797699-89217184108.jpg) 11 (http://photo.coloursofwildlife.net/0275678001206797724-89217184108.jpg) 12 Zèbre de Grévy (http://photo.coloursofwildlife.net/0561626001206797757-89217184108.jpg) 13 Couple de gérénuks (http://photo.coloursofwildlife.net/0285197001206797808-89217184108.jpg) 14 Phacochère (http://photo.coloursofwildlife.net/0002435001206797856-89217184108.jpg) Il est onze heure et je suis un peu fatiguée, aussi je demande à John de regagner le camp tranquillement, de toute façon comme il est plus aisé de se repérer que dans le Mara, je sais que l’on n’en est pas très loin. Soudain STOP, sur la piste devant nous un aigle est posé, tawny eagle me dit John, OK, je prend l’appareil photo ajuste et shoot, puis je me penche vers John et lui dit que l’aigle à quelque chose entre les serres, probablement un écureuil ou quelque chose comme cela, me répond il. Je regarde à nouveau et lui dit, Non, non, c’est une tête, une tête de gazelle que je lui précise, impossible me dit-il en prenant ses jumelles. Et bien si, j’avais raison, c’est une tête d’impala, burk. Où est le reste du corps, mystère. 15 Le festin de l'aigle ravisseur (http://photo.coloursofwildlife.net/0812217001206798012-89217184108.jpg) Je prendrais bien évidement plusieurs photos de cette étrange scène. ICI (http://www.colorsofwildlife.net/forum/index.php/topic,11602.msg66302.html#msg66302) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 29 Mars 2008 à 16:33:03 Encore un passage près de la rivière à sec où les éléphants, cherchent de l’eau au fond de différents trous, puis c’est le retour au camp vers 11h45.
Je vous rappelle que je suis fatiguée, c’est pour cela qu’à peine arrivée je recommence à mitrailler les singes vervets, cette fois ci. 1 (http://photo.coloursofwildlife.net/0847107001206804591-89217184108.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0827462001206804613-89217184108.jpg) 3 Gueule d'enfer (http://photo.coloursofwildlife.net/0383599001206804640-89217184108.jpg) 4 Gueule d'amour (http://photo.coloursofwildlife.net/0826014001206804670-89217184108.jpg) Joseph m’appel pour le repas et pendant que je m’installe sur un banc, le canadien de Calgary qui vient de rentrer lui aussi fait preuve de bravoure en essayant d’empêcher un petit téméraire d’arriver jusqu’à la table. Imaginez un instant la scène, l’homme environ 1,90 m 1,95 m et probablement pas loin de 100kgs, en face un petit vervet 5-6kgs tout mouillé. L’homme se dresse menaçant entre la table et le singe. Qui gagne… Je dirais score nul, le singe a avancé brusquement grrrr!!! Toutes dents dehors, l’homme à reculé brutalement, mais n’a pas laisser passer « le monstre ». La nourriture est sauve pour cette fois ci. Moi je rigole toujours, le cirque de la veille continue, le lance pierre est à porté de main, mais il suffit juste que l’un des gardiens, face le geste de tirer, même si il n’est pas armé, pour que les singes fuient promptement et temporairement dans les buissons. C’est le dernier repas préparé par Joseph que je prends en sa compagnie. Je prends encore quelques photos d’une femelle vervet qui a son bébé avec elle, puis c’est le départ pour le Serena lodge, où je vais passer les deux prochaines nuits. 5 (http://photo.coloursofwildlife.net/0892017001206804729-89217184108.jpg) 6 (http://photo.coloursofwildlife.net/0120471001206804753-89217184108.jpg) 7 (http://photo.coloursofwildlife.net/0248570001206804831-89217184108.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 29 Mars 2008 à 16:48:08 Le lodge n’est pas loin du Butterfly camp, juste trois kms environ, de l’autre côté de l’Uaso bridge.
John me laisse à l’entrée du lodge et passera me chercher à 16h pour le game drive de l’après- midi. Formalités d’inscriptions et on m’invite à me diriger vers le buffet. Non merci je viens de manger, mais on vous attendez pour le lunch, désolée mais je ne le savais pas et je viens juste de finir de manger et copieusement une fois de plus. Ils sont vraiment désolés pour moi. On m’accompagne à ma chambre-bungalow n°40 et on me montre les installations, le thé sera servit à partir de 15h30. Ok j’en prends bonne note. Par quoi vais-je commencer ? Quelques photos de la chambre, une petite lessive, un portrait d’un visiteur coloré, vais-je aller à la piscine, bof, pas trop envie. Pas de restriction d’eau, alors une bonne douche, le luxe en milieu d’après midi. Je branche le réveil et hop une petite sieste avant le tea time. 15h15 je me prépare et rejoins l’immense salle à manger ouverte sur l’extérieur, joli, joli, mais qui dit ouvert dit envahisseurs, ici aussi un « guerrier » Samburu armé d’un lance pierre fait la chasse aux indésirables qui essayent de se faufiler sous les tables direction le buffet du thé et le cake. Quelques photos du lodge 1 La chambre (http://photo.coloursofwildlife.net/0203794001206805431-89217184108.jpg) 2 La même mais côté terrasse (http://photo.coloursofwildlife.net/0667789001206805756-89217184108.jpg) 3 Vue depuis l'extérieur (http://photo.coloursofwildlife.net/0623572001206805514-89217184108.jpg) 4 Agame des colons sur le mur qui sépare le bungallow de la rivière (http://photo.coloursofwildlife.net/0519618001206805541-89217184108.jpg) 5 La piscine et la salle à manger-bar-salon (http://photo.coloursofwildlife.net/0238332001206805601-89217184108.jpg) 6 (http://photo.coloursofwildlife.net/0019493001206805650-89217184108.jpg) 7 (http://photo.coloursofwildlife.net/0717949001206805673-89217184108.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 29 Mars 2008 à 17:19:17 16h et des poussières je retrouve John, nous quittons l’enceinte du lodge en direction de l’Uaso bridge et nous récupérons Joseph qui nous rejoins pour le game drive de fin d’après midi.
