Je vous soumets le papier suivant. (sous un titre provocateur, pour vous faire pousser la porte de ce post).
Sous ses aspects dramatiques, cette information est peut-être en effet une chance incroyable pour les éléphants. Peut-être leur dernière chance. Imaginons que les Etats-Unis, sous la pression de l'opinion ou de leurs services de renseignement, prennent conscience que le trafic d'ivoire est une menace directe pour leur sécurité nationale! Que vont-ils faire? N'est-ce pas une chance unique d'embrigader ces gens-là dans la guerre contre le braconnage, que les autorités kenyannes (et sud-africaines pour les rhinos) sont en train de perdre? Vu les centaines de millions de dollars qu'ils claquent pour lutter contre le terrorisme, une infime partie de cette manne permettrait de multiplier par 100 les moyens dont disposent les unités anti-braconnage sur le terrain.
En tout cas ça vaut le coup d'essayer... Sur les réseaux sociaux, parmi vos contacts, c'est à mon avis une info à diffuser. Sans naïveté sur le résultat à court terme, mais avec conviction

(Pour ceux que ça intéresse, le site de l'ONG en question:
http://elephantleague.org/ )
Kenya-Somalie-environnement-Qaïda-attaque-criminalité-animaux
Les shebab se financent en partie par le trafic d'ivoire (ONG)
JOHANNESBURG, 26 sept 2013 (AFP) - Les shebab somaliens, responsables de l'attaque du centre commercial de Nairobi, se financent en partie grâce au trafic d'ivoire généré par le braconnage des éléphants en Afrique de l'Est, affirme l'ONG Elephant Action League (EAL).
Andrea Crosta, directeur d'EAL contacté jeudi par l'AFP, assure avoir mené, avec un autre membre de son ONG, une enquête de plusieurs années sur le trafic d'ivoire, pour découvrir l'implication des shebab. Il affirme, dans un article publié par EAL en 2012, que "le trafic (de l'ivoire) pourrait représenter jusqu'à 40% des fonds" des shebab.
"Contrairement à d'autres milices, les shebab ne tuent pas d'éléphants", a-t-il indiqué jeudi, contacté aux Pays-Bas où il réside: "Ils font juste le commerce de l'ivoire (...) Certains trafiquants au Kenya préfèrent vendre aux shebab, non seulement parce qu'ils payent bien, mais parce que ça évite les tracas et les risques pour sortir l'ivoire du pays".
"Nous demandons à la communauté internationale de commencer à considérer tous les trafiquants d'ivoire (et de corne de rhinocéros), les commerçants, les acheteurs et même les gouvernements comme des complices de facto de massacres, d'exploitation de l'être humain et même de terrorisme", dit M. Crosta.
L'argent de l'ivoire, affirmait EAL en 2012, "permet aux shebab d'avoir la mainmise sur de jeunes soldats, dont beaucoup n'ont pas de motivation idéologique". Avant l'intervention militaire africaine en Somalie, "entre une et trois tonnes d'ivoire, d'un montant estimé à 200 dollars par kilo, (transitait) chaque mois par les ports de Somalie du sud".
"Nos sources nous confirment que le trafic continue", a affirmé jeudi M. Crosta, "bien qu'ils aient eu à s'adapter après la campagne militaire et la perte des ports de Kismayo et Merca. Mais les shebab contrôlent toujours de vastes zones dans le sud de la Somalie (...) ils opèrent à travers la frontière et ils ont un réseau efficace au Kenya".
Selon un rapport des Nations unies de mai 2013, plusieurs groupes terroristes utilisent le trafic d'ivoire, revendu essentiellement sur les marchés asiatiques, pour se financer en Afrique. Le représentant de l'ONU pour l'Afrique centrale, notait ce rapport, "a été informé lors de consultations avec les autorités locales dans la région que le commerce illégal de l'ivoire peut constituer actuellement une importante source de financement pour des groupes armés, dont la LRA" ("Armée de résistance du Seigneur", rébellion ougandaise).
La Cites (Convention sur le commerce international des espèces menacées) estimait en juin 2012 que le braconnage des éléphants était à son pire niveau depuis une décennie, avec 25.000 animaux abattus en un an.
L'éléphant d'Afrique est inscrit sur la liste des espèces menacées de la Cites: sa population actuelle est estimée à environ 472.000 individus, après être tombée à 600.000 dans les années 1980 contre plusieurs millions au milieu du XXe siècle.
cpb/de