Magnifique lumière en cette fin d’après midi, gros cumulus blancs, ciel d’orage, fort contrastes entre ce ciel et les pistes ocre rouge. De beaux points de vue. 1 (http://photo.coloursofwildlife.net/0813930001206806795-89217184108.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0867054001206806822-89217184108.jpg) Les rencontres : 3 oryx dont un jeune de couleur brun-roux, un petit groupe de 6 zèbres de Grévy, éléphants, girafes, dik-dik, et une nouveauté des pintades vultérines. Nous longeons toujours à plusieurs reprises les berges de la rivière à la recherche d’un éventuel léo, mais non, je n’aurais pas cette chance dans croiser un dans Samburu. 3 Moineau gris (http://photo.coloursofwildlife.net/0387057001206806870-89217184108.jpg) 4 Oryx adulte (http://photo.coloursofwildlife.net/0054351001206806930-89217184108.jpg) 5 Jeune oryx (http://photo.coloursofwildlife.net/0945950001206807080-89217184108.jpg) 6 Pintade vultérine (http://photo.coloursofwildlife.net/0843034001206807099-89217184108.jpg) 7 zèbres de Grévy (http://photo.coloursofwildlife.net/0846513001206807158-89217184108.jpg) 8 (http://photo.coloursofwildlife.net/0564137001206807203-89217184108.jpg) 9 (http://photo.coloursofwildlife.net/0650533001206807239-89217184108.jpg) 10 (http://photo.coloursofwildlife.net/0311529001206807255-89217184108.jpg) 11 L'étalon (http://photo.coloursofwildlife.net/0516091001206807277-89217184108.jpg) 12 (http://photo.coloursofwildlife.net/0432173001206807309-89217184108.jpg) 13 Croupion de cobe à croissant et paysage (http://photo.coloursofwildlife.net/0723138001206807390-89217184108.jpg) Vers 18h 30 retour au lodge, après avoir déposé Joseph à l’entrée de l’Uaso bridge, lui préfère passer les deux nuits qui restent en compagnie de ses copains du campsite. 14 Paysage depuis ma chambre peu avant le coucher de soleil (http://photo.coloursofwildlife.net/0319478001206807490-89217184108.jpg) Je regagne ma chambre, prend une douche, m’asperge de produit anti-moustique et je gagne le resto. Je passe à la boutique souvenir, pour acheter quelques cartes et j’achète un livre sur l’avis faune de l’Afrique de l’ouest, il n’est pas très gros ce qui est bien pratique, mais il n’est pas complet. Je me sens un peu perdu ce soir dans cette immense salle à manger prévue pour environ 120-130 personnes, surtout que le couvert est mis pour seulement 20 personnes. Le personnel est aux petits soins pour nous. Seul le potage, si l’on désire en prendre est servit à table, pour le reste c’est accès libre au buffet. En dessert je prendrais une salade de fruits frais, décevant. Pourquoi dès que l’on est au resto les fruits non plus de gout. Pour être frais ça c’est sur ils sont frais puisqu’ils sont sur un lit de glace pillée, mais malheureusement ils ne sont pas assez mures donc ils ne sont pas gorgés de saveur. Je regrette déjà les salades de fruits de Joseph. Bon 20h30 c’est largement le temps d’aller me coucher, demain petit déjeuner 6h30 et départ 7h. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 29 Mars 2008 à 17:44:34 Vraiment magnifique ce récit.
C'est sûr il faut que je retourne à Samburu. Beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire en lisant ce récit. Quelle belle journée encore pour toi : 2 fois des femelles avec des petits d'âges différents, combat de girafes, oryx, zèbres, gérénuks, et cet aigle en plein repas !!! Superbe également ta photo de paysage en 12. (Y) Un grand merci et de nouveau bravo ! Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: micmac2 le 29 Mars 2008 à 20:17:15 On est gâté aujourd'hui :D
est à dire que la météo n'était pas au ski? hehe Merci zabinouk pour cette évasion (Y) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: seezzer le 29 Mars 2008 à 23:36:27 Coucou Zabinouk!
Je dévore ton récit depuis quelques jours déjà, la tête encore pleine de souvenirs de ces lieux magiques, et après le Mara, j'attendais avec impatience la partie Samburu. Quel bonheur de revoir tous ces paysages sauvages à travers ton carnet. Je suis étonné de découvrir la rivière à sec, ça change pas mal le paysage que j'avais gardé en mémoire! J'ignorais aussi qu'il y avait un lodge Serena là-bas, c'est bon à savoir pour une prochaine fois ;) Tes photos sous le ciel d'orage sont splendides! J'adore aussi le babouin qui ouvre les robinets ;) Vivement la suite ! Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 30 Mars 2008 à 11:47:35 Et non pas de ski, malgrès une météo du tonnerre, mais faut être raisonable et puis une balade au bord du lac c'est pas mal non plus.
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 30 Mars 2008 à 12:05:45 Jeudi 6 mars : Samburu Serena lodge
Levée 6h. Breakfast 6h30 mais je dois quand même attendre que la mise en place soit terminée avant de commander mon omelette au cuistot. Je dois aussi veillée à ne pas trop me laisser par toutes ces bonnes choses, c’est le problème avec les buffets. Pas encore de singe déambulant sous les tables, c’est encore un peu tôt pour eux. 7h, pour une fois John est à l’heure, évidement il était là pour le petit déjeuner à une table qu’il partage avec quelques rares autres chauffeurs. C’est le départ en game drive, je salue au passage le gardien qui nous ouvre le portail et puis en route plein est. Joseph ne nous rejoint pas ce matin, dommage. Nous commençons en suivant une piste qui longe au plus près la rivière, tout à coup je demande à John de stopper et même de reculer, qu’ai-je vu, au moins un léo et bien non juste un martin pêcheur à tête grise. Il ne s’y habitue toujours pas. Donc il recule, le martin s’envol, mais oh chance il revient se reposer sur la même branche et quel fond, un régal visuel. Il s’envol de nouveau, nous avançons et je le retrouve posé de l’autre côté du buisson en plein soleil cette fois. Conditions presque idéales de prise de vue, lumière, ambiance générale, seul bémol le vent qui souffle assez fort aujourd’hui. 1 Martin pêcheur à tête grise (http://photo.coloursofwildlife.net/0791521001206870753-892171829.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0823297001206870779-892171829.jpg) Nous poursuivons dans ce coin arboré et ombragé toujours à la recherche d’un éventuel léopard, je croise les doigts, enfin mentalement parce que si je croise les doigts pendant que je suis debout je vais me casser la binette, mais rien ni fait. Pas de léo. Pourtant il est dans le coin parce que John a repéré des empreintes fraiches dans la poussière de la piste. 3 Empreinte léopard (http://photo.coloursofwildlife.net/0578124001206870948-892171829.jpg) Aujourd’hui on suit de nouvelles pistes, le paysage est magnifique, montagnes bleutées dans le lointain, ruban très vert de la végétation le long de l’Uaso Nyiro, frémissement des palmiers dans le vent, pistes de sable ocre-rouge, végétation plus basse et plus grise au fur et à mesure que l’on s’éloigne du lit de la rivière, ciel bleu sans aucun cumulus blanc pour le moment. Nous rencontrerons dans la matinée, une petite famille de trois oryx, un mâle, la femelle et le jeune au pelage brun roux. Les deux adultes entremêlent leurs cornes pour se gratouiller mutuellement, le jeune un peu à l’écart reste immobile, puis le père vient le renifler, probablement histoire de vérifier qu’il est bien de sa famille. 4 Famille d'oryx (http://photo.coloursofwildlife.net/0986672001206871037-892171829.jpg) 5 (http://photo.coloursofwildlife.net/0452568001206871080-892171829.jpg) 6 (http://photo.coloursofwildlife.net/0420596001206871113-892171829.jpg) Nous apercevons toujours quelques dik-diks, par deux ou trois, toujours promptes à disparaître dans les fourrés. Nous retrouvons des zèbres de Grant, maintenant que j’ai vu les Grévy, je trouve ceux-ci bien petits et nettement moins beaux, c’est que je deviens difficile. 7 Zèbres de Grant (http://photo.coloursofwildlife.net/0139337001206871180-892171829.jpg) 8 (http://photo.coloursofwildlife.net/0741319001206871207-892171829.jpg) J’ai l’occasion d’observer une grande famille de babouins, certains sont occupés à se nourrir, d’autres se cherchent mutuellement des puces alors que les plus jeunes se cherchent plutôt des noises, bagarres, poursuites dans les branches… 9 Babouins- jeux (http://photo.coloursofwildlife.net/0696078001206871270-892171829.jpg) 10 Toilette (http://photo.coloursofwildlife.net/0871622001206871309-892171829.jpg) 11 Belles dents (http://photo.coloursofwildlife.net/0136774001206871348-892171829.jpg) 12 (http://photo.coloursofwildlife.net/0059697001206871388-892171829.jpg) 13 Moi aussi j'ai un lance pierre (http://photo.coloursofwildlife.net/0371013001206871418-892171829.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 30 Mars 2008 à 12:20:57 J'ai pour habitude de dire que lorsqu'on observe les babouins on est toujours certain de rire, et tous cas on ne s'ennuie jamais, il y a toujours de l'action dans le groupe...
Quelle dentition !!! Très jolies photos de martin pêcheur surtout la 2. Sympa aussi l'empreinte de léopard, alors l'as-tu découvert ? Très bien et encore merci Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 30 Mars 2008 à 12:22:18 Un peu plus loin c’est enfin un grand troupeau d’oryx que j’ai le loisir d’observer, je désespérais un peu, de n’en avoir rencontré que des solitaires, ou une famille de trois. 1 (http://photo.coloursofwildlife.net/0441122001206871886-892171829.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0004633001206871907-892171829.jpg) 3 (http://photo.coloursofwildlife.net/0516947001206871932-892171829.jpg) Je ne compte plus le nombre de pintades, impalas et gazelles de Grant. Nous nous rapprochons de nouveau de la bande verdoyante de la végétation et rencontrons un petit groupe d’une dizaine d’éléphants qui se reposent tranquillement à l’ombre. Les plus jeunes qui étaient allongés entre les jambes des adultes se relèvent, légèrement dérangés par notre approche, mais après quelques minutes, une fois le moteur coupé, ils se recouchent. J’aime à observer quelques minutes de la vie de ses fabuleux animaux. Ici, on dirait qu’il ne se passe rien. Effectivement on est en présence d’un groupe d’éléphants qui se tiennent immobiles à l’ombre. Seulement en apparence, car en réalité après quelques minutes on peut commencer à observer pleins de choses. Les deux trois touts petits se sont recouchés entre les jambes des adultes, une femelle se repose, le postérieur droit croisé sur le gauche, vraiment une attitude de détente, qui se renforce quand elle vient lover sa trompe sur une de ses défenses. D’autres adultes grattent lentement le sol devant eux avec un de leur antérieur, récupèrent avec leur trompe la poussière et s’en « aspergent » méthodiquement, une fois le dos une fois derrière les oreilles, une fois sous le ventre. Tout cela se déroule lentement, pas d’activité frénétique, calme et sérénité, voilà ce que m’inspire cette scène. 4 (http://photo.coloursofwildlife.net/0716054001206871994-892171829.jpg) 5 (http://photo.coloursofwildlife.net/0915338001206872034-892171829.jpg) 6 (http://photo.coloursofwildlife.net/0952254001206872056-892171829.jpg) Nous les laissons à leur sieste, John stop pour une fois spontanément pour que je puisse photographier deux guêpiers, et plus loin un vanneau éperonné, puis nous refaisons un stop près l’Uaso Nyiro. 7 Guêpiers (http://photo.coloursofwildlife.net/0307718001206872117-892171829.jpg) 8 Vanneau éperonné-Vanellus spinosus- Spur-wing plover (http://photo.coloursofwildlife.net/0772045001206872182-892171829.jpg) De nombreux éléphants sont là pour s’abreuver dans les trous qu’ils ont creusés dans le sable du lit de la rivière. Aussi loin que mon regard porte en amont ou en aval il y a des éléphants. De toutes tailles donc de tous âges. Il y en a en groupe, il y en a des solitaires. Près de nous en contre bas un mâle bois tranquillement, puis il quitte son trou d’eau et en gagne un voisin, là il y déjà deux éléphants, mais qu’importe, il se met à pousser ce lui qui est en train de boire, qui finit par laisser sa place. L’autre, une femelle je crois, reste à proximité et plonge sa trompe pour boire dès que le mâle enlève la sienne pour la porter à sa bouche. Si elle ne retire pas sa trompe quand le mâle veut pomper de l’eau à nouveau, il essaye de la retirer de force plus ou moins. Quelques « emmélages » de trompes plus loin c’est lui qui cède la place. 9 Eléphants dans le lit de l'Uaso Nyiro (http://photo.coloursofwildlife.net/0682123001206872262-892171829.jpg) 10 Pousse toi de là, que je boive à mon tour (http://photo.coloursofwildlife.net/0613705001206872322-892171829.jpg) En regagnant tranquillement le lodge, notre route croise encore celle d’un buffle solitaire et un cobe à croissant. 11 Buffalo (http://photo.coloursofwildlife.net/0394505001206872383-892171829.jpg) 12 Cobe à croissant (http://photo.coloursofwildlife.net/0153887001206872412-892171829.jpg) Il est 11h30 quand je regagne le lodge, ma route au travers des jardins croise celle d’un agame haut en couleur, je gagne ma chambre. Dans le bungalow voisin du mien, le staff s’occupe de faire le ménage avec l’aide des babouins bien entendu. Pendant que je prends une douche rafraichissante j’entends des galopades sur le toit, des chocs contre les murs, des cris, pas besoin de beaucoup d’imagination pour se représenter le scénario. J’ai réussit à avoir un adaptateur, donc je branche ma X-drive et décharge mes dernières photos. Puis je me rends à la salle à manger pour le lunch. Un guerrier Samburu armé d’un lance pierre est de faction, car malgré le luxe environnant le problème est le même qu’au campsite. A la fin du repas un gros coup de barre me tombe dessus, je me réfugie dans ma chambre, branche le ventilo, met le réveil par sécurité et hop dodo. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: vinnylove le 30 Mars 2008 à 12:26:09 tu as bien fait de faire arrêter la voiture pour ce martin (Y)
la 11 du babouin est terrible (L) t'en as vraiment vu un max Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: LeTigre le 30 Mars 2008 à 12:35:05 t'en as vraiment vu un max Et oui ! Pour Zab', le problème après ça, c'est que désormais tout les safaris vont lui paraitre plat et d'un interet moindre ... Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 30 Mars 2008 à 12:48:24 Je ne sais pas, si les prochains safaris me paraîtrons moins intéressant, je ne crois pas.
Tout dépend beaucoup de l'état d'esprit, bien sur je sais bien que là j'ai vraiment eu beaucoup de chance. Mais avec toutes les découvertes et les échanges que je fais sur COW j'ai acquis je crois une plus grande ouverture d'esprit et ce qui m'intéressais moins, au paravant, comme les oiseaux ont acquis un plus grand intérêt. Plus je découvre de choses et plus il y en a à découvrir. Et j'ai envie d'aller plus en profondeur dans la découverte. Bon je crois que je vais m'arrête là, si non il n'y aplus qu'à ouvrir un nouveau post ;) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 30 Mars 2008 à 13:00:59 OUI OUI ouvre un nouveau post.... :-* :-* :-*
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 30 Mars 2008 à 13:46:53 Attend laisse moi finir celui-ci ;) Et non pas de léo observé dans Samburu :(
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 30 Mars 2008 à 14:14:55 15h. Pour tout dire je ne suis pas certaine que cette sieste fût une bonne idée, j’ai plutôt la tête dans le c.., comme on dit. Il faut drôlement que je me motive pour aller faire un tour dans le jardin de l’hôtel pour prendre quelques photos des fleurs. En plus en ce milieu d’après midi le vent à forcit, donc mes photos sont plutôt du genre ratées. 15h30 c’est l’heure du tea-time, cette fois je me dope au café et en attendant 16h je parcours mon nouveau livre sur les oiseaux. Si j’ai un peu de difficulté à parler et comprendre l’anglais, question lecture je ne me débrouille pas si mal. C’est pour cela que cela ne m’a pas gêné d’acheter un livre en anglais. 16h je retrouve John et une fois de plus nous retrouvons Joseph sur la piste entre le Butterfly camp et le lodge, c’est idiot parce que en plus on repasse le Uaso bridge qui se trouve juste à proximité du campsite. Enfin ! Tout arrive même de trouver quelques gérénuks dressés sur leur postérieur pour brouter quelques feuilles d’un épineux. Quelle grâce, quel équilibre, c’est à peine si l’un ou les deux antérieurs prennent appuis sur une branche, parfois même, il semble n’y avoir aucun appui. Un peu plus loin un autre petit groupe de gérénuks dans même la position, il y a une femelle allaitante, vue la grosseur de ses mamelles, elle est rejointe par un jeune gérénuk qui profite de l’extension de sa mère pour la téter. Aucune occasion ne se perd. 1 Gérénuk (http://photo.coloursofwildlife.net/0801244001206878143-892171829.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0656343001206878179-892171829.jpg) 3 (http://photo.coloursofwildlife.net/0594551001206878204-892171829.jpg) 4 (http://photo.coloursofwildlife.net/0876284001206878233-892171829.jpg) 5 (http://photo.coloursofwildlife.net/0164031001206878259-892171829.jpg) 6 (http://photo.coloursofwildlife.net/0800234001206878291-892171829.jpg) 7 Equilibristes (http://photo.coloursofwildlife.net/0621513001206878318-892171829.jpg) 8 (http://photo.coloursofwildlife.net/0499534001206878359-892171829.jpg) Je profite pleinement de se game drive, je me gorge littéralement des paysages que nous traversons, car c’est déjà l’avant dernier. La lumière est bonne, le soleil joue à cache-cache avec les nuages, seul soucis le vent, qui va même jusqu’à secouer le minibus lors de certaines rafales. Encore l’observation d’un grand groupe d’éléphants, les jeunes passent parfois très, très près, nous obligeant à nous déplacer. 9 (http://photo.coloursofwildlife.net/0796923001206878442-892171829.jpg) 10 (http://photo.coloursofwildlife.net/0364589001206878459-892171829.jpg) 11 (http://photo.coloursofwildlife.net/0873743001206878492-892171829.jpg) Une girafe, un dik-dik, non des dik-diks et voilà une fois de plus je me suis focalisée sur un animal et je n’ai vu qu’au moment ou l’on repartait que le dik-dik mâle était en compagnie d’une femelle et d’un jeune, bon à ma décharge, je peux invoquer le fait qu’un autre véhicule me cachait partiellement la vue et que le jeune et la femelle était couché presque invisible, mais bon c’est rageant. 12 Dik-dik mâle (http://photo.coloursofwildlife.net/0724059001206878590-892171829.jpg) 13 Les deux autres que je n'avais pas vue (http://photo.coloursofwildlife.net/0728763001206878639-892171829.jpg) 14 (http://photo.coloursofwildlife.net/0061721001206878672-892171829.jpg) Par contre juste un peu plus loin je n’aurais aucun problème à repérer le petit guêpier de Somalie. Celui là je ne l’avais pas encore vu. Bon les photos que j’en ai faites ne sont pas terribles, du fait du vent principalement. Un autre oiseau que je ne connaissai pas, un alecto à bec rouge. 15 Le guêpier de Somalie (http://photo.coloursofwildlife.net/0373921001206878740-892171829.jpg) 16 Alecto à bec rouge (http://photo.coloursofwildlife.net/0200145001206878781-892171829.jpg) (L) (L) (L) (L) Et pour finir cette après-midi, la CHANCE me sourit de nouveau et oui qui est-ce que j’ai la joie de revoir, la femelle guépards et ses trois petits. YEAH ! YEAH ! YEAH !!!!!!! 17 (http://photo.coloursofwildlife.net/0566206001206879138-892171829.jpg) 18 (http://photo.coloursofwildlife.net/0385721001206878886-892171829.jpg) 19 (http://photo.coloursofwildlife.net/0408986001206879250-892171829.jpg) [20 (http://photo.coloursofwildlife.net/0043737001206878980-892171829.jpg) 21 (http://photo.coloursofwildlife.net/0837870001206879010-892171829.jpg) Vers 18h30 nous laissons Joseph, à l’entrée du campsite « See you tomorrow » Et c’est le retour vers le lodge. Bagages, attention c’est du sérieux, qu’est ce que je me mets de moins sale sur le dos pour le retour demain ? Préparer un sac avec les polaires, les baskets, à enfiler au dernier moment une fois à l’aéroport… Douche et puis souper, je commande le Big cocktail aux fruits, sans alcool, il y a à boire et à manger dans le verre. Ce soir le couvert est mis pour une dizaine de personnes, c’est tout. Je discute avec mes voisins de table, un couple de Melbourne, les chanceux en sont au début de leur voyage, après Samburu ce sera le lac Nakuru, le Masaï Mara, puis les parcs du nord en Tanzanie et puis pour finir Le Cap en Afrique du Sud. Allez, pour moi c’est l’heure de l’extinction des feux, demain matin dernier game drive avant le retour pour Nairobi. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: ViBra le 30 Mars 2008 à 16:14:00 Eh bien, quelle richesse !
Tu as vraiment eu la chance de voir beaucoup de choses ... et de nous les faire partager :) merci. Une petite aquarelle pour finir ? Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 30 Mars 2008 à 17:59:07 C'est pas tout à fait finit mais puisque c'est demandé si gentiment ;)
(http://photo.coloursofwildlife.net/0709092001206892680-84227187190.jpg) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Chinook le 30 Mars 2008 à 18:23:33 Hello Isa
Je ne résiste pas à une petite intervention ;) Ton carnet est vraiment superbe , tout , ton récit, tes photos, tes dessins , j'aime tout (L) ..tu sais que tu vas finir par me faire aimer les oiseaux :D Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Laurent Renaud le 30 Mars 2008 à 18:51:20 Et bien, avec toi, je termine mon après-midi en beauté.
Un bonheur de "lire", ton texte, tes aquarelles et tes images. Un bonheur d'avoir des nouvelles fraîches de mon parc adoré. Un bonheur de voir que les guépards s'y portent bien. Un bonheur de savoir que toi aussi tu as "craqué" pour ce parc. Bien joué Zab !!! (Y) (Y) (Y) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 30 Mars 2008 à 19:07:21 Hello Isa Je ne résiste pas à une petite intervention ;) Ton carnet est vraiment superbe , tout , ton récit, tes photos, tes dessins , j'aime tout (L) ..tu sais que tu vas finir par me faire aimer les oiseaux :D Vas-y lâche toi c'est bientôt la fin ;) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 30 Mars 2008 à 19:10:34 Merci Laurent, tout le plaisir est pour moi, si j'ai pu rendre par le partage, un peu de la magie et de l'atmosphère du Samburu, surtoutàquelqu'un qui connait si bien le parc ;)
Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Ombrette le 30 Mars 2008 à 20:36:32 Bravo encore Zabinouk pour ce feu d'artifice : les guépards et petits, les gérénuks (si drôles quand ils sont "debout"), les zoizeaux...
Tu nous donnes envie d'y retourner, pour sûr !!!! (Y) (Y) Merci. Attendons le dernier game drive.... :( Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: micmac2 le 30 Mars 2008 à 21:04:16 dommage que la fin arrive... ceci étant, toujours un plaisir de lire ce carnet.
Pour ne pas mourir bête, moi qui n'y connait pas grand chose à l'Afrique. Les petits guepards, quelle est leur chance de survie? Les diks diks et gerenuks (que je ne connaissais donc pas) quelle est leur taille? quels sont leurs prédateurs? @+ Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Floflo le 31 Mars 2008 à 12:17:56 J'ADORE CE CARNET... comme les autres j'aime le style, on s'y croirait :) et puis tu as eu vraiment beaucoup de chance alors on en profite un peu aussi
Merci en tous cas du partage et j'attend tes photos dans les autres fils avec impatience Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Pikasso le 31 Mars 2008 à 14:13:54 Tes aquarelles sont superbes! Moi qui ai déjà du mal à écrire lisiblement avec un stylo, je suis admiratif (L)...
Concernant ta dernière série de photos, j'aime beaucoup le regard de ton dik dik mâle (12), les éléphants avec la petite montagne en arrière plan (la 10). Par contre, il manque souvent le bas des jambes des Gérénuks (ça m'arrive trop souvent aussi :-\!). Tes guépards sont dans une superbe végétation! Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 31 Mars 2008 à 18:15:20 Dernier épisode!
Vendredi 7 mars : Samburu-Nairobi-Genève 13h. Me voilà en attente à Nanyuki, toute seule dans un resto, devant ma lunch box fournit par le lodge. Mes comparses m’ont largué là, pour attendre qu’ils en aient finis avec les réparations du mini-bus, oui « les ». Problème avec le moteur qui surchauffe de nouveau, plus une roue crevée. Pourtant la matinée avait bien commencée. Levée à 6h30, juste le temps de prendre une douche et je finis d’empaqueter mes affaires. Il ne me reste pas grand-chose d’ailleurs vu que j’ai fait le plus gros des bagages la veille. 7h00. Je suis à table pour un dernier breakfast, le guerrier Samburu est de faction avec son lance pierre, il y a déjà une ou deux offensives de la part des vervets. Ce matin un petit plaisir, pour accompagner le jus de fruit frais, des crêpes, et deux croissants. Et puis c’est le deuxième matin que l’on me propose du champagne ??? Du champagne au breakfast, on n’a pas idée et puis d’ailleurs moi je n’aime les bulles que dans le coca. Je rejoins ma table et salut les deux australiens qui eux aussi vont quitter Samburu ce matin. Après un dernier thé je gagne ma chambre vérifie que je n’ai rien oublié et au moment ou je m’apprête à sortir un membre du personnel vient prendre mon sac. Pile poil à l’heure. Il est passé 7h quand je retrouve John. Un dernier regard sur le lodge et en route pour la gate de l’Uaso bridge où nous attendons Joseph qui vient du Butterfly campsite. L’attente ici n’est jamais du temps perdu. Les babouins ont pris d’assaut la guérite du gardien qui n’est pas encore arrivé. Ils sont partout essayant d’entrer par les fenêtres grillagées, heureusement que la porte est cadenassée, sinon ils essaieraient aussi de rentre par là. Ils se poursuivent sur le toit de tôle, glissent, dérapent, se rattrapent in-extrémis avant la chute, que c’est drôle une fois de plus. 1 (http://photo.coloursofwildlife.net/0737975001206978881-84227188215.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0622908001206978897-84227188215.jpg) 3 (http://photo.coloursofwildlife.net/0582982001206978926-84227188215.jpg) 4 Baboons gate ;D (http://photo.coloursofwildlife.net/0230881001206978947-84227188215.jpg) Joseph arrive chargé de sa petite valise. Nous repassons le pont et nous entreprenons lentement le dernier game drive de ce séjour. Premier arrêt, de nouveau un king Fischer, puis c’est pour un imposant éléphant dans le lit de la rivière, il a deux magnifiques défenses. Il se dirige vers un arbre dans le quel se nourrissent quelques vervets et commence à se gratter. L’arbre est pas mal secoué, mais les vervets ne semblent pas du tout dérangés. 5 Martin pêcheur à tête grise (http://photo.coloursofwildlife.net/0751722001206979013-84227188215.jpg) 6 (http://photo.coloursofwildlife.net/0401112001206979045-84227188215.jpg) On verra de nouveau les traces fraiches laissées par un léopard, mais de l’animal, nous ne verrons pas l’ombre d’une tache. Un aigle bateleur immature scrute le paysage du sommet d’un arbre, puis notre route croise un important troupeau d’oryx et d’impalas, fait étrange ils regardent tous dans la même direction, aucun ne broute. Ça si ça ne sens pas le prédateur dans les parages c’est que je n’ai vraiment rien appris. Fuite. Nous découvrons deux lionnes, en faite il y en a trois d’après Joseph, mais moi je n’en verrais que deux. 7 Aigle bateleur imature (http://photo.coloursofwildlife.net/0309789001206980089-892177849.jpg) 8 Lionne n°1 (http://photo.coloursofwildlife.net/0042460001206979350-892177849.jpg) 9 Lionne n°2, oui je sais elle a un peu la tronche en biais (http://photo.coloursofwildlife.net/0210278001206979291-892177849.jpg) 10 (http://photo.coloursofwildlife.net/0657206001206979385-892177849.jpg) 11 (http://photo.coloursofwildlife.net/0601143001206979407-892177849.jpg) Après quelques minutes nous les laissons à leur tentative de chasse. Nous nous partons à la recherche du troupeau d’oryx qui c’est éloigné. Je prendrais encore quelques photos, Joseph aurait bien aimé que les lionnes approchent, je pense qu’il aurait ravi de me voir terminer mon séjour par une chasse, moi aussi bien sur, mais déjà pour moi rien que pour ce dernier matin, le martin pêcheur, le big éléphant, le troupeau d’oryx et les lionnes, ça suffit amplement à mon bonheur. 12 Oryx et paysage du Samburu (http://photo.coloursofwildlife.net/0501847001206979457-892177849.jpg) 13 Oryx et termitière (http://photo.coloursofwildlife.net/0542239001206979502-892177849.jpg) 14 Oryx et pique-boeuf (http://photo.coloursofwildlife.net/0834947001206979527-892177849.jpg) Et pour compléter cette matinée, je peux ajouter à mon palmarès, une outarde Kori, un couple d’autruche de Somalie, ravie je n’ai pas encore vue de femelle de cette espèce, puis une huppe africaine et pour finir avant la sortie deux magnifiques barbicants à joue rouge. 15 Outarde Kori (http://photo.coloursofwildlife.net/0990677001206979604-892177849.jpg) 16 Huppe fasciée (http://photo.coloursofwildlife.net/0208115001206979644-892177849.jpg) 17 La piste (http://photo.coloursofwildlife.net/0563369001206979753-892177849.jpg) 18 Autruche de somalie femelle (http://photo.coloursofwildlife.net/0742900001206979781-892177849.jpg) 19 Couple (http://photo.coloursofwildlife.net/0512920001206979822-892177849.jpg) 20 Barbicants à tête rouge (http://photo.coloursofwildlife.net/0891283001206979868-892177849.jpg) Il est un peu plus de dix heures quand nous passons définitivement la gate et prenons le chemin du retour. (http://photo.coloursofwildlife.net/0766316001206979922-892177849.jpg) Elephants dans le lit asséché de l'Uaso Nyiro, mars 2008- Samburu Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 31 Mars 2008 à 18:42:34 J’avais fait une demande spéciale à John, je voulais qu’il s’arrête pour que je puisse photographier le roi des animaux africains.
Le lion, me dirait vous. Et bien non. D’ailleurs vous parlez d’un roi, à part la couronne, euh la crinière, on ne pas dire que ce flemmard ait un comportement très royal. Non, mon roi à moi est beaucoup plus ordinaire, passe-partout et pourtant il est présent dans toute l’Afrique du Nord au Sud, d’Est en Ouest, je veux parler de l’âne. Oui, oui vous avez bien lu, l’âne, celui qui est présent auprès de quasiment toutes les peuplades africaines, celui qui charrient des tonnes de choses au côté de l’homme, n’a-t-il pas mérité un statut royal ? Evidement quand j’ai fait par de ma réflexion à John, il a du penser que vraiment la Suisse avait perdue la boule. Mais bon, j’ai quand même pu prendre une ou deux photos. Mais je reconnais qu'elles ne lui rendent pas homage, elles sont un peu sombres :( 1 (http://photo.coloursofwildlife.net/0959120001206980392-892177849.jpg) 2 (http://photo.coloursofwildlife.net/0144077001206980416-892177849.jpg) 3 (http://photo.coloursofwildlife.net/0726694001206980459-892177849.jpg) 4 Sur la route en re-construction arrivée des ouvriers (http://photo.coloursofwildlife.net/0613326001206980554-892177849.jpg) Arrivé à Isiolo pour faire le plein d’essence John s’aperçoit que l’on a encore des problèmes avec le moteur qui chauffe, petit check-up, mais il n’a pas confiance alors on va continuer notre route à 50km/h. Heureusement que mon vol est à minuit vingt. On quitte la station service et demi tour un passant nous signale une anomalie, et de quatre, encore une crevaison apparemment, retour à l’arrière de la station service ce coup ci, où tout une équipe s’affère plus ou moins au tour de quelques réparations, enfin il doit y en a trois quatre qui travail et une dizaine qui regardent et commentent. La roue n’est peut être que finalement dégonflée, parce que un employé s’affaire à la regonflée et un autre arrive avec une gamelle d’eau, ils recherchent vainement la fuite en mouillant le pneu, un troisième vient les aider en apportant un complément d’eau. 5 Station service à Isiolo (http://photo.coloursofwildlife.net/0892401001206981727-892177849.jpg) 6 Près du marché, ils attendent leur chargement (http://photo.coloursofwildlife.net/0270747001206980715-892177849.jpg) 7 Boutique de meuble ;) (http://photo.coloursofwildlife.net/0255274001206980784-892177849.jpg) Nous repartons donc comme je l’ai dit à une vitesse maxi de 50km/h. 8 A cette vitesse j'ai le temps de photographier le Mont Kenya (http://photo.coloursofwildlife.net/0549691001206980875-892177849.jpg) C’est comme cela qu’à 13h je suis larguée pour une heure dans un resto à Nanyuki, avec ma lunch box préparé par le lodge. Franchement c’est le pire lunch que j’ai mangé, si j’avais su j’aurais viré la boite et commandé un repas. Je passe le temps en complétant mon journal et en bouquinant. Puis Joseph me rejoint et me dit que Big John n’en a plus que pour dix minutes, de vraies minutes africaines puisque ça prend plus d’une heure avant qu’il ne nous klaxonne. La roue a été réparée et le radiateur apparemment aussi, nous reprenons notre vitesse de croisière à 110 km/h sauf dans les côtes ou quand la route est trop défoncée. Chacun roule à sa convenance, rien n’à changer, matatus surchargés, camion fumant noir. Dépassement en côte, franchissement de ligne jaune, même plus peur quand arrive en face un véhicule qui fait de pressants appels de phares. Je crois ce qui était marqué sur le bus le soir de mon arrivé, « trust in God », et je suis persuadée qu’il a quitté le Paradis pour vivre au Kenya, d’ailleurs il aurait bien raison c’est le paradis sur terre. 16h. Nairobi 94 kms. Bon vers 17h30 18h on devrait y être. Etals de fruits en bordure de route, odeur d’ananas bien murs à travers le nuage de pollution. Arrivée à Nairobi. HORREUR ! Des embouteillages, la circulation d’un vendredi soir dans une capitale, où sont les parcs et leur tranquillité. Je sais bien qu’il ne faut jamais dire jamais, mais je crois bien que je ne conduirais JAMAIS à Nairobi à moins d’avoir un tank. Pas de priorité dans les ronds-points, les feux rouges sont apparemment là pour la déco, changement de file et déboitement en tout genre sans avertissement… Je repense que je n’ai pas eu peur quand les éléphants venaient un peu près, pas peur non plus quand la lionne passe à côté du véhicule et que la vitre est ouverte, mais la circulation dans Nairobi, au secours, sortez moi de là. :'( Bien que ce soit pare-choc contre pare-choc, John doit bien faire une infraction à la minute, quand à la prise de bec avec le flic qui refuse de le laisser couper… (N) En double file ils me déposent devant l’agence, les adieux sont rapides, Joseph espère bien me revoir un jour. Changement de véhicule, je monte à bord d’un taxi qui m’emmène à l’aéroport, là c’est pire que tout, déjà je suis plus bas que dans le mini-bus, c’est les autres qui sont impressionnants, pas de pare buffle à l’avant, le chauffeur semble plus calme que John, mais il ne faut pas s’y fier, il a quand même grillé six feux rouges. Et arrivé à l’aéroport il me dépose au mauvais terminale heureusement je n’ai que 100m à parcourir. Présentation du billet d’avion et du passeport pour entrer dans le terminal. Juste avant d’enregistrer mon bagage, je quitte mes sandales, enfile des chaussettes, pauvres petits pieds, finit la liberté, et me casse la figure, mon pied à glisser sur le sol. Pas de mal, personne pour se moquer de moi, ouf. :P Je sors aussi les polaires et referme le sac. Enregistrement du sac jusqu’à Genève, tiens lui il a maigrit de trois kgs. Passage des premiers contrôles et puis attente, attente en zone de transit, plus de 5h à patienter. Je marche de long en large, visite les toilettes après avoir visité les cafétérias, visite les shops, sans rien acheter. Bouquine, grignote, refait un tour au toilette… Minuit enfin l’embarquement, après un dernier contrôle. Deux sièges à l’arrière de l’avion, je suis contre le hublot, pour l’instant personne à côté de moi, l’avion est bien plein déjà, de touristes tout bronzés qui vienne de Mombassa ou de Tanzanie. Pourvue qu’il n’y ait personne à côté de moi, telle est ma prière. Et je suis entendue parce que maintenant l’avion est prêt à décoller et j’ai donc deux sièges pour moi seule. Une annonce du commandant de bord me fait frémir, il fait actuellement 17° à Nairobi et il nous annonce un tout petit 1° avec neige à Zurich. Bon j’espère que les bronzés qui sont en t-shirts, short et sandales ont prévue le coup. Vol sans histoire, j’ai pu dormir deux trois heures et on se pose en avance à Zurich ce qui m’arrange bien parce que j’ai un peu plus de temps pour changer de terminale. Je patiente devant la porte d’embarquement avec un capuccino et un croissant, par la fenêtre j’aperçois effectivement la neige tomber. Mais ce n’est pas grave j’ai du soleil et de la chaleur plein la tête, et le coeur. Zurich-Genève sans problème Passage de douane, récupération des bagages sans problème, je retrouve ma voiture au parking, heureusement que j’avais pris la précaution de noter mon numéro de place au dos du ticket. Et en route pour Lausanne, routes et autoroutes en bon état, circulation civilisée, c’est le choc. :) Et voilà douze jours de ma vie racontée au fil de ces pages. 12 jours vécus intensément, 12 jours merveilleux, pleins de facinantes rencontres et de coups de chances phénoménaux. Le safari c'est avoir la chance d'être là, au bon endroit et au bon moment pour que l'on puisse rencontrer l'inoubliable. J'ai la tête et le coeur farcie d'images, de souvenirs, de sensations. Allez maintenant il faut mettre des sous de côté pour pouvoir repartir ;) Merci à tous ceux qui ont eu la patiente de me lire jusqu'au bout et qui m'ont encouragé. Merci à tous les cowpains qui partagent la même passion. Et rendez- vous le 17-18 mai chez les deux plus "félés" et passionnés d'Afrique qui ont ouvert ce lieux d'échanges virtuels. FIN- THE END Isabelle Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Ombrette le 31 Mars 2008 à 19:20:33 Bouh !!!! C'est fini.... :'(
Merci Isabelle pour ce récit, que dis-je ce feuilleton quotidien, cadeau que tu nous fait depuis plus d'une semaine. Heureusement il y en aura d'autres..... ;) Un beau voyage qu'on a un peu pu faire avec toi. Ombrette Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: SHABA le 31 Mars 2008 à 19:42:56 Tout d'abord, je sais je me répète, un grand merci pour nous avoir fait partager les merveilleux moments de ton safari.
Je souris quand je lis que tu nous remercies pour notre patience à te lire.... En ce qui me concerne, je crois que j'ai plutôt fait preuve d'impatience ^-^ ^-^ tant j'étais accrochée à ton récit. Et oui, même les meilleures choses ont une fin :'( J'ai adoré cette fois ton image de lionne aux aguets, prête à partir en chasse. Ces instants sont magiques.... Très drôle aussi de voir la gate avec la peinture de la lionne qui avait adopté un bébé oryx. Ta première photo d'âne qui se roule est très réussie !!! Le décor poussiéreux de la piste, l'âne en pleines galipettes, bravo (Y) L'aquarelle du martin-pêcheur est celle que je préfère. En ce qui concerne la circulation à Nairobi, aïe, aïe, aïe.... J'avais, moi aussi, assuré que jamais au grand jamais je ne conduirai dans la capitale. Mais une année, je me suis retrouvée avec mes deux filles et mon 4X4 au Kenya, et j'ai appris les règles de la conduite à gauche dans Nairobi, ville où justement il n'y a pas de règles.... Tu fais comme eux.... tu klaxonnes et tu avances..... Trois ou quatre jours avant notre départ, Laurent avait passé une IRM et......... hernie discale (pas certaine de l'orthographe ^-^). Bien sûr je ne voulais plus partir seule avec les deux filles (la circulation dans Nairobi étant vraiment ce qui me faisait le plus peur !!!). Sous la pression de mes filles, nous sommes parties toutes les trois et (désolée pour Laurent), mais ce fut super !!! Et oui, Afrique quand tu nous tiens.... J'avais envie de retourner dans le nord du Kenya, mais je crois que ton récit m'a définitivement décidée :D :D :D Vraiment un grand merci à toi, et encore bravo. Dom Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: micmac2 le 31 Mars 2008 à 20:18:51 Chiotte alors. C'est fini? Il ne te reste pas une ou l'autre anecdote??
Kékjevé faire moi, le soir venu?? Lol ;D Merci pour ce récit qui m'aura permis de découvrir pas mal de choses! Mais dis-moi, combien de temps as tu révisé la vie animale africaine? Pq citer les noms de tous ces animaux n'est pas donné à tout le monde... RDV chez les 2 fous :-* (sans rancune, hein, hehe) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: vinnylove le 31 Mars 2008 à 20:32:47 et bien bravo Zab pour ce carnet
je retiens surtout la quantité phénoménale d'animaux que tu as pu voir et qui donne à chacun d'entre nous l'envie d'aller faire un tour là bas Laurence un petit tarif de groupe ;) sans oublier quelques perles photographiques (Y) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Laurent Renaud le 31 Mars 2008 à 21:46:19 Oui Zab, tu as raison.
Il faudra penser à repartir. Mais, ces images que tu as dans la tête, plus personne ne viendra te les prendre. Même pas le controleur des impôts ! ^-^ Il n'y a pas de taxes la-dessus et pourtant elles ont une valeur inestimable !!! N'est-ce pas ? Je comprends maintenant pourquoi tu es installée en Suisse ! :-* Encore BRAVO et à bientôt donc chez les fous. :-* :-* :-* Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: ViBra le 31 Mars 2008 à 22:06:08 Cette fois-ci c'est bien la fin :'(
Merci pour ce récit passionnant, les belles photos ... et les splendides aquarelles ;) Je ne serai pas avec vous 'chez les fous' alors à bientôt dans un autre carnet ou peut-être un jour sur les pistes :) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Chinook le 01 Avril 2008 à 01:21:50 Citation Et voilà douze jours de ma vie racontée au fil de ces pages. 12 jours vécus intensément, 12 jours merveilleux, pleins de facinantes rencontres et de coups de chances phénoménaux. Le safari c'est avoir la chance d'être là, au bon endroit et au bon moment pour que l'on puisse rencontrer l'inoubliable. J'ai la tête et le coeur farcie d'images, de souvenirs, de sensations. Qu'ajouter quand tout est si bien dit ? Seulement un énooooooorme merci de nous avoir permis de vivre ce voyage à tes côtés , de nous avoir montré une fois encore toutes les merveilles de la nature africaine que nous aimons tant , de nous avoir donné à tous l'envie encore plus forte d'y retourner encore et encore afin de vivre ses moments intenses que tu nous a si bien fait partager . De nous avoir également fait partager de bonnes tranches de rires :-* Merci aussi pour la confiance que tu m'as accordée, à moi et à BelAfrica Ce fut un grand plaisir pour moi de t'accompagner dans la préparation de ce voyage et d'avoir pu t'aider à organiser un safari qui te corresponde si bien . Ma plus belle récompense c'est d'avoir vu transparaître ton bonheur tout au long de ce carnet :) Un seul regret ..;que ce carnet soit fini Avec toute mon amitié Chinook Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: mondoro le 01 Avril 2008 à 09:44:38 Comme dirait la chanson "..c'est un beau roman..c'est une belle histoire .."
Que rajouter..tout à été dit..C'est une véritable incitation à l'Afrique. Merci pour le temps que tu as passé à la realisation de ce reportage afin que nos PC puissent s'évader pendant ces mornes journées d'hiver.. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 01 Avril 2008 à 12:42:15 Merci pour ce récit qui m'aura permis de découvrir pas mal de choses! Mais dis-moi, combien de temps as tu révisé la vie animale africaine? Pq citer les noms de tous ces animaux n'est pas donné à tout le monde... RDV chez les 2 fous :-* (sans rancune, hein, hehe) C'était pas le premier safari, donc ça aide pour reconnaitre les animaux et connaitre quelques noms. En plus ça fait un petit moment que je traine sur COW maintenant et grace aux cowpains j'ai appris plein de choses. Et puis je ne regarde pas souvent la télé, mais quand je la regarde je suis principalement sur la chaine animaux, justement pour les reportages sur l'Afrique. Rajoute à cela quelques livres et voilà le tour est joué, le plus dur à mon avis restant les oiseaux. Je comprends maintenant pourquoi tu es installée en Suisse ! :-* Yes, pour payer plus cher les impôts, le loyer et les assurances, pour travailler plus aussi, mais bon il reste encore le principal, la qualité de vie, pour le moment ;) et bien bravo Zab pour ce carnet Laurence un petit tarif de groupe ;) Oui, mais alors que des passionnés, des mordus, qui veulent s'arrêter pour la beauté du paysage ou pour une lumière particulière, ou qui veulent s'arrêter pour un minuscule piaf, et qui ne sont pas dérangés par le fait que l'on s'arrêtent pour la millionième fois devant les zèbres ou les éléphants. Alors là OK pour le groupe, sinon je repars seule :P ou je me cherche un mari peut être, pour éviter les sempiternelles questions ??? :-* A tiens voilà une idée quelle est bonne. A prendre au troisième degrè :-* En tout bien tout honneur comme on dit. "cherche mari pour deux semaines de safari au Kenya, amateur de camping et de grands espaces sauvages, aimant la photographie animalière et étant très, très patient. Marié ou célibataire :-* madame n'ayez pas d'inquiétude :-* Grands enfants meme profil bienvenue, dates de départ indifférentes." ;D ;D ;D ;D ;D ;D ;D ;D ;D ;D J'espère que je ne vais choquer personne :-* :-* Ah au fait monsieur, comme je ne suis pas Crésus... vous payez votre part :-* :-* :-* Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: vinnylove le 01 Avril 2008 à 17:23:10 J'espère que je ne vais choquer personne :-* :-* Ah au faite monsieur, comme je ne suis pas crésus... vous payez votre part :-* :-* :-* ho Zab je suis choqué :o blague à part si tu cherches un mari trouves en un qui puisse aussi payer ta part :P et t'as raison pour le groupe, je vais demander un tarif de groupe mais pour 2 ;D ;D Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Patrick le 03 Avril 2008 à 18:35:05 Quel beau carnet. J' ai mis du temps pour le Ils sont beaux les animaux, beaux les oiseaux, beaux les paysages... mais le plus beau finalement, c' est ton bonheur qui transparait à chaque ligne. (Y) Merci pour ce partage de si bons moments. (page 9, photo 15 en doublon : manque donc une photo inédite : scandale ! ;D ) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Marariver le 08 Avril 2008 à 22:09:35 Et bien ! je suis encore toute bouleversée et émerveillée par ton superbe récit Zabinouk ! J'ai lu les onze pages d'une seule traite et je te dis un tout grand et sincère bravo pour la façon sensible et colorée dont tu écris, pour tes splendides photos, pour tes dessins. Tu es géniale! J'adore aussi Samburu et le Mara ! Je les ai visité plusieurs fois et grâce à ton carnet de voyage, j'y ai retrouvé la magie et l'atmosphère si particulière.
Chaque ligne sentait bon l'Afrique, la vie au quotidien, les couleurs, les odeurs, les cris, les chants, la poussière, la piste, les acacias, les cieux d'orage ! MERCI pour ton partage et tes réflexions. Tu as un humour formidable et on ressent à chaque ligne ton amour de l'Afrique. (Y) (Y) (Y) (L) (L) (L) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Sawaddeekha le 15 Avril 2008 à 13:43:47 J’aperçois aussi un magnifique petit oiseau noir et blanc dont la longue queue souligne le vol ondulatoire en anglais c’est le Pin-tailled Whydah et en français ça doit être une veuve dominicaine mâle. Quand je vous disais que pour ce voyage je m’étais aussi passionnée pour les oiseaux. Hé moi aussi j'adore cet oiseau, rencontré pour la première fois en AFS, grâce à toi je sais maintenant comment il s'appelle en français ! Pas facile à photographier par contre, il bouge tout le temps !! J'envie tes aquarelles ... (L) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Simba le 19 Avril 2008 à 09:12:48 Voilà, je viens de rattraper mon retard et de dévorer goulument, la suite de ton récit de voyage.
Tout d'abord merci à toi :-[, pour ce carnet de voyage Il fourmille de détails, de rencontres diversifiées et d'humour. Quant à tes aquarelles, je suis définitivement conquise... (Y) Très graphique, la trompe en 7 (Post #120) Quant aux scènes avec les babouins, comment se lasser de toutes ces attitudes, si empreintes d'expressivité. Excellent le commentaire de la 13 : "Moi aussi j'ai un lance pierre" Citation "cherche mari pour deux semaines de safari au Kenya, amateur de camping et de grands espaces sauvages, aimant la photographie animalière et étant très, très patient. Marié ou célibataire madame n'ayez pas d'inquiétude Grands enfants même profil bienvenue, dates de départ indifférentes" ;D Amicalement Simba Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 19 Avril 2008 à 11:37:23 Merci à tous pour votre passage sur mon carnet, merci pour vos commentaires.
Merci à toi Simba pour les corrections apportées. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: JP le 19 Avril 2008 à 17:50:38 Bien heureux que ce safari ait rencontré tes espérances. ;)
Et un bel hommage au Kenya, alors que les temps ont été si difficiles. Un pays que j'aimerai découvrir, merci déjà de m'y inviter virtuellement. Le plein de rencontres, le plein de photos, le plein d'émotions. Citation Kenya première, le retour Kenya seconde, à quand le prochain départ ? JP ;) Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Sawaddeekha le 21 Avril 2008 à 16:05:58 Kenya seconde, à quand le prochain départ ? Allez Zab' ne nous fais pas languir ! On attend "Kenya 2 - Le Retour" avec impatience ;D. Très chouette récit en tout cas. J'arrive plus à décrocher de l'Afrique maintenant, c'est malin ! J'apprécie d'autant plus ton carnet que maintenant je me rends compte du boulot que c'est d'en faire un !! Très impressionnant la façon dont les gerenuks se dressent sur leurs pattes pour manger; on les trouve uniquement en Afrique de l'Est ? Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: zabinouk le 21 Avril 2008 à 17:17:05 Ah si seulement je pouvais repartir illico :'(, enfin j'avais prévu en mai, mais j'ai du annuler à cause d'un anniversaire le 17-18 mai que je ne pouvais lui, absolument pas annuler :-* :-* :-* :-*
Oui c'est un sacré boulot de faire un carnet, mais c'est aussi un grand plaisir, premièrement de partager son expérience et puis de revivre ces divers moments, encore et encore et de bien s'en imprégner. Pour les "Gérénouks", d'après mon guide ils ne sont présent qu'au Kenya, Ethiopie, Somalie et ce jusqu'à la rive occidentale du rift en Nord Tanzanie. Titre: Re : Kenya première, le retour Posté par: Sawaddeekha le 21 Avril 2008 à 17:29:33 Ah si seulement je pouvais repartir illico :'(, enfin j'avais prévu en mai, mais j'ai du annuler à cause d'un anniversaire le 17-18 mai que je ne pouvais lui, absolument pas annuler :-* :-* :-* :-* Tiens c'est curieux moi aussi j'ai un anniv' dans ces dates-là ... ::) Oui c'est un sacré boulot de faire un carnet, mais c'est aussi un grand plaisir, premièrement de partager son expérience et puis de revivre ces divers moments, encore et encore et de bien s'en imprégner. Exact, on a (presque) l'impression d'y être de nouveau !! Presque... :'( Pour les "Gérénouks", d'après mon guide ils ne sont présent qu'au Kenya, Ethiopie, Somalie et ce jusqu'à la rive occidentale du rift en Nord Tanzanie. Merci, je prends note... "Tes" oryx sont aussi différents des "miens" (AFS), mais ça j'ai trouvé dans mon bouquin ;) Bon RDV ce soir |